|
Encyclopédie
cyclonique : quiZZ
|
|
Vous retrouvez sur le site de la NOAA les questions fréquemment posées (F.A.Q en anglais) sur les ouragans, typhons et cyclones tropicaux (Version 4.5 - Juin 2012) par Christopher W. Landsea - traduction en plusieurs langues dont le français Retrouve sur le site CycloneXtrème également un jeux question-réponses sur les cyclones, ouragans ou typhons
Ce sont des ouragans qui se développent sur le bassin Atlantique à proximité des îles du Cap Vert (- de 1000 km) et qui deviennent des ouragans avant d'atteindre les Caraibes Leur nombre varie de 0 à 5 par an avec une moyenne de 2 et il se forme en aôut & en septembre et en de quelques rares occasions (comme en 1995) fin juillet ou début octobre
Le terme "super typhon" est utilisé par le JTWC (Joint Typhon Warning center) pour des typhons dont les vents moyens de surface sur 1 minute dépassent les 240 km/h (= 130 knots) Sur l'échelle de Saffir-Simpson, cela correspond à un ouragan de catégorie 4 ou 5 dans le bassin Atlantique ou à un fort cyclone tropical de catégorie 5 dans le bassin Océan Indien Sud-Est (Australie) Le terme "ouragan majeur" est utilisé par le NHC (National Hurricane Center) pour des ouragans dont les vents moyens maximum de surface sur 1 minute atteignent ou dépassent 50m/s (96 kt, 185 km/h) Cela correspond aux catégories 3, 4 et 5 sur l'échelle de Saffir-Simpson Le terme "ouragan intense" n'est pas officiel, mais il est souvent utilisé dans la littérature scientifique Il correspond aux mêmes caractéristiques qu'un "ouragan majeur"
Des perturbations de basses couches de la troposphère (de la surface de la mer jusqu'à 15 km d'altitude) qui sont connues sous le nom de "Ondes d'est africaines" dont leur origine est le nord du continent africain et qui se déplacent vers l'ouest et servent souvent d'amorce de circulation cyclonique pour un grand nombre de dépressions tropicales sur l'Atlantique Nord Ces ondes commencent à apparaitre en avril/mai et finissent vers octobre/novembre et ont une durée de vie de 3/4 jours Il y a à peu près 60 ondes chaque année, mais il n'y a aucune relation entre le nombre d'onde par an et l'activité cyclonique globale du bassin Atlantique Nord Pour l'instant on ne connait pas la raison pour laquelle les ondes changent d'année en année en intensité et en localisation et comment cela peut-il être relié à l'activité cyclonique
Un cyclone subtropical est un système dépressionnaire qu'on rencontre aux latitudes tropicales ou subtropicales (c'est à dire entre l'équateur et les 50°N et S à peu près) et qui présente à la fois les caractéristiques d'un cyclone tropical et celles d'un cyclone des latitudes moyennes (ou extra-tropical) Ainsi, on trouve nombre de ces cyclones dans des régions où le gradient de température horizontal est faible à modéré (comme les cyclones des latitudes modérées), mais ils reçoivent l'essentiel de leur énergie des nuages convectifs (comme les cyclones tropicaux) Le diamètre des vents maximums de ces tempêtes est souvent plus large (de l'ordre de 100 à 200 km) que ce qui est observé dans les systèmes tropicaux « purs » De plus, on n'a jamais observé des vents moyens maximaux supérieurs à 33 m/s (64kt, 120 km/h) dans les cyclones subtropicaux Ces cyclones subtropicaux se transforment souvent en vrais cyclones tropicaux L'ouragan FLORENCE dans le bassin Atlantique en novembre 1994 en est un exemple récent : il a d'abord été cyclone subtropical avant de devenir pleinement tropical Notons qu'il y a eu au moins un cas de cyclone tropical devenu cyclone subtropical (bassin Atlantique, tempête 8, 1973) Les cyclones subtropicaux du bassin Atlantique sont classés selon leurs vents moyens maximaux : - dépression subtropicale : moins de 18 m/s (34 kt, 65 km/h) - tempête subtropicale : 18 m/s (34 kt, 65 km/h) ou plus Avant 2002, les tempêtes subtropicales n'étaient pas nommées, mais depuis le TPC (Tropical Prediction Center) émet des prévisions et avis pour celles-ci Depuis 2003 elles sont nommées à partir de la liste prévue pour les cyclones tropicaux Pour plus d'information, consulter le compte-rendu de l'Université d'Etat de Penn sur les cyclones subtropicaux
