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Le temps qu'il fait tous les jours est du aux différences
de température qui règnent dans l'atmosphère
: la répartition de l'énergie dans l'atmosphère est
inégale
Les phénomènes qui
interviennent dans l'influence de la température sont de 2 classes : astronomiques
et physico-géographiques
| L'énergie
et l'atmosphère |
Tout d'abord les facteurs astronomiques :
Le soleil est à
l'origine de toute la météo
En effet le soleil est la principale
source d'énergie pour l'atmosphère terrestre
La terre fait le tour du soleil en 365 jours et 1 quart en décrivant
une orbitaire quasi circulaire et fait un tour sur elle-même en
24 heures selon un axe incliné à 23,5° par rapport
au plan équatorial
ce qui permet à notre planète d'avoir des saisons et des
températures différentes suivant l'h'émisphère
(nord ou sud) et le moment de l'année
Ainsi pendant le solstice d'hiver (21 décembre) la position de
la terre est telle que l'hémisphère nord recoit moins
d'énergie que durant le soltice d'été (juin)
De plus lors du soltice d'hiver plus on se rapproche du pôle Nord
(Artique) et plus la différence entre le jour et la nuit est
grande
L'été la situation est inversée : les journées
sont plus longues et au pôle Nord le soleil ne se couche jamais
le 21 juin !
Ainsi suivant la latitude (0°, 30°, 60°) globalement le
rayonnement est positif à partir de la latitude 0° jusqu'à
38° et présente un bilan négatif au delà
Finalement la latitude est importante mais la position de la
tere est un facteur prédominant par rapport à la quantité
d'énergie que reçoit la Terre
Ainsi les rayons solaires contiennent pratiquement tous la même
énergie cependant la réception de l'énergie par
le sol est profondémment affectée par l'angle d'incidence
des rayons
En effet un rayon très oblique éclaire une zone plus étendue
et l'intensité du rayonnement au mètre carré est
d'autant plus amoindrie,
c'est ce qui explique la raison pour laquelle les régions intertropicales
sont plus chaudes que les régions polaires
(pour exemple éclairer une zone plane de biais avec une lampe
et vous verrez que le rayonnement reçu varie suivant l'angle
d'incidence de la lampe)
Ensuite les facteurs physico-géographiques
:
La nature du sol entre en compte pour accentuer ou pondérer les
déséquilibres d'énergie
Pour une quantité d'énergie
recu au sol la couleur et la texture de celui-ci de même qu'il
s'agisse d'un océan ou d'un continent influenceront la température
à la surface
Il s'agit ainsi de facteurs physico-géographiques :
- les océans prennent plus de temps à se réchauffer
mais aussi à se refroidir que les continents
- de même une surface de neige ne se réchauffe pas autant
qu'une surface couverte de végétation, la neige réfléchissant
une partie de l'énergie solaire
- l'altitude est aussi un facteur qui influence la température
L'albédo est précisemment la porportion du rayonnement
atteignant le sol qui est aussitôt réfléchie vers
le haut : il peut varier de 10% sur un marécage à 85%
sur la neige
Une partie de ce rayonnement
réfléchi revient néanmoins vers le sol après
une réflexion sur la base des nauges ou une diffusion par l'atmosphère
vers le bas
L'énergie envoyée
par le soleil vers la terre ne parvient pas entièrement au sol
:
- parmi les 340 watts au m² provenant
du soleil 105 watts sont renvoyés dans l'espace lointain par
réflexion sur les nuages, réflexion sur le sol,
ou diffusion par l'atmosphère vers le haut et 75 watts sont aborbés
par l'air et les nuages
- le sol ne capte finalement que 160 watts soit par
rayonnement direct soit par diffusion de l'atmosphère vers le
bas et 85 watts seront utilisés pourl'évaporation de l'eau
Mais cette chaleur ne sera pas perdue, elle est en réalité
emmagasinée par la vapeur d'eau de manière latente,
c'est à dire qu'elle sera libérée tôt ou
tard dans l'atmosphère parle procesus inverse, la condensation
- les 75 watts restant se subdivisent en 15 watts perdus par
contact direct avec l'air et 60 watts retransmis à l'atmosphère
sous forme de rayonnement infrarouge qui représente en fait le
bilan d'un va et vient
de ce rayonnement entre la Terre d'une part et les gaz à effet
de serre d'autre part qui permet en fait à la Terre de bénéficier
de températures clémentes
 | xxxxxxx |
Il est divisé
en plusieurs couches caractérisées entre autres
par leur profil thermique vertical (ou profil vertical
de température)
c'est à dire par la façon dont la température
de l'air y croit, décroit ou reste constante lorsqu'on
s'élève en altitude :
-
Ainsi le domaine
de la basse atmosphère
s'identifie à la troposphère,
riche en vapeur d'eau et en nuages, et au sein de laquelle
la température décroit dans l'ensemble assez
régulièrement avec l'altitude
L'épaisseur de la troposphère se réduit
avec la latitude
Son ordre de grandeur est de 10 km dans les régions
tempérées, mais se réduit à 7
