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Saison
cyclonique 2002-2003
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La
saison cyclonique a débuté le 06 novembre 2002 avec
la formation de la tempête tropicale Atang, c'est à
dire 6 jours après la date de début de saison,
le 1er novembre et s'est terminée avec le cyclone tropical
Manou se dissipant le 10 mai 2003 soit 21 jours avant la date
de fin de saison, le 31 mai
Il y a eu 13 systèmes tropicaux nommés avec 6 tempêtes
tropicales & 7 cyclones tropicaux
Une saison très au dessus de la normale (moyenne
: 10 systèmes dont 5 cyclones)
Le système le plus fort a été Kalunde avec
une pression de 898 hPa et des vents de 260 km/h
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Carte
2002-2003 des systèmes tropicaux
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Les
sigles cyclones sur la trajectoire d'un système représentent
la position du système toutes les 24 heures à
0h00 UTC
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Sur
la carte certains systèmes apparaissent en plus (ex
: 01S )
Ce sont en fait des systèmes qui n'ont pas été
nommés officiellement mais qui ont été
suivis par le JTWC
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Détails
saison 2002-2003
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Nom
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Date
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Pus
près Réunion km
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Vent
maximum
en surface
en km/h
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Pression
minimum
en hPa
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06
- 13 novembre
|
-
|
84
|
991
|
Tempête
tropicale modérée
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BOURA
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15
- 23 novembre
|
600
|
139
|
967
|
Cyclone
tropical
|
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23
- 29 décembre
|
385
(956 hPa)
|
167
|
954
|
Cyclone
tropical
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DELPHINA
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30
décembre -
1er janvier
|
-
|
102
|
984
|
Tempête
tropicale modérée
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EBULA
|
08
- 12 janvier
|
1450
|
120
|
976
|
Forte
tempête tropicale
|
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FARI
|
23
janvier -
1er févier
|
-
|
102
|
984
|
Tempête
tropicale modérée
|
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08
- 15 février
|
290
(955hPa)
|
195
|
938
|
Cyclone
tropical intense
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HAPE
|
10
- 14 février
|
1040
|
149
|
963
|
Cyclone
tropical
|
|
ISHA
|
11
- 14 février
|
3050
|
84
|
991
|
Tempête
tropicale modérée
|
|
JAPHET
|
26
février -
3 mars
|
1650
|
213
|
927
|
Cyclone
tropical intense
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05
- 15 mars
|
830
|
260
|
898
|
Cyclone
tropical très intense
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|
LUMA
|
11
- 12 avril
|
-
|
-
|
985
|
Tempête
tropicale modérée
|
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03
- 10 mai
|
-
|
139
|
967
|
Cyclone
tropical
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Résumé
de la saison présenté par le CMRS de la Réunion
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Succédant
à une saison d'intense activité, la saison cyclonique 2002-2003
est restée, à bien des égards, dans la lignée de sa devancière
Cela a été de nouveau, une saison longue et active sur le
bassin du Sud-Ouest de l'océan Indien
Le nombre de systèmes dépressionnaires à s'être développés a
même surpassé celui de la saison précédente, se situant à un
niveau très élevé
Mais si les perturbations ont été plus
nombreuses, elles ont, toutefois, été moins intenses globalement
que lors de la saison 2001-2002
(qui avait été exceptionnelle de ce point de vue), malgré une
proportion de nouveau supérieure à la normale de cyclones tropicaux
Avec cette forte activité perturbée, peu de terres habitées
ont pu échapper à l'influence plus ou moins directe d'une ou
de plusieurs perturbations, qui ont prélevé un tribut humain
et économique encore bien lourd cette saison...