Un cyclone extra-tropical puise principalement son énergie dans le gradient horizontal de température qui existe dans l'atmosphère Les cyclones extra-tropicaux (également connus sous le nom de tempêtes des moyennes latitudes ou tempêtes baroclines) sont des systèmes dépressionnaires auxquels s'associent des fronts froids, chauds et occlus Dans le cas des cyclones tropicaux, au contraire, il n'y a généralement peu ou pas de gradient horizontal de température en surface et les vents proviennent de la libération d'énergie due à la formation de nuages et/ou de pluie à partir de l'air chaud et humide des tropiques
Dans le cas des cyclones tropicaux, les vents les plus forts se trouvent près du sol, alors que les vents les plus forts des cyclones extra-tropicaux sont près de la tropopause, soit à environ 12 km d'altitude Structurellement, dans les cyclones tropicaux, les vents les plus forts se situent près du sol (conséquence d'être un "warm-core" dans la troposphère), alors que dans les cyclones extra-tropicaux, les vents les plus forts sont près de la tropopause (conséquence d'être "warm-core" dans la stratosphère et "cold-core" dans la troposphère) "Warm-core" (littéralement « cour chaud ») signifie que le coeur de la dépression est relativement plus chaud que son environnement pour une même surface de pression (une "surface de pression " étant une autre manière de mesurer la hauteur ou l'altitude) Le plus souvent, un cyclone tropical se transforme en cyclone extra-tropical lorsqu'il incurve sa trajectoire vers les pôles et vers l'est Parfois, un cyclone extra-tropical perd ses caractéristiques frontales, présente de la convection près du centre de la tempête et se transforme en cyclone tropical véritable Un tel processus est tout à fait habituel dans les bassins Atlantique Nord et Pacifique Nord-Ouest La transformation d'un cyclone tropical en cyclone extra-tropical (et vice-versa) est actuellement l'un des plus grands défis en prévision
Une onde de
tempête (Storm surge)
: est une élévation anormale
de la mer générée par un système cyclonique
au dessus de la marée astronomique prévu
C'est la couverture nuageuse centrale dense : c'est le bouclier de cirrus qui résulte de la présence de nuages orageux dans le mur de l'oeil d'un cyclone Avant que la dépression n'atteigne le stade de cyclone, le CDO est représenté par une couverture uniforme de nuages froids et denses sans oeil apparant La présence d'un CDO presque circulaire et bien uniforme indique la présence d'un environnement favorable de faible cissaillement vertical du vent
Ces dépressions de TUTT sont plus connues dans l'hémisphère ouest sous l'appellation "dépression froide d'altitude" Les TUTT sont importants pour la prévision systèmes cycloniques car ils peuvent amener de forts cissaillements verticaux du vent nuisibles au bon développement d'un système tropical Cependant il est admis que la présence d'un TUTT à proximité d'une perturbation tropicale peut dans certains cas être favorable au processus de formation des cyclones et à leur intensification dans la mesure où il force l'ascendance près du centre de la dépression et il accelère le flux sortant en haute troposphère
Le terme moat correspond à la région située entre le mur de l'oeil et les bandes nuageuses, comme un second mur de bandes nuageuses Le "moat" est une région relativement légère en pluie situé entre le mur de l'oeil et les bandes nuageuses (ici en bleu)
Le
Saharan Air Layer (SAL) est une masse d'air
sec qui se forme au dessus du Sahara durant la fin du
printemps et qui se déplace sur l'Océan Atlantique
tropical
Non Il n'y a qu'une très petite corrélation entre l'intensité (mesurée par la force des vents moyens ou la pression au centre) et la dimension (mesurée par le rayon des vents de 15 m/s [coups de vent, 30 kt] ou le rayon de la dernière isobare fermée) L'ouragan ANDREW, qui est un bon exemple d' ouragan très intense (922 hPa de pression au centre et 64 m/s [125 kt] de vents moyens quand il a touché la Floride), était aussi de taille relativement petite (les vents de plus de 15 m/s n'étaient observés que dans un rayon de 150 km autour du centre) Weatherford et Gray (1988) ont aussi montré que les changements d'intensité et de dimension sont indépendants l'un de l'autre
