Des perturbations de basses couches de la troposphère (de la
surface de la mer jusqu'à 15 km d'altitude) qui sont connues
sous le nom de "Ondes d'est africaines"
dont leur origine est le nord du continent africain et qui se déplacent
vers l'ouest et servent souvent d'amorce de circulation cyclonique
pour un grand nombre de dépressions tropicales sur l'Atlantique
Nord
Ces ondes commencent à apparaitre en avril/mai et finissent vers
octobre/novembre et ont une durée de vie de 3/4 jours
|
Qu'est
ce qu'un cyclone subtropical ?
|
Un cyclone subtropical est un système dépressionnaire qu'on rencontre
aux latitudes tropicales ou subtropicales
(c'est à dire entre l'équateur et les 50°N et S à peu près)
et qui présente à la fois les caractéristiques d'un cyclone tropical
et celles d'un cyclone des latitudes moyennes (ou extra-tropical)
Ainsi, on trouve nombre de ces cyclones dans des régions où le gradient
de température horizontal est faible à modéré (comme les cyclones des
latitudes modérées),
mais ils reçoivent l'essentiel de leur énergie des nuages convectifs
(comme les cyclones tropicaux)
Le diamètre des vents maximums de ces tempêtes est souvent plus large
(de l'ordre de 100 à 200 km) que ce qui est observé dans les systèmes
tropicaux « purs »
De plus, on n'a jamais observé des vents moyens maximaux supérieurs
à 33 m/s (64kt, 120 km/h) dans les cyclones subtropicaux
Ces cyclones subtropicaux se transforment souvent en vrais cyclones
tropicaux
L'ouragan FLORENCE dans le bassin Atlantique en novembre 1994 en est
un exemple récent : il a d'abord été cyclone subtropical avant de devenir
pleinement tropical
Notons qu'il y a eu au moins un cas de cyclone tropical devenu cyclone
subtropical (bassin Atlantique, tempête 8, 1973)
Les cyclones subtropicaux du bassin Atlantique sont classés selon
leurs vents moyens maximaux :
- dépression subtropicale : moins de 18 m/s (34 kt, 65 km/h)
- tempête subtropicale : 18 m/s (34 kt, 65 km/h) ou plus
Avant 2002, les tempêtes subtropicales n'étaient pas nommées, mais l'OAR
(Office of Oceanic and Atmospheric Research : centre de recherche océanique
et atmosphérique)
produisait des bulletins de prévision et d'alerte similaires à ceux
des cyclones tropicaux
Désormais, elles sont nommées à partir de la liste prévue pour les cyclones
tropicaux
Pour plus d'information, consulter le compte-rendu de l'Université
d'Etat de Penn sur les cyclones subtropicaux
|
Qu'est
ce qu'un cyclone extra tropical ?
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Un cyclone extra-tropical puise principalement son énergie dans le gradient
horizontal de température qui existe dans l'atmosphère
Les cyclones extra-tropicaux (également connus sous le nom de tempêtes
des moyennes latitudes ou tempêtes baroclines) sont des systèmes dépressionnaires
auxquels s'associent
des fronts froids, chauds et occlus
Dans le cas des cyclones tropicaux, au contraire, il n'y a généralement
peu ou pas de gradient horizontal de température en surface et les
vents proviennent
de la libération d'énergiedue à la formation de nuages et/ou de pluie
à partir de l'air chaud et humide des tropiques

Dans
le cas des cyclones tropicaux, les vents les plus forts se trouvent
près du sol, alors que les vents les plus forts des cyclones extra-tropicaux
sont près
de la tropopause, soit à environ 12 km d'altitude
Structurellement, dans les cyclones tropicaux, les vents les plus
forts se situent près du sol (conséquence d'être un "warm-core" dans
la troposphère),
alors que dans les cyclones extra-tropicaux, les vents les plus forts
sont près de la tropopause
(conséquence d'être "warm-core" dans la stratosphère et "cold-core"
dans la troposphère)
"Warm-core" (littéralement « cour chaud ») signifie que le
coeur de la dépression est relativement plus chaud que son environnement
pour une même surface de pression
(une "surface de pression " étant une autre manière de mesurer la
hauteur ou l'altitude)
Le plus souvent, un cyclone tropical se transforme en cyclone extra-tropical
lorsqu'il incurve sa trajectoire vers les pôles et vers l'est
Parfois, un cyclone extra-tropical perd ses caractéristiques frontales,
présente de la convection près du centre de la tempête et se transforme
en cyclone tropical véritable
Un tel processus est tout à fait habituel dans les bassins Atlantique
Nord et Pacifique Nord-Ouest
La transformation d'un cyclone tropical en cyclone extra-tropical
(et vice-versa) est actuellement l'un des plus grands défis en prévision
|
Qu'est
ce qu'une marée de tempête et en quoi est ce différent
d'une onde de marée ?