Treize
perturbations ont été classées au stade de tempête tropicale (contre
11 la saison passée), soit un nombre très important pour le
bassin, puisque très proche
du nombre maximal de 14 observé depuis le
début de l'ère satellitaire (1967-1968)
Huit d'entre elles ont atteint la force ouragan (sept cyclones
tropicaux, plus un système subtropical ayant atteint de manière
éphémère ce stade)
Rappelons que la normale de l'activité du bassin se situe à neuf
tempêtes tropicales, dont un peu moins de la moitié atteignent
le stade cyclonique
A l'image de la saison précédente, cette forte activité perturbée
n'a pas résulté d'un nombre de cyclogenèses hors norme
16 systèmes dépressionnaires ont fait l'objet de l'émission
de bulletins, soit seulement un de plus que lors de l'exercice
précédent et le même nombre que lors de la peu active saison 1997-1998
par exemple (ce nombre de cyclogenèses a d'ailleurs été très stable
au cours des dernières années, se situant depuis cinq ans dans
la fourchette 14-16,
seule la saison 2000-2001 faisant exception)
Mais le taux de conversion en perturbations matures (13 tempêtes
tropicales pour 16 perturbations embryonnaires) a été particulièrement
élevé,
indiquant des conditions environnementales généralement très favorables
Le nombre de perturbations baptisées ne suffit toutefois pas à
quantifier à lui seul le degré d'activité d'une saison
Le nombre de jours d'activité cyclonique, paramètre plus
représentatif de l'activité perturbée, est en l'occurrence nettement
plus parlant et relativise le niveau d'activité
de cette saison
Avec 24 jours cumulés avec présence d'un
cyclone tropical sur zone (nombre de jours cycloniques),
cette saison ne présente que 20% d'excédent par rapport à la normale
(moyenne de 20 jours) et arrive loin derrière les 35 jours de
2001-2002
L'intensité moindre des perturbations de cette saison et surtout
leur longévité réduite au stade cyclonique expliquent cette différence
:
il n'y a ainsi eu qu'une seule perturbation
qui soit parvenue à se maintenir plus de trois jours à la force
ouragan -le cyclone KALUNDE-, contre
quatre la saison précédente
L'effet du nombre, 13 tempêtes tropicales ou cyclones, a par contre
joué sur le nombre de jours avec présence d'un système dépressionnaire
d'intensité au moins égale
à la tempête tropicale modérée
Avec 68 jours cumulés, on obtient un nombre nettement supérieur
à la normale (moyenne de 53, pour une médiane de 48), correspondant
à un niveau d'activité perturbée élevé,
mais toutefois inférieur également à celui de la saison précédente
(où il avait atteint 73 jours), malgré un nombre supérieur de
perturbations
Si en terme de longévité, les perturbations de cette saison n'ont
pu rivaliser avec leurs devancières de 2001-2002, il n'en a pas
été de même pour la saison cyclonique proprement dite,
qui a fait mieux que cela, s'étirant sur plus de huit mois.
2002-2003 figure parmi les saisons cycloniques à la fois les
plus précoces et les plus tardives
Depuis le début de l'ère satellitaire (1967-1968), seulement quatre
saisons avaient démarré plus tôt et, curieusement, quatre fini
plus tard (en fixant le début de saison au 1er juillet)
Les zones de cyclogenèse ont constitué le point de différentiation
majeure comparativement à la saison précédente
Contrairement à 2001-2002, aucun système dépressionnaire n'a été
issu du Sud-Est de l'océan Indien (à l'est du méridien 90°E),
tous se formant sur notre zone Sud-Ouest,
la zone centrale du bassin (au sud-ouest des CHAGOS) et le Canal
de MOZAMBIQUE, plutôt improductifs la saison précédente, amenant
cette fois une contribution prépondérante
Les systèmes se sont par ailleurs formés, en moyenne, plus au
sud, au voisinage ou au sud du 10ème parallèle sud pour la majorité
La typologie des trajectoires a présenté quant à elle des
analogies certaines avec celle de la saison antérieure
Qu'elles aient été pseudo-paraboliques classiques (comme
celles de KALUNDE ou CRYSTAL) ou atypiques (comme celles
de GERRY ou HAPE), les trajectoires méridiennes ou
à orientation sud-est dominantes, ont été les plus nombreuses,
avec pour conséquence de privilégier l'évacuation vers les latitudes
sud d'une majorité de systèmes
Une trajectoire zonale s'est tout de même fait remarquer,
celle du premier système de la saison, formé extrêmement près
de l'Equateur et passé ensuite sur le cœur
de l'archipel des SEYCHELLES
Avec ce système, dès le début septembre et cette ouverture précoce
