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| L'augmentation
du nombre & de l'intensité des cyclones sur le globe : mythe ou réalité |
Sources : Cité
des sciences, Météo
France, Climat
sceptique
Dans l'ambiance
alarmiste d'aujourd’hui, le réchauffement climatique est associé à toutes sortes
de catastrophes présentes et à venir. Les cyclones, quintessence de la puissance
destructrice des phénomènes naturels, n’échappent plus à la règle depuis la parution
de deux études récentes en 2005. Pourtant, nombre d' experts sont d’accord pour
dire aujourd'hui que le nombre moyen de cyclones n’a pas augmenté depuis le milieu
du XIXe siècle et de plus que l’accroissement récent de leur intensité est une
hypothèse pour le moins très discutée. Qu'en est-il réellement ? Analyse
et synthèse de ces débats Jusqu’au
début des années 2000,
la communauté des spécialistes ne considérait pas que le réchauffement global
pouvait avoir d’influence sur le nombre ni l’intensité des cyclones. La hausse
des températures moyennes de surface enregistrée depuis 1860 s’accompagne certes
d’une hausse (moindre) de la température moyenne de surface des mers (SST), ce
qui devrait augmenter le nombre de zones océaniques dépassant 26 °C (une des conditions
nécessaires pour la formation de système cyclonique). Mais outre
que les SST présentent une variabilité forte tenant aux mécanismes océaniques,
d'autres conditions sont nécessaires à
la cyclogenèse. Si les températures de la troposphère se réchauffent en même temps
que celles de la surface, le différentiel thermique reste par exemple identique
et n’augmente pas ainsi la convection. Mais
les choses ont changé depuis 2004 et 2005. Ces deux saisons ont
été particulièrement intenses et atypiques : dix typhons pénétrant les terres
au Japon (2004), pluies cycloniques intenses sur le sud de la Chine, quatre ouragans
puissants en Floride (2004), pénétration d’un ouragan dans le sud du Brésil (mars
2004), cinq cyclones pleinement développés sur les îles de Cook (février-mars
2005), records battus en nombre et intensité des cyclones nord-atlantiques en
2005. Au-delà de ces deux années exceptionnelles, un certain nombre de chercheurs
ont ainsi affirmé que l’intensité des cyclones s’est accrue au cours des trente
dernières années et que ce phénomène pourrait être directement lié au réchauffement
climatique. Ces affirmations divisent profondément
les chercheurs, et ont entraîné Chris Landsea (NOAA) à remettre
sa démission au GIEC. Deux "études" qui ont lancé
la querelle, dans Nature et Science (les auteurs
principaux en sont Kerry Emanuel et Peter Webster
parues en 2005), démontrent que le nombre de cyclones reste stable mais que
leur puissance globale augmente depuis un demi siècle : ainsi : - La
première étude, publiée le 4 août 2005 dans Nature,
montre que l'énergie totale dissipée par les cyclones de l'Atlantique Nord
et du Pacifique Ouest a plus que doublé depuis 1950. L'auteur, Kerry
Emanuel de l'Institut de technologie du Massachusetts, s'est basé
essentiellement sur l’indice de dissipation d’énergie (PDI
pour Power Dissipation Index). Cet indice, lié à la surface concernée et
à la durée du cyclone, est obtenu principalement à l’aide de la vitesse maximale
constatée pour les vents de surface (à la hauteur conventionnelle de 10 m). Par
ailleurs, ce météorologue américain a également comparé l'évolution de la puissance
des cyclones avec celle de la température de la surface des océans. Résultat :
les courbes évoluent de façon très similaire. Conclusion de Kerry Emanuel
: « Mes résultats suggèrent que le futur réchauffement peut amener une tendance
à la hausse dans le potentiel destructif des cyclones et, en tenant compte de
l’augmentation des populations côtières, à une hausse substantielle des pertes
liées aux cyclones au XXIe siècle ».