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Une marée de tempête est une
brusque montée des eaux de mer ou d'un lac envahissant les terres due
aux vents forts associés à un cyclone s'approchant des côtes,
et secondairement aux faibles pressions de la tempête.
On parle souvent abusivement d' « onde de marée » pour décrire une marée
de tempête, alors que cette dernière est indépendante du flux et du
reflux liés aux marées
Dans certaines anses, comme la Baie de Fundy, les rapides variations
du niveau de la mer dues aux marées provoquent un mascaret ou un déferlement
dans ou hors de la baie
Ce déferlement se produit indépendamment des conditions météorologiques
C'est la couverture nuageuse centrale dense : c'est le bouclier
de cirrus qui résulte de la présence de nuages orageux
dans le mur de l'oeil d'un cyclone
Avant que la dépression n'atteigne le stade de cyclone le CDO
est représenté par une couverture uniforme de nuages froids
et denses sans oeil apparant
La présence d'un CDO presque circulaire et bien uniforme indique
la présence d'un environnement favorable de faible cissaillement
vertical du vent
 |
C'est
un Tropical Upper Tropospheric Trough soit un Thalweg Tropical en Haute
Troposphère
Ces dépresions de TUTT sont plus connues dans l'hémisphère
ouest sous l'appellation "dépression froide d'altitude"
Les TUTT sont importants pour la prévision des cyclones car ils
peuvent amnener de forts cissaillements verticaux du vent nuisibles
au bon développement d'une dépression tropicale
On peut aussi penser que la présence d'un TUTT à proximité
d'une perturbation peut dans certains cas être favorable au processus
de formation des cyclones et à leur intensification
dans la mesure où il force l'ascendance près du centre
de la dépression et il accelère le flux sortant en haute
troposphère
Le terme moat correspond à
la région située entre le mur de l'oeil et les bandes
nuageuses, comme un second mur de bandes nuageuses
Le "moat" est une région relativement légère
en pluie situé entre le mur de l'oeil et les bandes nuageuses
(ici en bleu)
Le
Saharan Air Layer (SAL) est une masse d'air sec qui se forme au dessus
du Sahara durant la fin du printemps et qui se déplace
sur l'Océan Atlantique tropical
Le SAL s'étend généralement jusqu'à 1500-6000m
dans l'atmosphère et est associé à de l'air sec
et de forts vent
Le SAL a montré son influence négative sur l'intensification
des ouragans
Son air sec peut affaiblir l'ouragan en inhibant l'évaporation
pendant que ces forts vents peuvent accroitre le cissaillement vertical
du vent dans et aux alentours du sytème
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Quels
ouragans ou tempêtes tropicales sont passés du
bassin Atlantique au Pacifique Nord-Est et vice versa ?