de la saison cyclonique, la tonalité à venir des événements avait
ainsi été affichée d'emblée :
cette saison ne passerait pas inaperçue et laisserait des traces…
Cette première perturbation de la saison (non baptisée) traçait,
en effet, une route inédite de par sa proximité de l'Equateur
Les SEYCHELLES, dont les îles principales se croyaient, si ce
n'est bénies des dieux, du moins à l'abri du risque cyclonique,
étaient traversées par un système dépressionnaire jamais vu de
mémoire d'homme Malgré l'intensité relativement faible de ce phénomène,
son passage était sérieusement ressenti sur la petite île de PRASLIN,
qui subissait des dégâts matériels significatifs
D'autres conséquences plus funestes étaient, hélas, à venir…
Avec la forte activité perturbée, peu de terres habitées allaient
échapper à l'influence plus ou moins directe d'une ou de plusieurs
perturbations :
L'AFRIQUE AUSTRALE, et prioritairement sa façade maritime mozambicaine,
totalement épargnées l'an passé, subissaient cette fois l'impact
de la tempête tropicale DELFINA,
puis du cyclone tropical JAPHET
Plus que les vents, ce sont les pluies associées et les inondations
induites par ces deux météores qui ont fait des dizaines de victimes
au MOZAMBIQUE et au MALAWI
Les MASCAREIGNES ont pour leur part vu nombre de perturbations
rôder dans leurs parages, et si l'île MAURICE n'a été qu'effleurée,
et en conséquence modérément affectée,
par le cyclone GERRY, l'île RODRIGUES n'a pas été aussi chanceuse,
subissant de plein fouet le cyclone KALUNDE
Même si ce phénomène, le plus puissant de la saison, était alors
en phase d'affaiblissement, les rafales de vents supérieures à
200 km/h et les pluies temporairement diluviennes associées au
passage du météore ont provoqué d'importants dommages sur la petite
possession mauricienne
La fin de saison a de fait été difficile
MADAGASCAR, jusque là relativement épargné, puisque n'ayant connu
jusqu'au mois d'avril que l'influence très modérée de la tempête
tropicale FARI,
a une nouvelle fois payé un lourd tribut à l'occasion de l'impact
du dernier système dépressionnaire de la saison, le cyclone tropical
MANOU, qui a durement frappé la côte est
de la Grande Ile, faisant de nombreuses victimes
Avec MANOU la saison s'est clôturée comme elle avait commencé,
par un phénomène exceptionnel
Le cyclone tropical KESINY avait constitué un événement inédit
l'an passé, puisque c'était la première fois depuis le début de
l'ère satellitaire qu'un système dépressionnaire affectait, au
stade de cyclone tropical, une terre habitée du bassin en mai
Mais MANOU a revêtu un caractère encore plus hors norme.
Plus intense que KESINY, il est surtout, des six cyclones tropicaux
répertoriées sur le bassin depuis 1967 au mois de mai, celui ayant
atteint cette intensité à la latitude la plus élevée jamais observée
durant cette période (au sud de 19°Sud)
Par ailleurs, le fait qu'un cyclone tropical ait pu toucher une
terre habitée deux années à suivre en mai, alors que cela ne s'était
jamais produit auparavant,
oblige à se poser des questions
S'agit-il d'une pure et extraordinaire coïncidence, ou alors faut-il
craindre que ce type de phénomène ne se reproduise désormais régulièrement
?
On sait les multiples interrogations que suscite la perspective
du réchauffement climatique annoncé
Une des questions majeures pour notre zone, de même que pour les
autres bassins cycloniques du globe, est bien sûr de savoir s'il
faut envisager un accroissement
de l'activité cyclonique (en nombre et/ou intensité)
Les études actuelles n'ont pas permis de trancher cette question,
qui demeure ouverte
Mais on ne peut, toutefois, s'empêcher de penser que, s'il n'y
aura pas forcément d'impact durant le cœur de la saison cyclonique,
une modification des températures de surface
de la mer pourrait, à la marge, avoir une influence, c'est-à-dire
en début ou en fin de saison cyclonique, en permettant des cyclogenèses
plus précoces et plus tardives
On peut alors raisonnablement s'interroger sur le fait de savoir
si les épisodes KESINY et MANOU ne sont pas les premières manifestations
tangibles d'un tel début d'allongement
de la saison cyclonique…
Le fait est que les températures de la mer étaient anormalement
élevées cette année 2003 et que la saison cyclonique a effectivement
été extrêmement longue,
s'étirant de septembre jusqu'à mai, soit sur plus de huit mois
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