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systèmes cycloniques dont 1 TTM, 2 FTT, 2 CT, 5 CTI, 1 CTTI |
| Nom |
Date |
Pus près
Réunion km | Vent
maximum en surface en km/h | Pression
minimum en hPa | Type |
| ANDRE
- ALEX |
26 - 31 oct |
3650 |
102 |
984 |
Forte tempête
tropicale | |
BAKA |
27 nov - 5
déc |
3150 |
139 |
967 |
Cyclone tropical |
| CYPRIEN |
01 - 03 janv |
1180 |
93 |
987 |
Tempête
tropicale modérée | |
|
17 - 24 janv |
70 (930 hPa) |
241 |
910 |
Cyclone tropical
intense | |
EDDY |
24 - 28 janv |
2850 |
139 |
967 |
Cyclone tropical |
| FRANCESCA |
01 - 11 fév |
2400 |
213 |
927 |
Cyclone tropical
intense | |
|
15 - 22 fév |
310 (930 hPa) |
222 |
922 |
Cyclone tropical
intense | |
|
06 - 13 mars |
340 (945 hPa) |
260 |
898 |
Cyclone tropical
très intense | |
IKALA |
24 - 28 mars |
2100 |
203 |
933 |
Cyclone tropical
intense | |
JERRY
- DIANNE |
07 - 11 avril |
3300 |
195 |
938 |
Cyclone tropical
intense | |
KESINY |
03 - 11 mai |
1040 |
120 |
976 |
Forte tempête
tropicale |
| Dénomination
du sytème | Vent
moyen sur 10 minute en km/h |
Pression
(hPa) | |
Dépression
tropicale |
< 61 |
>997 |
| Tempête
tropicale modérée TTM |
62 à 87 |
986 à 996 |
| Forte
tempête tropicale FTT |
88 à 117 |
972 à 985 |
| Cyclone
tropical CT |
118 à 165 |
971 à 942 |
| Cyclone
tropical intense CTI |
166 à 214 |
941 à 910 |
| Cyclone
tropical très intense CTTI |
> 215 |
< à 909 |
| Attention
: le vent maximum en surface ne correspond pas au vent moyen sur 10 minutes pour
une même pression, il est plus élevé |
Comité des cyclones tropicaux dans le sud-ouest de l'Océan Indien
Examen de la saison cyclonique 2001/2002 présenté par le CMRS de
la Réunion Après une année
que l'on pouvait qualifier de plutôt calme, cette saison cyclonique 2001-2002
a été d'une intense activité, se situant au deuxième rang parmi les saisons les
plus actives de ces trente dernières années. L'élément
le plus remarquable et le plus caractéristique de cette saison aura été l'intensité
moyenne anormalement élevée atteinte par l'ensemble des différentes perturbations,
avec une proportion exceptionnelle de systèmes dépressionnaires s'étant développés
en cyclones tropicaux. Fort heureusement la majorité des perturbations
a évolué sur l'Est du bassin du Sud-Ouest de l'océan Indien et est donc demeurée
loin des terres habitées. Trois d'entre elles ont, toutefois, touché MADAGASCAR,
mais sans conséquences trop dommageables, tandis que le cyclone tropical intense
DINA, affectait, lui, assez sévèrement les MASCAREIGNES, devenant à ce
titre le phénomène le plus mémorable de cette saison cyclonique. Cette saison
a donc été extrêmement active, ce, non pas en raison d'un nombre particulièrement
important de systèmes, mais du fait de l'intensité élevée affichée en moyenne
par les différents météores. Le nombre de 11 systèmes dépressionnaires ayant
atteint le stade de tempête tropicale (et donc baptisés), n'excède, en effet,
que peu significativement la normale (la moyenne se situant à 9), mais sur ces
11 systèmes, 9 se sont transformés en cyclone tropicaux, soit une proportion
réellement hors norme. Il faut en effet remonter à plus de trente ans en arrière
pour retrouver des taux comparables, au début de l'ère satellitaire (à une période
où l'imagerie satellitaire était de qualité nettement moindre et les analyses
d'intensité des perturbations tropicales sujettes à caution…). A l'arrivée,
cette fréquence inhabituelle de cyclones -double de la normale-, classe cette
saison parmi les deux ou trois plus actives depuis 1967 (début de l'ère satellitaire),
quasiment au niveau de la dernière "grande saison" en date, celle de 1993-1994,