Evolution
parallèle de la température des océans entre 30°S & 30°N et du PDI
pour les bassins Atlantique & Pacifique Nord-Ouest Note : l'unité
de mesure des deux variables résulte d'une équation mathématique complexe qui
facilite leur comparaison © K. Emanuel, Nature 436, 686 (2005 ) |
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- La
seconde étude a été publiée dans Science
le 16 septembre 2005. Cette fois, l'équipe de Peter
Webster de l'Institut de technologie de Georgia, a calculé grâce aux archives
satellites disponibles depuis 1970 le nombre de tempêtes (vitesse des vents <
118 Km/h) et de cyclones (vitesse des vents > 118 Km/h), la durée de ces évènements
climatiques et leur intensité. Les résultats indiquent que le
nombre total de cyclones reste stable. En revanche, le nombre de
cyclones de catégorie 4 ou 5 a augmenté de 57 % entre 1970 et 2004. En proportion,
les cyclones de force majeure sont ainsi passés de 20 % à 35% en 30 ans. Seul
aspect positif : la puissance maximale des cyclones est relativement stable depuis
35 ans.
La
proportion des cyclones de catégorie 4 et 5 a pratiquement doublé en trente ans
© P.J. Webster et al., Science 309, 1844 (2005) |  |
Précisons d’emblée que tous
les experts sont d’accord sur un point : le nombre de cyclones n’a pas sensiblement
augmenté au cours des trente dernières années, malgré le réchauffement climatique
constaté Venons-en à la question
de l’intensité de ces cyclones. : il convient d'abord de préciser que de nombreuses
études précédentes n'ont pas trouvé de lien entre les températures de surface
de la mer (SST) liées au réchauffement global et l'intensité des cyclones observés
(Chan 2004, Evans 1993, Landsea 1996, 1999) contrairement à Webster &
Emmanuel (2005) Qu' en est-il réellement
? Les résultats
d’Emanuel ont été rapidement contestés : - Roger
A. Pielke Jr (Université du Colorado), un spécialiste de l’évaluation des pertes
liées aux cyclones atlantiques, n’a retrouvé pour sa part aucune augmentation
sensible des destructions constatées (en argent constant compte tenu de la population,
de l’inflation et du PNB) sur la période concernée. Les seules variations interannuelles
significatives sont associées dans sa base à El Niño et La Niña, et non aux températures
de surface. Le coût moyen de la période 1900-1950 pour 40 cyclones est de 9,3
milliards de dollars contre 7,0 milliards de dollars pour 46 cyclones sur la période
1951-2004 (Pielke 2005). - Une autre critique, plus
fondamentale, formulée par Christopher Landsea concerne la mesure du PDI.
Landsea suggère que le lissage des données a été inégalement réparti sur la courbe
de tendances, de sorte que les données (brutes) en fin de courbe altèrent l’impression
d’ensemble. Emanuel a reconnu cette erreur pour les cyclones atlantiques, mais
non pacifiques. - L’autre objection concerne l’homogénéisation
des données. Les mesures de la période 1949-1969 ne se faisaient pas
par satellite, et les chercheurs ont repéré des anomalies dans les relations pression-vent
rapportées à cette époque. Selon Landsea,
les corrections d’usage amènent une réduction des vents de cette période de 2,5-5
m/s, alors que les corrections choisies par Emanuel s’élèvent à 12,2 m/s. Ce qui
pousse à la baisse le PDI des cyclones anciens et, relativement, fait grimper
celui des cyclones récents. Emanuel a là aussi accepté le principe de cette révision
(Landsea 2005). Des objections similaires sont venues
de William M. Gray (Université du Colorado), un des « papes » de l’analyse des
cyclones outre-Atlantique. Gray relève comme Landsea le problème central
de l’uniformisation des données sur la période, surtout pour les vitesses maximales
de vents enregistrées. Celles-ci étaient considérées comme trop importantes dans
les enregistrements antérieurs à 1973, et ont donc fait l’objet d’une correction
(dite Atkinson-Holliday) appliquée entre 1973 et 1986. Or, à partir des mesures
satellitaires directes, on s’est aperçu que cette correction était trop forte
et amenait à minimiser les vents des cyclones avant 1986 (recorrection Dvorak).