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Le phénomène doit avoir atteint le stade de tempête
tropicale dans les 2 bassins (vents soutenus d'au moins 64,8 km/h)
Les données ne remontent qu'à 1949 seulement
Avant la mise en place des satellites géo stationnaires dans
le milieu des années 60, le nombre de phénomènes
du Pacifique Nord-Est était minimisé dans un rapport de
1/2 ou 1/3
On n'a pas relevé de cas où un cyclone serait passé
de l'Atlantique au Pacifique Nord-Est puis revenu sur l'Atlantique
Autrefois, si une tempête tropicale ou un ouragan partait dans un autre
bassin , on avait pour règle de le renommer d'après la liste de ce dernier
Cela s'est produit pour la dernière fois en juillet 1996 lorsque la
tempête tropicale CESAR formée dans le bassin Atlantique a traversé
l'Amérique Centrale et a été renommée DOUGLAS
dans le bassin Pacifique Nord-Est
La dernière fois qu'un système du Pacifique Nord-Est a rejoint le bassin
Atlantique, en juin 1989, COSME est devenu ALLISON
Toutefois, ces règles ont désormais changé au National Hurricane Center
(centre national des ouragans) : si le système reste ouragan en traversant
l'Amérique Centrale,
il garde son nom d'origine
Si le système tropical se désagrège pour devenir simple perturbation
tropicale, l'OAR lui attribue un nouveau nom au cas où il redeviendrait
cyclone tropical dans le nouveau bassin
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Date
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Départ
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Arrivée
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juillet
1996
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ouragan
César Atlantique
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ouragan
Douglas Pacifique NE
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aout
1993
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tempête
tropicale Bret Atlantique
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ouragan
Greg Pacifique NE
|
|
juin
1989
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ouragan
Cosme Pacifique NE
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tempête
tropicale Allison
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ocotobre
1988
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ouragan
Joan Atlantique
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ouragan
Miriam pacifique NE
|
|
septembre
1978
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ouragan
Greta Atlantique
|
ouragan
Olivia Pacifique NE
|
|
septembre
1974
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ouragan
Fifi Atlantique
|
tempête
tropicale Orlene Pacifique NE
|
|
septembre
1971
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ouragan
Irene Atlantique
|
tempête
tropicale Olivia Pacifique NE
|
|
novembre
1961
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ouragan
Hattie Atlantique
|
tempête
tropicale Simone Pacifique NE
|
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octobre
1949
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tempête
tropicale Pacifique NE
|
ouragan
sur l'Atlantique
|
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Est-
ce que l'arrivée d'un système tropical sur terre
provoque sa mort ?
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Lorsqu'il
arrive sur la terre il y a une augmentation des forces de frottement
ce qui contribue à la diminution des vents moyens mais augmente
l'intensité des rafales
Les vents moyens sont réduits à cause de l'effet de
freinage produit par la plus grande rugosité de la terre alors
que l'océan est relativement lisse
Les rafales sont plus forte et donne des vents plus rapides à
la surface pendant un court laps de temps (quelque seconde)
Cependant quelques heures après qu'un cyclone ait abordé
la terre il commence à s'affaiblir rapidement non pas à
cause du frottement
mais parce que l'océan ne lui fournit plus humidité
et chaleur
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Les
« gros » cyclones ne sont-ils pas aussi les plus intenses ?
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Non
Il n'y a qu'une très petite corrélation entre l'intensité (mesurée
par la force des vents moyens ou la pression au centre) et
la dimension (mesurée par le rayon des vents de 15 m/s [coups
de vent, 30 kt] ou le rayon de la dernière isobare fermée)
L'ouragan ANDREW, qui est un bon exemple d' ouragan très intense (922
hPa de pression au centre et 64 m/s [125 kt] de vents moyens quand
il a touché la Floride),
était aussi de taille relativement petite
(les vents de plus de 15 m/s n'étaient observés que dans un rayon
de 150 km autour du centre)
Weatherford et Gray (1988) ont aussi montré que les changements d'intensité
et de dimension sont indépendants l'un de l'autre
|
Est-ce
qu'il y a déjà eu des essais ou des expériences pour réduire
la force d'un ouragan ?