qui demeure la référence en matière de summum d'activité cyclonique sur le bassin
du Sud-Ouest de l'océan Indien, que ce soit en terme de nombre de systèmes dépressionnaires
ou de nombre de jours cycloniques. Par rapport à la saison précédente 2000-2001,
l'activité perturbée a plus que doublé, avec 73 jours cumulés avec présence
d'un système dépressionnaire significatif - d'intensité au moins égale à la
tempête tropicale modérée (contre 36 lors de la saison précédente), à comparer
avec une moyenne de 53 et une médiane de 48. Mais l'écart à la normale
est encore plus remarquable si l'on considère le nombre de jours cycloniques
(avec présence d'un cyclone tropical sur zone) ; ce nombre atteint en effet 35,
contre 20 en moyenne (valeur réévaluée en tenant compte de l'ajustement
d'échelle Dvorak intervenu fin 1999). Cette intense activité cyclonique n'a
pas été la conséquence d'un nombre de cyclogenèses particulièrement élevé (15
systèmes dépressionnaires ont fait l'objet de l'émission de bulletins, ce qui
se situe tout à fait dans la norme), mais a résulté de la très grande facilité
avec laquelle, tout au long de la saison, les systèmes dépressionnaires qui se
sont formés ont ensuite pu s'intensifier. Ce trait dominant a constitué la spécificité
majeure de cette saison 2001-2002. Outre le fait que 9 cyclones ont ainsi
pu voir le jour, ce fort potentiel d'intensification a permis à 5 d'entre eux
d'atteindre le stade de cyclone tropical intense, un étant même classé cyclone
tropical très intense (HARY succédant ainsi à HUDAH, dernier cyclone en date
à avoir connu ce rare privilège -en avril 2000). La dernière
fois qu'un tel nombre de cyclones intenses avait été observé, c'était lors de
la "fameuse" saison 1993/1994, saison référence que vient donc talonner
dans la hiérarchie des saisons d'intense activité la présente saison (26 jours
avec présence d'un cyclone tropical mature sur zone - avec intensité de Dvorak
CI ³ 5.0, contre 27 en 1993-1994). Cette saison aura marqué une rupture
par rapport aux précédentes en terme de longévité. Les quatre dernières saisons,
avaient, en effet, été anormalement tardives et plutôt concentrées dans le temps,
s'étendant grosso modo sur les trois-quatre mois de pleine saison chaude. Cette
fois, le comportement a été inverse, avec une saison à la
fois précoce et tardive, qui s'est étirée du coup sur six mois et demi.
Le premier système dépressionnaire, issu du Sud-Est de l'océan Indien, s'est formé
fin octobre, ce qui classe cette saison parmi les saisons réellement précoces.
Rappelons qu'en matière de date de début de saison, la médiane se situe au 17
novembre (50% des débuts de saison intervenant avant cette date, 50% après). Il
faut en fait remonter à septembre 1992, pour trouver le dernier système à avoir
démarré plus tôt dans la saison, avec la tempête AVIONA. La clôture de la saison
est intervenue très tardivement, le 11 mai 2002, qui correspond de fait à la date
du dernier quintile, en terme de date de fin de saison (la dispersion en la matière
étant nettement moindre que pour les dates de début de saison, avec notamment
une médiane située au 20 avril). Mettant un point d'orgue final à une saison placée
sous le signe de systèmes de forte intensité, KESINY n'a pas déparé et
est resté dans la lignée des météores précédents, devenant un des rares cyclones
répertoriés en mai sur le bassin et surtout le premier depuis le début de l'ère
satellitaire à toucher, à l'intensité de cyclone tropical, une terre habitée,
en l'occurrence le Nord de MADAGASCAR. Les cyclogenèses se sont régulièrement
réparties sur la saison cyclonique, avec une activité toutefois plus concentrée
fin janvier, comme il n'est pas illogique au cœur de la saison chaude.