Le problème est que l’équation d’Emanuel pour mesurer la dissipation d’énergie
(PDI) passe la vitesse maximale au cube, de sorte que la moindre erreur sur l’estimation
prend des propotions très importantes. - William
Gray oppose aussi au résultat d’Emanuel le nombre de cyclones d’intensité 4 et
5 enregistrés sur la période. Mais cela nous amène directement au second
article, de Webster et al. La démarche choisie par P.J. Webster et ses collaborateurs
dans leur article récent de Science est a priori plus simple que celle d’Emanuel.
Les auteurs ont examiné le nombre des cyclones dans la période 1970-2004, leur
durée et leur intensité telle qu’elle est mesurée par l’échelle de Saffir-Simpson.
Tous les bassins cycloniques sont ici concernés, et non seulement l’Atlantique
et le Pacifique ouest. La conclusion semble sans appel : « les ouragans des catégories
les plus fortes (4, 5) ont presque doublé en nombre (50 par quinquennat dans les
années 1970 à près de 90 par quinquennat dans la dernière décennie) et en proportion
(d’environ 20 % à environ 25 %) ». Les auteurs concluent : « Cette tendance n’est
pas incompatible avec les récentes simulations des modèles climatiques montrant
qu’un doublement du CO2 atmosphérique peut augmenter la fréquence des cyclones
les plus intenses ». La première critique
est venue à nouveau de William Gray (2005b). Le chercheur
y souligne le problème de la qualité des données dans les bases historiques d’analyse
des cyclones. « Dans la période 1975-1989,
on ne pouvait avec certitude délimiter les cyclones de catégories 4 et 5 des cyclones
de catégorie 3, ni même parfois de catégories 1 et 2. » En refaisant les calculs
de Webster avec les catégories 3,4 et 5, Gray n’obtient plus l’impressionnante
croissance d’intensité rapportée dans l’article de Science. Mais Webster et al.
ont répliqué en contestant ces nouveaux chiffres de Gray, quoiqu’ils admettent
que l’introduction de la catégorie 3 dans les mesures est nécessaire compte-tenu
des imprécisions historiques et rend la tendance moins nette. Le point le plus
intéressant (en reprenant les chiffres de Webster et non de Gray pour éviter toute
polémique inutile) est que chaque bassin n’a pas répondu de la même manière au
cours des trois dernières décennies.
Si la cyclogenèse était déterminée de manière décisive par les températures
de surface de la mer (SST), on devrait observer une augmentation proportionnelle
de l’intensité et des SST dans toutes les zones. Or ce n’est pas le cas
à l’évidence : - Dans trois bassins sur cinq, le pic d’intensité
a été atteint dans la période 1985-1994, et non dans la période 1995-2004 marquée
par un fort réchauffement. Dans le Pacifique, on voit clairement que la
tendance est désormais à la baisse. De la même manière, l’évolution des cyclones
ne suit aucune progressivité. La dernière décennie de l’Atlantique a connu
un rebond important par rapport à la précédente (de 14 à 38), alors cette progression
brusque n’est documentée nulle part ailleurs. Dans un commentaire récemment publié,
Johny C.L. Chan a pour sa part remis en cause le choix de Webster et al. de regrouper
les cyclones de la période 1970-2004 par moyenne quinquennale. (Chan 2006). Les
analyse annuelles, au moins dans le bassin pacifique, montrent selon lui que les
variations d’amplitude des cyclones suivent des oscillations pluriannueles ou
pluridécennales normales, sans que l’on puisse voir la tendance continue rapportée
par l’équipe de Webster. Cette dernière maintient malgré tout sa position.
Les études d’Emanuel et Webster, et surtout la publicité abondante qui
en fut faite, ont entraîné une vive querelle. L’Organisation
météorologique mondiale (OMM-WMO), plus précisément son programme de
recherche en météorologie tropicale, a été amenée en février 2006 à publier
une mise au point importante sur les cyclones tropicaux à l’ère des changements
climatiques. Elle est notamment covalidée par deux auteurs des articles
récents (Greg Holland, Kerry Emanuel) et par Chris Landsea (WMO-CAS 2006).