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Le
gouvernement des Etats-Unis a autrefois soutenu un projet de recherche
sur les méthodes pour modifier les ouragans, appelée Projet STORMFURY
Pendant quelques décennies, la NOAA et ses prédécesseurs ont tenté
d'affaiblir des ouragans en lâchant de l'iodure d'argent, une
substance qui sert de véritable noyau
de congélation, dans les bandes pluvieuses des tempêtes
Pendant les années qu'a duré STORMFURY,
les scientifiques ont ensemencé les nuages des ouragans ESTHER (1961),
BEULAH (1963), DEBBIE (1969) et GINGER (1971)
Les expériences se sont déroulées en plein Atlantique, loin des terres
L'ensemencement de STORMFURY ciblait les nuages convectifs situés
juste à l'extérieur du mur de l'oeil de l'ouragan afin d'essayer de
former un nouvel anneau de nuages qui,
on l'espérait, allait entreren compétition avec la circulation naturelle
de la tempête et affaiblir cette dernière
L'idée était que l'iodure d'argent allait augmenter les orages d'une
bande pluvieuse en provoquant la congélation d'une eau surfondue,
et ainsi libérer la chaleur latente de fusion et aider la bande pluvieuse
à se développer aux dépens du mur de l'oeil
Avec une convergence affaiblie vers le mur de l'oeil, les vents forts
du centre s'affaibliraient également un peu
Pour que l'ensemencement des nuages soit efficace, les nuages doivent
contenir suffisamment d'eau surfondue
(de l'eau qui est restée liquide à une température inférieure au point
de congélation, soit 0°C)
Idée intéressante, mais qui, en fin de compte, présentait un grave
défaut
Les observations effectuées dans les années 1980 ont montré que la
plupart des ouragans ne contiennent pas suffisamment d'eau surfondue
pour que l'ensemencement STORMFURY fonctionne : la force ascensionnelle
est relativement faible dans la convection des ouragans et les courants
ascendants proportionnellement limités par rapport à ce qu'on peut
observer dans les super-cellules ou les multicellules continentales
des moyennes latitudes
De plus, il a été découvert que les ouragans qui n'avaient pas été
ensemencés formaient des mur de l'oeil extérieurs de façon naturelle,
exactement comme l'auraient fait ceux qui ont été ensemencés, selon
les scientifiques de STORMFURY
Ce phénomène rend quasiment impossible la différentiation entre les
(éventuels) effets de l'ensemencement et les changements naturels
Les réductions de l'intensité constatées lors du peu d'ensemencements
réalisés étaient sans nul doute dues à ce qu'on appelle aujourd'hui
les « cycles de murs de l'oil concentriques »
Ainsi, la nature accomplit ce que la NOAA avait espéré réaliser artificiellement.
Pas étonnant qu'on ait considéré les premières et rares expériences
comme des succès
Les résultats des expériences d'ensemencement ayant été aussi peu
probants, STORMFURY a été abandonné
Un comité spécial de la National Académie os Sciences (académie nationale
des sciences) a conclu qu'une meilleure compréhension des phénomènes
physiques se produisant au sein des ouragans étaitnécessaire avant
de poursuivre toute expérience de modification
A l'heure actuelle, l'objectif principal de la Hurricane Research
Division (division de recherche sur les ouragans) de la NOAA est de
mieux comprendre la physique des ouragans et
d'en améliorer la prévision
|
Pourquoi
n'essaye-t-on pas de détruire les cyclones tropicaux en... ?
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De
nombreuses techniques ont été prises en considération au cours des
année pour modifier les ouragans :
ensemencer les nuages avec de la glace sèche ou de l'iodure d'argent,
refroidir l'océan avec des matériaux cryogéniques ou des icebergs,
modifier l'équilibre radiatif à proximité de l'ouragan en absorbant
le rayonnement solaire avec du noir de charbon, faire exploser les
ouragans avec des bombes
à hydrogène, éloigner la tempête des terres avec des ventilateurs
géants
Aussi bien pensées qu'aient été certaines de ces propositions,
elles partagent toutes le même défaut :
elles ne prennent pas en compte la taille et la puissance des cyclones
tropicaux
Par exemple, quand l'ouragan ANDREW a frappé le sud de la Floride
en 1992, l'oeil et le mur de l'oeil ont détruit un andain large de
32 km
L'énergie calorifique libérée autour de l'oeil correspondait à 5 000