Outre le fait de n'avoir pas été spécialement nombreuses, mais par contre généralement
peu contrariées et "efficaces", on retiendra qu'elles se sont produites prioritairement
sur l'Est du bassin ou en-dehors, c'est-à-dire sur le Sud-Est de l'océan Indien,
6 systèmes se formant à l'Est de 80°E, dont 4 à l'Est de 90°E, en zone de responsabilité
australienne. Il est à noter qu'un seul système dépressionnaire s'est formé
sur le Canal de MOZAMBIQUE, tandis que la zone à proximité des CHAGOS, zone de
cyclogenèse habituellement privilégiée, est demeurée improductive. Enfin,
on accordera une mention spéciale au cyclone GUILLAUME pour sa cyclogenèse originale.
GUILLAUME s'est également singularisé au niveau de sa trajectoire, réellement
atypique. Pour le reste, les trajectoires ont été assez variées, mais avec, comme
lors de la saison précédente, une prédominance de trajectoires méridiennes
ou "pseudo-paraboliques". Aux trajectoires plutôt zonales, comme assez
classiquement observé en début ou en fin de saison, d'ANDRE et de KESINY, ont
répondu les trajectoires "pseudo-paraboliques" de DINA et d'HARY, tandis que
les systèmes présents en forte concentration sur l'Est du bassin, par suite d'un
taux de cyclogenèse important dans ce secteur, présentaient quasiment tous des
trajectoires à forte composante méridienne et associées à des points de rebroussement
ou à des changements de trajectoire assez marqués. La plupart des systèmes
ont atteint leur pleine maturité entre 15 et 20°Sud, comme c'est souvent le
cas sur le bassin, mais cela a été particulièrement spectaculaire cette saison,
puisque les 7 systèmes dépressionnaires qui ont circulé dans cette gamme de latitudes
y ont tous évolué au stade cyclonique et ce sur quasiment la totalité de cette
tranche de latitudes. Lors des saisons où les trajectoires méridiennes dominent
nettement, le risque cyclonique est généralement atténué pour les terres habitées
concentrées sur l'Ouest du bassin, et c'est a priori d'autant plus vrai que les
cyclogenèses se produisent majoritairement loin à l'Est, comme cela a été le cas
lors de cette saison. Cela n'a été que partiellement vérifié, car si l'AFRIQUE
AUSTRALE a été effectivement exempte de toute perturbation, il se trouve que les
5 systèmes dépressionnaires à s'être formés à l'ouest de 80°E sont tous venus
influencer plus ou moins directement MADAGASCAR et les MASCAREIGNES. MADAGASCAR
a été, comme souvent du fait de sa taille, la plus concernée, mais n'a finalement
pas eu trop à souffrir des différents météores qui l'ont touchée, du moins comparativement
à certaines années. HARY, qui était alors quasiment au maximum de sa puissance,
n'a fort heureusement fait que "riper" sur la pointe orientale de la Grande Ile
et était qui plus est de taille réduite. Il n'a donc pas eu l'impact désastreux
qu'il aurait pu avoir avec une trajectoire différente. Les MASCAREIGNES s'en sont
à l'arrivée moins bien sorties, le cyclone intense DINA faisant quelques victimes
à MAURICE et laissant derrière lui des dégâts considérables à MAURICE comme à
LA REUNION. Elles ont, toutefois, été en partie épargnées, échappant à un impact
direct du météore. Et globalement, on peut tout de même estimer que cette
saison cyclonique n'a pas eu les conséquences catastrophiques qu'elle aurait pu
avoir, eu égard au potentiel de destruction représenté par un tel nombre de cyclones
et de phénomènes particulièrement intenses. Si l'on se réfère à nouveau à la saison
1993-1994, comparable de ce point de vue, on se souvient encore à quel point cette
année avait été terrible pour les populations de la côte Est de MADAGASCAR, avec
les cyclones GERALDA, LITANNE, DAISY, NADIA. Cette année-là avait également vu
un fort taux de cyclogenèse sur l'Est du bassin, mais les trajectoires avaient
présenté une forte zonalité. Plus que la localisation des cyclogenèses et leur
éloignement des terres habitées, c'est donc plutôt l'aspect trajectoires et leur
orientation qui est l'élément primordial. En l'occurrence, la tendance
méridienne dominante de cette saison 2001-2002, a bien eu un effet modérateur
évident comparativement à 1993-1994
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