Le gouvernement des Etats-Unis a autrefois soutenu un projet de recherche sur les méthodes pour modifier les ouragans, appelée Projet STORMFURY Pendant quelques décennies, la NOAA et ses prédécesseurs ont tenté d'affaiblir des ouragans en lâchant de l'iodure d'argent, une substance qui sert de véritable noyau de congélation, dans les bandes pluvieuses des tempêtes Pendant les années qu'a duré STORMFURY, les scientifiques ont ensemencé les nuages des ouragans ESTHER (1961), BEULAH (1963), DEBBIE (1969) et GINGER (1971) Les expériences se sont déroulées en plein Atlantique, loin des terres L'ensemencement de STORMFURY ciblait les nuages convectifs situés juste à l'extérieur du mur de l'oeil de l'ouragan afin d'essayer de former un nouvel anneau de nuages qui, on l'espérait, allait entreren compétition avec la circulation naturelle de la tempête et affaiblir cette dernière L'idée était que l'iodure d'argent allait augmenter les orages d'une bande pluvieuse en provoquant la congélation d'une eau surfondue, et ainsi libérer la chaleur latente de fusion et aider la bande pluvieuse à se développer aux dépens du mur de l'oeil Avec une convergence affaiblie vers le mur de l'oeil, les vents forts du centre s'affaibliraient également un peu Pour que l'ensemencement des nuages soit efficace, les nuages doivent contenir suffisamment d'eau surfondue (de l'eau qui est restée liquide à une température inférieure au point de congélation, soit 0°C) Idée intéressante, mais qui, en fin de compte, présentait un grave défaut Les observations effectuées dans les années 1980 ont montré que la plupart des ouragans ne contiennent pas suffisamment d'eau surfondue pour que l'ensemencement STORMFURY fonctionne : la force ascensionnelle est relativement faible dans la convection des ouragans et les courants ascendants proportionnellement limités par rapport à ce qu'on peut observer dans les super-cellules ou les multicellules continentales des moyennes latitudes De plus, il a été découvert que les ouragans qui n'avaient pas été ensemencés formaient des mur de l'oeil extérieurs de façon naturelle, exactement comme l'auraient fait ceux qui ont été ensemencés, selon les scientifiques de STORMFURY Ce phénomène rend quasiment impossible la différentiation entre les (éventuels) effets de l'ensemencement et les changements naturels Les réductions de l'intensité constatées lors du peu d'ensemencements réalisés étaient sans nul doute dues à ce qu'on appelle aujourd'hui les « cycles de murs de l'oil concentriques » Ainsi, la nature accomplit ce que la NOAA avait espéré réaliser artificiellement. Pas étonnant qu'on ait considéré les premières et rares expériences comme des succès Les résultats des expériences d'ensemencement ayant été aussi peu probants, STORMFURY a été abandonné Un comité spécial de la National Académie os Sciences (académie nationale des sciences) a conclu qu'une meilleure compréhension des phénomènes physiques se produisant au sein des ouragans étaitnécessaire avant de poursuivre toute expérience de modification A l'heure actuelle, l'objectif principal de la Hurricane Research Division (division de recherche sur les ouragans) de la NOAA est de mieux comprendre la physique des ouragans et d'en améliorer la prévision
De
nombreuses techniques ont été
prises en considération au cours des année pour modifier les
ouragans :
Non Toutes les portes et fenêtres doivent être fermées durant le passage d'un système cyclonique La différence de pression entre une habitation et un système cyclonique n'est pas assez conséquente pour causer une implosion de la maison (car en fait aucune maison n'est totalement étanche) En fait il faut laisser fermer toutes les fenêtres ou portes afin d'empêcher tous les objets "volants" d'entrer et de causer de sérieux dégats à l'intérieur de la maison Ainsi la protection de toutes les ouvertures par des panneaux en bois ou autres est indispensable
La
rotation de la Terre induit une force (appelé force
de Coriolis) qui dévie les vents vers la droite dans
l'hémisphère nord (et gauche dans l'hémisphère
Sud)