fois la production électrique et calorifique de la centrale nucléaire
de Turkey Point
au-dessus de laquelle l'oeil est passé
L'énergie cinétique du vent était en permanence équivalente à celle
libérée par une ogive nucléaire
Peut-être que, si un jour les hommes et les femmes sont capables de
se déplacer vers les étoiles à la vitesse de la lumière, on aura alors
suffisamment d'énergie pour intervenir
dans la dynamique des ouragans par la force
Les êtres humains ont l'habitude d'avoir affaire à des systèmes biologiques
chimiquement complexes ou à des systèmes mécaniques artificiels qui
renferment
une petite quantité d'énergie de haute qualité
Les ouragans possédant une structure chimique simple, air et vapeur
d'eau, l'utilisation de catalyseurs est peu prometteuse
L'énergie de la dynamique atmosphérique est avant tout une énergie
calorifique de basse qualité, mais en quantité énorme à l'échelle
humaine
Attaquer les ondes ou les dépressions tropicales faibles avant qu'elles
n'aient une chance de se transformer en ouragan n'est pas plus prometteur
Il s'en forme à peu près 80 par an dans le bassin Atlantique, mais
seulement 5 en moyenne deviennent ouragans
Il n'y a aucun moyen de savoir par avance lesquelles se développeront
Si l'énergie libérée dans une perturbation tropicale n'était que de
10% de celle d'un ouragan, ça reste beaucoup d'énergie, et la police
des ouragans devrait baisser l'intensité
de toutes les lumières du monde plusieurs fois dans l'année
Peut-être qu'un jour, quelqu'un trouvera une solution pour affaiblir
artificiellement les ouragans. Cette idée fait rêver. Ne serait-ce
pas merveilleux ?
Peut-être que la meilleure solution serait de ne pas essayer de
changer la structure ou de détruire les cyclones tropicaux, mais d'apprendre
à coexister
au mieux avec eux
Depuis que nous savons que les régions côtières sont vulnérables aux
tempêtes, nous devons appliquer des normes de construction pour avoir
des maisons
qui résistent mieux aux cyclones
Les gens qui choisissent d'habiter dans ces zones doivent s'attendre
à payer une assurance cyclonique onéreuse, pas exorbitante, mais qui
reflète le risque de vivre
dans une région vulnérable
De plus, il faut continuer à éduquer la population pour que les gens
aient une bonne capacité de réaction
On peut également sauver énormément de vies en aidant les pays les
plus pauvres dans leurs efforts pour se défendre
Enfin, nous devons poursuivre nos efforts pour mieux comprendre et
observer les ouragans de façon à prévoir leur développement, leur
intensification et leur trajectoire
de façon plus précise
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Pourquoi
les vents dans un cyclone tournent-ils dans le sens des aiguilles
d'une montre sans l'hémisphère Sud et dans le
sens inverse dans l'hémisphère Nord ?
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La
rotation de la Terre induit une force (appelé force de Coriolis)
qui dévie les vents vers la droite dans l'hémisphère
nord (et gauche dans l'hémisphère Sud)
Donc quand une zone de basse pression commence à se former
au nord de l'équateur les vents en surface convergent vers
le centre de cette zone pour essayer de la combler,
ils sont déviés vers la droite et la rotation dans le
sens inverse des aiguilles d'une montre est initialisée
Le contraire se produit au sud de l'équateur
|
Pourquoi
les vents les plus forts sont-ils généralement
sur la partie droite du cyclone dans l'Hémisphère
Nord (c'est l'inverse dans l'hémisphère Sud)
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En
1er lieu le côté droit de la tempête est
défini par le mouvement de la tempête
Si l'ouragan se déplace vers l'ouest le coté droit
est au nord de la perturbation,
si l'ouragan va vers le nord le coté droit est à
l'est de la tempête
En général les vents les plus forts d'un cyclone
sont situés sur le côté droit
parce que le déplacement du phénomène contribue
à la circulation cyclonique
Un
ouragan dont les vents seraient de 145 km/h lorsqu'il est stationnaire
verrait ceux-ci monter jusqu'à 160 km/h sur sa partie droite
et seulement 130 km/h sur sa partie gauche
s'il commençait à se déplacer à 16 km/h (quelle que soit la
direction)
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|
Quelle
est la corrélation entre la force des vents et les dommages
obsevés lors du passage d'un cyclone ?
