Pendant
six jours, Clotilda a tenu la population réunionnaise en émoi, frappant de plein
fouet l’île le 13 février.
Un vendredi tragique, qui ne sera pas oublié de
sitôt.
Quelques jours plus tôt, le 10 février, une dépression tropicale
modérée qui se forme entre la Réunion et Madagascar est baptisée Clotilda.
De mémoire de prévisionniste, c’est la première perturbation qui ait évolué en
stagnant plusieurs heures sur la Réunion.
Les vents ont été forts, avec des
rafales qui ont pu atteindre ou même dépasser les 200 kilomètres par heure dans
le nord et le nord-est.
Les pluies ont été diluviennes. En trois jours, les
11, 12 et 13 février, les hauteurs d’eau cumulées atteignent des valeurs impressionnantes
et dépassent le plus souvent les records enregistrés lors du passage de Hyacinthe
(1 855 mm à la Plaine des Palmistes contre 1 716 mm précédemment).
Le bilan
humain est lourd : sept morts et deux disparus.
Environ 250 cases ont été
endommagées et près de 120 entièrement détruites.
Au total, près de 150 000
personnes ont été privées d’eau, et 40 000 d’électricité.
Des dizaines de
millions de francs auront été nécessaires pour la remise en état du réseau routier,
en particulier la route du littoral et les radiers de Gillot
Source
Clicanoo