km aux pôles alors qu'il frôle la vingtaine de
km au-dessus de la zone équatoriale
-
Nous avons ensuite la moyenne atmosphère
qui superpose la stratosphère jusqu'
à une cinquantaine de km d'altitude et la mésophère
Lorsqu'on s'élève
dans la stratosphère la température devient
d'abord constante puis se met à croitre (cela est du
à des réactions photochimiques induites par
la présence d'ozone)
Ce n'est que plus haut dans la mésophère que
le profil thermique du vent est à nouveau décroissant
-
Au delà dans la haute
atmosphère
nous avons la thermosphère
puis l'exosphère et cela jusqu'à
1500 km d'altitude
|
| Le dynamisme
général de l'atmosphère |
Située à la
base de l'atmosphère, la troposphère est animée
de puissants mouvements qui brassent l'air en permanence
L'atmosphère ne recevant pas la même
quantité d'énergie c'est cettte différence qui provoque
des déplacements d'air selon le principe fondamental que l'air
chaud a tendance à monter en altitude
car elle est moins dense (plus légère) que l'air froid
La différence de température dans l'air est l'une des clés
de tout mouvement dans l'atmosphère
Cependant comme nous le verrons le mouvement vertical de l'air est relativement
mineur par rapport au mouvement horizontal de l'air qui est provoqué
par des différences de pression
Le dynamisme général de l'atmosphère désigne
l'ensemble des déplacements de l'air dans l'atmosphère
Ces grandes tendances sont toutes sous l'influence d'une force apparente
: la force de Coriolis qui est une loi cinétique
:
"toute particule en mouvement dans l'hémisphère nord
est déviée vers sa droite et dans l'hémisphère
sud vers sa gauche"
Cette force est négligeable dans la plupart des cas mais devient
très importante dans certains phénomènes dont fait
partie le déplacement des masses d'air : le vent météorologique
En météorologie l'air qui se déplace est donc sousmis
à cette force "invisible" de Coriolis
Mais qu'est ce qui engendre le déplacement de l'air au départ
? L'air se déplace pour combler les vides et ainsi provoquer le
vent. L'air se déplace aussi s'il est chauffé de façon
inégale
De manière générale l'air se déplace autour
du globe en suivant certains chemins bien définis
Le principe de base pourrait être le suivant :
le mouvement de va et vient entre l'équateur
et le pôle du à la différence de température
qui provoque des mouvements d'air (et qui permet la distribution de froid
et de chaud entre ces 2 régions)
forme une immense cellule que l'on appelle convective
Ainsi à l'équateur l'air chauffé par le soleil prend
de l'altitude et se dirige vers le Pôle Nord pour se refroidir,
en se refroidissant il reprend la direction du sol et comme l'air ne peut
s'accumuler
de façon infinie au pôle emprunte la direction de l'équateur
, donc se re réchauffe et recommence à prendre de l'atitude
et ainsi de suite
En réalité l'air n'a pas le temps de se rendre au pôle
pour se refroidir en effet vers le 30° déja refroidi il redescend
vers le sol et reprend son mouvement vers l'équateur pour se réchauffer
et ainsi de suite
C'est la cellule de Hadley
2 mouvements similaires à la cellule convective de Hadley se produit
entre le 30° et le 60° :
la cellule de Ferrel qui a une circulation inversée et qui
se trouve entre le 30° et le 60° et entre le 60° et le pôle
: la cellule polaire
Nous allons dès lors étudier plus en détails tous
ces phénomènes c'est
à dire :
- le mouvements horizontaux et verticaux d'air
- les vents avec les 6 zones de circulation des vents
- les centres d'actions suivant l'hémisphère avec les différents
anticyclones
- les masses d'air
- les cellules de convection avec les cellules de
Hadley, de Ferrel et polaire
Les
mouvements verticaux sont liés à des contrastes de
température (processus convectif)
alors que les
mouvements horizontaux sont engendrés par des différences
de pression atmosphérique au niveau du sol
Les
mouvements d'air verticaux
Les mouvements verticaux
de l'air sont associés à plusieurs phénomènes
: instabilité, relief, système dépressionnaire
La densité de l'air dépend de sa température : l'air
chaud plus léger s'élève au contraire l'air froid
plus lourd se tasse vers le sol
Ainsi au contact du sol dans certaines régions, l'air s'échauffe
devient donc plus léger et s'élève : il se produit
une ascendance
En montant l'air se détend car la pression de l'air
est moindre et se refroidit (décroissance de la température
avec l'altitude)
Le mouvement ascendant se poursuit jusqu'à ce que l'air atteigne
la température du milieu environnant
L'ampleur du mouvement dépendra
de l'échauffement de l'air au départ mais aussi de son degré
d'hygrométrie
En effet un air sec voit sa température diminuer de 1°C tous
les 100m alors que pour un air saturé en eau la température
ne diminue que de 0,5°C tous les 100m car la condensation de l'eau
au cours de l'ascendance libère de la chaleur.