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A
vrai dire est-ce qu'un cyclone avec des vents à 120 km/h cause
la moitié de dégats qu'un cyclone avec des vents à
240 km/h
Non , au contraire les dégats n'augmentent pas linéairement
avec la vitesse du vent mais exponentiellement
Ainsi un cyclone avec des vents à 240 km/h aura des effets
4 fois plus importants qu'un cyclone avec des
vents à 120 km/h
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Dans
quelle mesure le réchauffement global peut-il influencer l’intensité
et la fréquence des ouragans ainsi que les précipitations associées
?
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En
novembre 2006, toute la communauté des chercheurs et des prévisionnistes
spécialisés en cyclones tropicaux s’est réunie lors du 6ème Groupe
de travail International
sur les Cyclones Tropicaux de l’Organisation Météorologique Mondiale
à San José au Costa Rica
Ils ont rendu des conclusions sur la corrélation entre les changements
climatiques anthropiques (induits par l’activité humaine) et
les cyclones tropicaux, ouragans et typhons compris
Voici un résumé de leur rapport :
- Un certain nombre de cyclones tropicaux à fort impact se sont produits
récemment dans le monde entier :
dont 10 cyclones tropicaux ayant touché le Japon en 2004, 5 cyclones
tropicaux ayant affecté les îles Cook en 5 semaines en 2005, le cyclone
GAFILO à Madagascar en 2004,
le Cyclone LARRY en Australie en 2006, le typhon SAOMAI en Chine en
2006 et les saisons cycloniques extrêmement actives en Atlantique
en 2004 et 2005 comprenant
les impacts catastrophiques de l’ouragan Katrina sur le plan socio-économique
- Certains articles scientifiques récents font état d’une importante
augmentation de l’énergie, du nombre et de la force des vents des
cyclones tropicaux dans certaines régions
ces dernières décades associée à une augmentation de la température
de l’eau de mer
D’autres études arguent que les modifications des techniques d’observation
et des instruments sont responsables de ces augmentations
Conclusions consensuelles des participants au 6ème Groupe de travail
International sur les Cyclones Tropicaux (IWTC-VI) :
- Bien qu’il y ait aujourd’hui des preuves à la fois pour et contre
l’existence d’un signal anthropique décelable dans les données climatologiques
des cyclones tropicaux,
on ne peut tirer aucune conclusion définitive à ce jour
- Aucun cyclone tropical ne peut être individuellement attribué au
changement climatique
- L’augmentation récente des impacts sociétaux des cyclones tropicaux
est en grande partie due aux concentrations grandissantes de population
et d’infrastructures
dans les régions côtières
- Le suivi des forces de vent des cyclones tropicaux a complètement
changé ces dernières décades, et rend difficile la détermination de
tendances précises
- On observe une variabilité multi-décadaire des cyclones tropicaux
dans certaines régions dont les causes (qu’elles soient naturelles,
anthropiques ou une combinaison des deux),
sont actuellement discutées
- Cette variabilité rend difficile la détermination des tendances
de l’activité cyclonique à long terme
- Il est probable qu’une augmentation du maximum de la force des vents
et des précipitations se produise si le climat continue à se réchauffer
- Des études théoriques et à partir de modélisations prévoient une
augmentation de 3 à 5% de la vitesse des vents par degré Celsius d’augmentation
de la température
de surface de la mer
- Il y a une incohérence entre les faibles changements de la vitesse
du vent prévus théoriquement et par modélisation, et les grands changements
rapportés par
certaines études basées sur l’observation
- Bien que de récentes simulations des modèles climatiques montrent
que le nombre global de cyclones tropicaux pourrait diminuer ou ne
pas changer avec un climat plus chaud,
on n’accorde que peu de confiance dans cette prévision
- En outre, on ne sait pas comment vont évoluer les trajectoires ou
les zones d’impact des cyclones tropicaux dans le futur
- Il existe de grandes variations régionales entre les méthodes utilisées
pour suivre les cyclones tropicaux
- De plus, la plupart des régions ne disposent pas de mesures enregistrées
par des avions instrumentés
- La détermination de tendance est rendue difficile par ces limitations
non négligeables
- Si l’augmentation du niveau de la mer liée au réchauffement global
se produit comme prévu, il est probable que la vulnérabilité aux inondations
dues aux marées de tempête
associées aux cyclones tropicaux augmente
Une version PDF de ce rapport officiel est disponible ici
Egalement synthèse CycloneXtrème
|
Avons-nous
subi des cyclones plus nombreux et plus forts au cours des dernières
années ?