On peut y lire les points suivants : • « les connaissances actuelles et techniques
disponibles ne permettent pas de donner des indications quantitatives robustes
sur les changements potentiels de la fréquence des cyclones. Les rares preuves
disponibles permettent d’anticiper un changement nul ou faible de cette fréquence
» • « L’augmentation rapide des dommages économiques et des dégâts causés
par les cyclones tropicaux a été due, dans une large mesure, à l’accroissement
des populations côtières, la valeur assurantielle croissante des zones côtières
et, peut-être, une sensibilité accrue des sociétés modernes aux dégâts d’infratructure
» • « aucun impact unique lié aux événements cycloniques de 2004 et 2005
ne peut être associé directement au réchauffement global, bien qu’il puisse y
en avoir un pour l’ensemble » • « la communauté des chercheurs est profondément
divisée pour savoir si les résultats des études récentes [sur l’intensité des
cyclones] sont dus, au moins en partie, aux problèmes de bases de données concernant
les cyclones tropicaux » • « Bien que l’existence de larges oscillations
multidécennales dans les cyclones tropicaux de l’Atlantique soit généralement
bien acceptée, certains scientifiques pensent qu’il y a néanmoins une tendance
émergente vers des cyclones plus intenses. C’est un sujet chaudement débattu pour
lequel on ne peut donner aucune conclusion définitive ». Conclusion
Le nombre des cyclones est globalement stable et l’augmentation de leur intensité
depuis trois décennies, très discutée, ne se vérifie pas sur tous les bassins.
Pour
confirmation : données issues de Karl Hoarau, maître de conférence
au département de géographie de l'université de Cergy-Pontoise
et également à lire article
"le risque cyclonique s'accentue-t-il?"
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| Cyclones
de catégories 4 et 5 (au moins une intensité courante de 115 kts sur une minute)
répertoriés au cours des dernières décennies dans les différents bassins du globe
! On ne voit
pas de 200% qui indiquerait un doublement !!! Et remarquez le Pacifique Ouest
qui représente à lui seul plus de 50% des cyclones de Cat 4 et 5 !!! |
Cependant aucun consensus n'existe au sein de la communauté scientifique sur l'influence
du réchauffement climatique dans l'activité des cyclones : - Certains
experts considèrent en effet que l'on manque de recul pour savoir si l'actuelle
augmentation de la fréquence des cyclones de catégorie 4 ou 5 représente une tendance
forte ou résulte d'une simple fluctuation naturelle, comme il y en a eu par le
passé, sans aucun lien avec le réchauffement. - Si la température est certes
un des éléments essentiels dans la formation des cyclones, « d'autres facteurs
- notamment le cisaillement du vent - jouent un rôle extrêment important », explique
Jean-François Royer, chercheur au Centre national de recherche météorologiques.
- Toutefois, selon Jan Polcher, chercheur
au laboratoire de météorologie dynamique du CNRS, « les deux études publiées en
2005 (Webster & Emmanuel) ont permis de "démontrer" un lien entre
la température des mers et la puissance des cyclones plus convaincant que ce qui
avait pu être démontré jusqu'à présent ». Or il a été établit que l'élévation
de la température des océans est due au réchauffement climatique...
Alors à la question y aura-t-il plus
de cyclones dans les années à venir en raison du réchauffement avéré de notre
planète, dû notamment à l'émission des gaz à effet de serre ? La réponse
demeure incertaine bien que cette question essentielle pour les futures générations
a suscité nombre d'études, dont les résultats comme on a pu le voir ne sont pas
tous concordants. Tout comme pour la question de l'évolution du climat de
la planète, on retrouve les partisans du scénario catastrophe et ceux qui pensent
que quels que soient les changements observés, la nature compensera leurs effets
et que les bouleversements promis ne se produiront pas. On ne peut, actuellement,
que se baser sur quelques simulations du climat actuel à partir d'hypothèses.
