De nombreux éléments entrent en comptent dans la
formation d'un système cyclonique
, s'ils sont nécessaires ils ne suffisent pas toujours
Tout d'abord les
conditions suivantes lorsqu'elles coexistent mènent très
souvent à une cyclogénèse
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-
la
pression atmosphérique
suffisamment basse au niveau de
la zone de cyclogénèse ; les pressions déja basses
favorisent grandement l'ascension de l'air chaud et la convection
-
une
distance minimale de 500km de l'équateur
(soit 5° de latitude) pour que la force de Coriolis, liée
à la rotation de la Terre, puisse provoquer le mouvement tourbillonaire
et dévier la perturbation vers sa droite dans l'hémisphère
Nord et vers sa gauche dans l'hémisphère Sud
Ces différentes conditions expliquent
que les cyclones se forment essentiellement sur les régions
océaniques tropicales située entre les 5° et 20°
parallèles au cours de la saison estivale
Au sein de ces régions il existe une zone privilégiée
de cyclogénèse, la ZICT
C'est la zone de Convergence Intertropicale
qui évolue suivant les saisons
zone de basses pressions équatoriales
qui est le lieu de convergence entre les alizés (boréal
au nord et austral au sud sur la carte) des 2 hémisphères
L'air y est humide et instable ce qui se matérialise par de
nombreux nuages de type cumuloninbus dont les sommets atteignent 12
à 16 km d'altitude
C'est donc une zone de fortes pluies, souvent orageuses. C'est ainsi
le lieu privilégié de formation des cyclones
La ZCIT suit le mouvement apparent du soleil et se situe donc
soit dans l'hémisphère Nord, soit dans l'hémisphère
Sud suivant le mois de l'année (voir carte en dessous)
Elle correspond à l'équateur
météorologique, ligne imaginaire séparant
2 hémisphères énergétiques : dans chacun
d'eux, l'excédent d'énergie s'écoule des régions
tropicales vers les régions polaires
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A gauche
position de la ZCIT au mois de janvier (se trouve dans l'hémisphère
Sud)
et à droite position de la ZCIT au mois de juillet
(se trouve dans l'hémisphère Nord)
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L’anticyclone
de l’hémisphère Nord génère un courant d’alizé
qui franchit l’équateur (flux de « mousson transéquatoriale
»),
pour aller converger au niveau de la ZCIT,
avec les alizés engendrés par les anticyclones subtropicaux
de l’hémisphère Sud
Cette zone de convergence, rarement continue,
se situe généralement entre 5° et 20° Sud
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A ce moment
de l’année, la ZCIT se trouve sur l’Inde
dans l’hémisphère nord et se bloque sur la chaîne himalayenne
Sur le sud de l’Océan Indien, les hautes pressions qui viennent
de l’ouest sont plus puissantes qu’en été austral,
engendrant un alizé plus rapide sur les Mascareignes
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Cependant effet
d'autres facteurs entrent aussi en compte
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Ainsi l'étude des
couches atmosphériques au niveau de toute la Terre est primordiale,
de même que les interactions atmosphère-océan
Ainsi les grandes oscillations atmosphériques et océaniques
semblent prendre de plus en plus d'importance dans l'explication des cyclogénèses
tels que :
l'ENSO , le QBO et les oscillations de Maden Jullian
Cependant
les connaissances restent très lacunaires pour l'Océan Indien
ce qui ne permet pas de démontrer d'une façon absolue le
rôle de tous ces indices
sur la formation et l'évolution des cyclones dans cette zone
Ainsi :
- les oscillations
de Madden Julian (MJO) :
L'oscillation
intra saisonnière de Madden-Julian est
un phénomène tropical sous la forme d'une onde
qui se propage d''ouest en est depuis l'Afrique jusqu'au Pacifique
Cette onde module fortement l'activité nuageuse et convective
dans la zone proche-équatoriale à des échelles
de temps comprises entre 20 et 60 jours
Cette oscillation comprend 2 phases :
- une phase active humide qui favorise le développement
nuageux
- une phase inactive qui assèche l'atmosphère
et empêche tout développement nuageux important
Ces phases peuvent être plus ou moins prononcées, donc
l'activité nuageuse au dessus de l'Océan Indien est
alors plus ou moins perturbée, ce qui permettra oui ou non
le développement d'une dépression puis d'un cyclone
- l'ENSO
(El NIno South Oscillation) :
L'interaction de l'atmosphère et de l'océan est une
part essentielle des évenements El Nino/ La Nina
Durant un évènement El Nino la pression au niveau
de la mer tend à être moindre dans le Pacfique Est
et haute dans le Pacifique Ouest (c'est l'opposé pour la
Nina)
Ce constat est appelé Southern Oscillation
(SO). La mesure standard du SO est la différence de pression
au niveau de la mer entre Tahiti et Darwin (Australie)
Depuis que les phénomènes El Nino et la Southern Oscillation
sont réliés, les 2 termes ont été combinés
en une seule abréviation ENSO (El nino southern oscillation)
Le terme ENSO phase chaude est utilisé pour décrire
le phénomène El Nino
et le terme ENSO phase froide pour décrire le phénomène
El Nina
Suivant le ENSO l'activité
cyclonique sera ainsi différente c'est à dire en dessous
ou dessus de la normale
- le QBO : l'Oscillation
Quasi Biennale
:
Le Q.B.O est un phénomène
qui se produit au dessus de l'Equateur où les vents stratosphériques
font el tour du globe soit en direction de l'est soit en direction
de l'ouest
Tous les 12 à 16 mois la direction s'inverse
Suivant la direction des vents stratosphériques on a :
- vents soufflants de l'est (QBO phase d'est) : augmentation
de l'activité cyclonique
- vents soufflants de l'ouest (QBO phase d'ouest) : diminution
de l'activité cyclonique
La diminution de l'activité cyclonique pendant les années
de vent d'ouest pourrait être due à l'augmentation
du cisaillement vertical du vent entre la basse stratosphère(>
10km)
et la haute stratosphère (<20km)

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