|
Globalement non comme l'a démontré Landsea
: en effet le nombre d'ouragans intenses a diminué au cours
des années 70 et 80 pour l'ensemble des bassins
Concernant plus spécialement le bassin atlantique :
-
pas
de changement significatif dans la fréquence
des cyclones sur les 52 dernières années
(1944-1995)
-
forte
diminution du nombre de cyclones intenses
-
pas
de changement dans les plus forts cyclones observés
chaque année
-
diminution
modérée de l'intensité maximale
atteinte par les cyclones et tepêtes tropicales
La tendance
sur les autres bassins n'a pas été étudiée
en grande partie à cause du manque de données avant
la mise en place des satellites géostationnaires
à la fin des années 60
Un débat fait toujours
rage quant à l'augmentation tant en nombre de systèmes
qu'en puissance
|
Pourquoi
les cyclones tropicaux surviennent-ils principalement en été
et en automne ?
|
La période la plus favorable aux cyclones tropicaux se situe
de juillet à octobre pour l'hémisphère Nord et
de décembre à mars pour l'hémisphère Sud
Ces pics d'activité en été et automne sont dus
au fait qu'à ce moment-là tous les éléments
favorables à la cyclogénèse sont réunis
:
- température
de l'eau de mer élevée (au moins 26,5°)
- atmosphère
tropicale chaude et humide qui facilite la convection
- faible
cissaillement vertical du champ du vent dans la troposphère
- apport
non négligeable d'un mouvement initial de grande
échelle (soit à travers le thalweg de mousson,
soit par les ondes d'est)
|
Est
ce qu'un début de saison actif signifie que le reste
de la saison le sera aussi ?
|
Non
quelque soit le début de saison on ne peut rien dire sur l'activité
de la saison cyclonique
|
Combien
y-a-t-il déclairs dans un cyclone ?
|
Etonnamment,
il n’y a que peu d'éclairs au cœur de la partie centrale du cyclone
(dans un rayon de 100 km)
Il se produit seulement une douzaine, voire moins, d'impacts
au sol par heure au voisinage du mur de l'œil alors qu'on peut compter
plus de 1 000 éclairs par heure
pendant plusieurs heures au sein des cellules convectives continentales
des latitudes moyennes
On a compté moins de dix éclairs par heure dans le mur de l'œil du
cyclone ANDREW entre le moment où il était sur les Bahamas et le moment
où il s'est retrouvé sur la Louisiane
avec de longues périodesoù il n’y a eu aucun éclair du tout
Cependant, les éclairs peuvent être plus fréquents à la périphérie
du cyclone (au delà de 100 km environ) avec une centaine d'éclairs
par heure
Le faible nombre d’éclairs à l’intérieur du mur de l'œil est dû à
la relative faiblesse de la convection qui y règne
Du fait du manque de réchauffement par la base et de la nature "cœur
chaud" des cyclones tropicaux, il y a moins de poussée pour favoriser
les courants ascendants
Les courants ascendants plus faibles manquent d'eau surfondue (c’est
à dire de l’eau à l’état liquide en dessous de 0°C) qui génère les
charges électriques par frottement
avec les cristaux de glace
Les éclairs plus fréquents rencontrés à l'extérieur du cœur du cyclone
proviennent de la convection plus classique des bandes nuageuses nourricières
L'une des perspectives encourageantes issue d'études récentes sur
les éclairs est que la variabilité du nombre d’éclairs au cœur des
cyclones tropicaux pourrait
se révéler une donnée utile pour prévoir l’intensification du système
(bien que ce nombre soit généralement assez faible)
Black (1975) a suggéré que les explosions de la convection centrale,
qui s'accompagnent d'une augmentation de l'activité électrique, pourraient
indiquer que la dépression ne va pas tarder à entrer dans une phase
d'intensification
Les analyses des cyclones DIANA (1984), FLORENCE (1988) et ANDREW
(1992) ainsi que d’une tempête non dénommée de 1987 montrent que c’est
souvent le cas