Inversement de l'air plus froid que l'air ambiant, donc plus lourd, va
descendre vers le sol, se comprimer et se réchauffer : on parle
de subsidence
Les situations où l'air entreprend un mouvement vertical (vers
le haut ou vers le bas) sont nombreuses :
- origine orographique :
l'ascendence due au relief est causée par un trait topographique
proéminent : une chaine de montagne ou une plaine
- origine frontale :
l'ascendance frontale est identique à l'ascendance orographique
mais son agent initiateur est une masse d'air qui en force une autre à
s'élever : ces 2 masses d'air sont séparées par un
front :
ex : la venue d'un front froid sur une région force la masse d'air
chaud à monter
- origine convective :
la convection est caractérisée par des courants ascendants
clairement localisés séparés par de grandes régions
où l'air s'affaisse graduellement, elle résulte alors de
l'échauffement inégal de la surface
ses lieux de prédiction sont les secteurs côtiers et les
rives où les écarts de température sont marqués.
La convection peut aussi être déclenchée parle réchauffement
de l'air froid sur une surface chaude
- origine dynamique :
dans une basse pression les vents circulent en travers des isboares à
cause de la friction du sol et vont vers le centre de la dépression
: le vent converge vers le centre ;
or l'air ne pouvant s'accumuler indéfiniment dans le centre de
la basse pression il amorce un mouvement convergeant vers le haut
Dans une haute pression c'est l'inverse qui se produit : l'air cicucle
hors de la haute pression en divergeant vers l'extérieur avec un
mouvement vertical de subsidence
- le frottement :
en frottant le sol l'air se brise en une série de tourbillons :
phénomène appelé turbulence mécanique : ne
concerne que la surface comprise entre le sol et 1,5km d'altitude
Les mouvements d'air horizontaux
Le vent
est un déplacement de l'air qui possède une vitesse exprimé
en m/s ou km/h ou noeud (=1,853km/h) et une direction qui indique d'ou
provient le vent
(un vent du Sud se déplace donc vers le Nord) et qui s'exprime
à l'aide de la rose des vents
Un changement de direction du vent dans le sens des aiguilles d'une montre
est un mouvement dextrogyne et dans le sens contraire lévrogyne
Il est impossible de parler des vents sans parler
de la pression atmosphérique qui est une force par unité
d'aire, c'est à dire qu'il s'agit du poids d'une colonne d'air
qui s'étend d'une altitude donnée jusqu'au sommet de l'atmosphère
En moyenne au niveau de la mer la pression atmosphérique est de
1013 hPa
Ainsi dans les régions d'ascendance, la pression atmosphérique
est inférieure à la moyenne estimée de 1013 hectopascals,
il se forme alors une dépression
et au contraire dans les zones de subsidence la pression atmosphérique
s'élève il y a formation d'un anticyclone
La répartition spatiale des hautes et basses
pressions varie au cours de l'année et consitue le champ de pression
Les météorologistes pour les besoins de la prévision
établissement régulièrement des cartes de pressions
atmosphériques où les lignes isobares relient tous les points
qui sont à la même pression atmosphérique
L'air est constitué
d'un ensemble de particules soumises à diverses forces qui sont
présentent à tous les niveaux de l'atmosphère et
qui induisent le vent : ainsi nous avons :
- le gradient de pression
est la différence de pression existant entre 2 points divisée
par la distance en degré qui les séparent : (P1 -P2)/distance
C'est donc la différence de pression entre 2 points qui crée
une force nommé force de gradient de pression
Ainsi sur une carte isobare plus ces derniers sont rapprochés et
plus la force de gradient de pression sera forte et plus le vent sera
fort
La direction de la force du gradient de pression va des zones de hautes
pressions vers les zones de basses pressions pour parvenir à une
pression uniforme
Ainsi cette force de pression est
perpendiculaire en chaque point aux lignes isobares, dirigée des
hautes vers les basses pressions et son intensité est d'autant
plus grande que la différence de pression est élevée
Le vent devrait donc converger vers le centre d'une dépression
et diverger à partir du centre d'un anticyclone
Or on constate que le vent au sol circule parrallèlement aux lignes