Le phénomène doit avoir atteint le stade de tempête tropicale dans les 2 bassins (vents soutenus d'au moins 64,8 km/h) Les données ne remontent qu'à 1949 seulement Avant la mise en place des satellites géo stationnaires dans le milieu des années 60, le nombre de phénomènes du Pacifique Nord-Est était minimisé dans un rapport de 1/2 ou 1/3 On n'a pas relevé de cas où un cyclone serait passé de l'Atlantique au Pacifique Nord-Est puis revenu sur l'Atlantique Autrefois, si une tempête tropicale ou un ouragan partait dans un autre bassin, on avait pour règle de le renommer d'après la liste de ce dernier Cela s'est produit pour la dernière fois en juillet 1996 lorsque la tempête tropicale CESAR formée dans le bassin Atlantique a traversé l'Amérique Centrale et a été renommée DOUGLAS dans le bassin Pacifique Nord-Est La dernière fois qu'un système du Pacifique Nord-Est a rejoint le bassin Atlantique, en juin 1989, COSME est devenu ALLISON Toutefois, ces règles ont désormais changé au National Hurricane Center (centre national des ouragans) : si le système reste ouragan en traversant l'Amérique Centrale, il garde son nom d'origine Si le système tropical se désagrège pour devenir simple perturbation tropicale, on lui attribue un nouveau nom au cas où il redeviendrait cyclone tropical dans le nouveau bassin
Lorsqu'il
arrive sur la terre il y a une augmentation des forces de frottement
ce qui contribue à la diminution des vents moyens mais
augmente l'intensité des rafales
A
vrai dire est-ce qu'un cyclone avec des vents à 120 km/h
cause la moitié de dégats qu'un cyclone avec des vents
à 240 km/h
En
novembre 2006, toute la communauté des chercheurs et des prévisionnistes
spécialisés en cyclones tropicaux s’est réunie lors du 6ème Groupe
de travail International
Conclusions consensuelles des participants au 6ème Groupe de
travail International sur les Cyclones Tropicaux (IWTC-VI) :
Une version PDF de ce rapport officiel est disponible ici
Globalement non comme l'a démontré Landsea : en effet le nombre d'ouragans intenses a diminué au cours des années 70 et 80 pour l'ensemble des bassins Concernant plus spécialement le bassin atlantique :
La période la plus favorable aux cyclones tropicaux se situe de juillet à octobre pour l'hémisphère Nord et de décembre à mars pour l'hémisphère Sud Ces pics d'activité en été et automne sont dus au fait qu'à ce moment-là tous les éléments favorables à la cyclogénèse sont réunis :
Non
quelque soit le début de saison on ne peut rien dire sur
l'activité de la saison cyclonique
Etonnamment, il n’y a que peu d'éclairs au cœur de la partie centrale du cyclone (dans un rayon de 100 km) Il se produit seulement une douzaine, voire moins, d'impacts au sol par heure au voisinage du mur de l'œil alors qu'on peut compter plus de 1 000 éclairs par heure pendant plusieurs heures au sein des cellules convectives continentales des latitudes moyennes On a compté moins de dix éclairs par heure dans le mur de l'œil du cyclone ANDREW entre le moment où il était sur les Bahamas et le moment où il s'est retrouvé sur la Louisiane avec de longues périodesoù il n’y a eu aucun éclair du tout Cependant, les éclairs peuvent être plus fréquents à la périphérie du cyclone (au delà de 100 km environ) avec une centaine d'éclairs par heure Le faible nombre d’éclairs à l’intérieur du mur de l'œil est dû à la relative faiblesse de la convection qui y règne Du fait du manque de réchauffement par la base et de la nature "cœur chaud" des cyclones tropicaux, il y a moins de poussée pour favoriser les courants ascendants Les courants ascendants plus faibles manquent d'eau surfondue (c’est à dire de l’eau à l’état liquide en dessous de 0°C) qui génère les charges électriques par frottement avec les cristaux de glace Les éclairs plus fréquents rencontrés à l'extérieur du cœur du cyclone proviennent de la convection plus classique des bandes nuageuses nourricières L'une des perspectives encourageantes issue d'études récentes sur les éclairs est que la variabilité du nombre d’éclairs au cœur des cyclones tropicaux pourrait se révéler une donnée utile pour prévoir l’intensification du système (bien que ce nombre soit généralement assez faible) Black (1975) a suggéré que les explosions de la convection centrale, qui s'accompagnent d'une augmentation de l'activité électrique, pourraient indiquer que la dépression ne va pas tarder à entrer dans une phase d'intensification Les analyses des cyclones DIANA (1984), FLORENCE (1988) et ANDREW (1992) ainsi que d’une tempête non dénommée de 1987 montrent que c’est souvent le cas |