Les équipes de METEO-FRANCE ont pour leur part développé un modèle climatique
(appelé Arpège - Climat), ayant pour but de bien décrire le climat sur le globe
et de pouvoir le faire évoluer à partir de simulations en changeant quelques données
de départ. En ce qui concerne l'activité cyclonique
et la fréquence des cyclones tropicaux, après s'être assuré que le modèle
numérique fournissait une bonne représentation du climat actuel, une hypothèse
fut le doublement du gaz carbonique (CO2) dans l'atmosphère. Cette hypothèse est
étudiée un peu partout dans le monde par les climatologues, car elle est vraisemblable
pour les quelques dizaines prochaines années. En effet l'émission de gaz, dits
à effet de serre parce qu'ils limitent le rayonnement terrestre de retour vers
l'atmosphère, semble persister, malgré les recommandations des fameuses conférences
mondiales de Rio (1992) et Kyoto (1997). Le réchauffement de la Terre observée
depuis le début du XXème siècle devrait alors continuer, et avec lui ce sont les
océans qui devraient voir leur température de surface augmenter. Il n'en faut
pas plus pour imaginer que les mers plus chaudes vont alors favoriser l'activité
cyclonique, voire l'intensité des phénomènes sur toutes les régions intertropicales.
Le modèle climatique français confirme cette idée avec une augmentation sensible
du nombre de cyclones, dont le nombre annuel doublerait ou presque, les zones
de cyclogenèse restant les mêmes. Mais, certains chercheurs mettent en doute ces
simulations qui ne tiennent pas vraiment compte de la réponse que ce changement
thermique amène à d'autres facteurs très influents sur l'activité cyclonique.
: - Le cisaillement vertical des vents entre
la surface et la haute troposphère sera-t-il diminué (plus de cyclones) ou augmenté
(moins de cyclones) ? - L'activité de la mousson
dans les régions qui y sont soumises sera-t-elle inhibée ou exacerbée ? L'humidité
disponible dans l'atmosphère et l'instabilité des masses d'air tropicales et équatoriales
subiront-elles une évolution, et dans quel sens ? Le
réchauffement des eaux augmentera-t-il la fréquence, voire accentuera-t-il la
survenance du phénomène " El Niño ", comme certains le pensent ? Ce qui
entraînerait alors une diminution de l'activité cyclonique sur le Bassin Atlantique
notamment ... On le voit, une réponse globale n'existe probablement
pas. S'il est fort possible que le réchauffement de la planète augmente les
surfaces océaniques chaudes favorables aux développements de cyclones, nul ne
sait réellement comment les autres acteurs de la cyclogenèse (formation de cyclones)
évolueront. Les scénarios catastrophe évoquent une évolution dans le même sens,
d'autres plus raisonnables imaginent une nature bienveillante qui s'opposerait
à cette évolution ... Le XXIème siècle nous apportera, à nous ou plutôt à nos
enfants, les premières réponses. Quant aux travaux
de l'équipe de W. Gray et ses collaborateurs de l'Université du Colorado,
ils font état d'une recrudescence de l'activité cyclonique sur la zone de l'Atlantique
durant les 20 ou 30 prochaines années (1995/2020), à partir d'un cycle mis en
évidence, selon eux, d'une durée de 20 à 40 ans, qui fait alterner les périodes
à faible activité cyclonique (1900/1930 - 1970/1994) et celles à plus forte activité
(1930/1970 - 1995/en cours). Et quand ils parlent de faible ou forte activité,
ils font référence, non pas au nombre de phénomènes annuels, mais plutôt au nombre
d'ouragans intenses, ceux qui sont le plus à redouter pour les territoires habités
… Selon eux, c'est le courant océanique de l'Atlantique plus chaud et plus salé
depuis 1995 qui serait la cause principale de cette évolution … A confirmer ultérieurement
bien entendu ! Les
modèles climatiques permettent-ils de prévoir l’activité cyclonique future ?
A partir de simulations numériques, les climatologues esquissent des modèles d'évolution
du climat. Mais ces modèles possèdent une résolution bien moins fine que la taille
d'un cyclone (200 km² contre quelques km² pour l'oeil d'un cyclone). Ce qui empêche
toute prévision précise de l'activité cyclonique
Evènements
extrêmes : ce que l'on constate, ce que l'on attend... Ce tableau issu
du programme CLIVAR (CLImate VARiability) récapitule pour divers évènements les
tendances observées durant le 20ème siècle, et attendues à la fin du 21ème siècle,
sur la base des modélisation des scénarios du GIEC © CSI d'après Météo France
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