|
Exemples de
trajectoires particulières
|
Grâce aux
satellites on peut aujourd'hui suivre heure par heure le déplacement d'un
cyclone, mais ce n'est qu'une observation après coup
Suivant
sa position géographique sur le globe le cyclone subira l'influence d'autres
phénomènes qui modifieront sa trajectoire des trajectoires dites
classiques
Même si la
trajectoire moyenne des cyclones les éloigne de l'équateur,
chacun d'entre eux a une histoire beaucoup moins simple
En
effet leur déplacement est perturbé par de nombreux phénomènes
: présence de masses froides ou chaudes voisines, courants marins, "masse"
des systèmes anticycloniques,....Ainsi
est-il souvent difficle de prévoir une trajectoire mais seulement de se
contenter de probabilité de proximité
Pour
parfaire une trajectoire d'un système cyclonique les météorologistes
utilisent des modèles numériques
de trajectoires (combinant plusieurs paramètres) mais aussi de nombreuses
cartes tels
les cartes isobariques de surface
mais aussi à des niveaux plus élevés
tels que 500 hPa ou 700 hPa
Différents
cas :
-
Etudions tout d'abord un cas simple de trajectoire d'un cyclone (en l'occurence
situé dans l'Océan Indien Sud-Ouest) :
| Cette
carte (issue du livre de M.Mayoka) illustre l'effet des anticyclones
et des couloirs dépressionnaires sur la trajectoires d'un cyclone |
 |
Nous apercevons un col barométrique situé au sud du Cyclone
Agnielle, entre 2 cellules anticycloniques Plus au sud nous pouvons
distinguer un couloir dépressionnaire associé à un front
froid C'est une situation favorable à une descente vers le sud
Mais l'anticyclone centré au sud des Mascareignes (près Madagascar)
se déplacant vers l'est entrainera un redressement de la trajectoire vers
l'ouest la nuit suivante
|
-
Puis le cas d'une trajectoire folle où le système "divague"
:
| Un
des cyclones les plus capricieux
du 20ème siècle
Hyacinthe en janvier 1980 est passé 3 fois à proximité
de la Réunion où il a fait 25 morts; les vents n'étaient
pas violents (150km/h) mais les pluies furent diluviennes, plus de 6m d'eau |
|
- Finalement
le cas d'une trajectoire où le système anticyclonique environnant
présente une particularité :
Pour
faire des prévisions de trajectoires précises il ne suffit pas seulement
de se reporter aux cartes de surface isobare, il faut dès fois se
référer
aux cartes isobariques situées
à des niveaux plus élevés tel que les niveaux 500 ou 700
hPa
Pourquoi ?
Les cartes de surface nous renseignent
sur la situtation qui se trouve "en contact" avec le sol ou l'eau et
également sur la position des centres d'actions mais de surface uniquement
Les centres d'actions ont des ampleurs différentes
qu'il s'agisse de leur altitude ou de leur grandeur, de même
que ces centres d'action se déplacent à une certaine allure et sont
influencés
par des flux se situant dans les palliers supérieurs
Ainsi il faut savoir que les systèmes de petites épaisseurs
ont tendance à être plus mobiles et plus facilement influencé
au gré des courants aériens
Les anticyclones de l'été
par exemple étant des systèmes de petites épaisseurs peuvent
se déplacer rapidement mais aussi naitre et mourrir facilement et être
remplacé par un autre
Une carte
de surface isobarique ne peut pas nous montrer d'emblée le "volume"
du système dépressionnaire , ainsi que le mur de haute pression
auquel elle peut être confronté durant son périple et
qui
pourra modifier sa trajectoire si celui-ci est infranchissale ou au contraire
n'avoir que peu d'importance auquel cas la dépression ou cyclone pourra
s'enfoncer dans l'anticyclone
Toutefois l'ensemble de surface étant
un élément physique il constitue en général un barrage
mais pour que ce soit vraiment réalisable il faut visualiser les cartes
de géopotentiels à 700hpa voire 500hpa afin de savoir si on peut
trouver une circulation anticyclonique plus ou moins similaire et homogène
à la situtation de basse altitude. Si tel est le cas on pourra parler
de "surf" sur la bordure anticyclonique.
Et la situtation de surface donnera l'impression que c'est uniquement l'anticyclone
de surface qui "fait le travail" de blocus
En
dessous nous avons un cas où justement la situation en altitude est prépondérante
:
l'anticyclone de surface ne faisant que réduire l'allure de descente
du système vers le sud et ne jouant aucune influence sur sa trajectoire
: en effet Dora à ce moment précis
suit
une trajectoire globalement orientée vers le sud attiré par un thalweg
d'altitude (à l'altitude de 500 hPa) qui se situe au sud de l'île Rodrigues
 |
|
Etude de cas : ouragan
Georges 1998 : Météo France Guadeloupe : éléments
d'analyse et de compréhension de l'évolution de l'ouragan