isobares. Ceci est la conséquence de la rotation de la Terre
- la force de Coriolis :
dans
l'hémisphère nord ou sud la rotation de la Terre introduit
une force supplémentaire, la force de Coriolis qui provoque sur
tout objet en mouvement, une dévation
vers la droite dans l'hémisphère nord et dans l'hémisphère
sud une déviation vers la gauche
Cette déviation est nulle à l'équateur et maximale
aux pôles. Cette force parfaitement négligeable dans la vie
courante (les trains restent sur leurs rails) mais ne l'est plus pour
les grands mouvements atmosphériques et océaniques
On peut décrire les mouvements de l'atmosphère en faisant
alors l'hypothèse qu'en tout point les forces de pressions et de
Coriolis s'équilibrent (forces opposées) : on parle d'hypothèse
géostrophique
Donc en théorie le mouvement de l'atmosphère ne se fait
pas perpendiculairement aux isobares mais tangentiellement ou parrallèlement
aux isobares, l'air ne circule pas des hautes vers les basses pressions
mais tourne autour des centres dépressionnaires dans le sens des
aiguilles d'une montre et autour des centres anticycloniques dans le sens
contraire des aiguilles d'une montre pour l'hémisphère nord
(inverse pour l'hémisphère Sud quant au sens de rotation)
- la force centripète :
se manifeste lorque la trajectoire de l'air s'incurve, elle agit alors
perpendiculairement en direction du centre de rotation
cette force est toutefois moins importante que les forces de Coriolis
et de gradient
- la force de frottement :
la terre n'est pas lisse, elle possède un relief et sa surface
a pour effet d'offrir une résitance au déplacement de l'air
créant ainsi une force de friction dont l'impact réduit
l'influence de la force de Coriolis
Comme la force de gradient demeure la même l'air est généralement
dévié vers les basses pressions
L'importance de la déviation dépend de fait de la nature
de la surface : au dessus d'un sol accidenté la déviation
du vent est de 30° alors que sur un plan d'eau elle n'est que de 15°
A partir de 1000m au dessus du sol cet effet s'estompe et les vents circulent
parallèlement aux isobares. Cette force de frottement a pour effet
de faire souffler le vent en travers des isobares
Pour exemple :
 | |
Sur
cette carte nous avons en présence :
la force de Coriolis (FC)
la force centripète (Fp)
mais également la force de frottement
ce qui fait que le vent (V) n'est pas totalement parallèle
aux isobares mais à un angle,
conduisant le vent "à aller" vers le centre
de la dépression
(et ce sera le contraire pour un anticyclone,
le vent aura tendace à aller vers "l'extérieur")
|
Dès lors la vitesse du vent est
d'autant plus rapide que les différences de pression sont fortes
et qu'elles se font sur de courtes distances (lignes isobares rapprochées)
En surface et au niveau de la mer les vents sont parfois forts différents
de ceux en altitude : il est possible d'avoir un vent léger et
à 6000 mètres un vent de 150 km/h
De même la latitude joue un rôle important
Lorsqu'on
observe à des échelles spatio-temporelles suffisamment
grandes, le mouvement de l'air au sein de l'atmosphère
tend à se répartir suivant des couches superposées,
de direction générale horizontale, et où
, par sa vitesse, prédomine nettement sur la valeur de la vitesse
verticale du vent
Cependant les variations de la direction et de la vitesse du vent
à ces échelles ne sont pas sytématiquement lentes
et continues
Il peut en effet se produire en une région donnée de l'atmosphère,
au moins durant un certain temps, des changements notables et persistants
dans la répartition spatiale des déplacements de l'air,
qui parfois prennent la forme d'une discontinuité
Ces changements affectent tantôt la valeur de la direction du
vent (par exemple au passage d'un front au niveau moyen de la mer) tantôt
celle de sa vitesse (par exemple aux frontières d'un courant-jet)
tantôt l'une et l'autre (par exemple entre 2 couches d'air adjacentes).
De telles variations locales du vent sont appelées des
cisaillements qui peuvent être horizontaux ou verticales
La circulation générale des vents
Que ce
soit en surface ou en altitude la circulation de l'air atmosphèrique
dans le sens horizontal à l'échelle globale - celle
de notre planète- peut être envisagée comme la
résultante
de 2 mouvements conjugués :
- une circulation zonale,
qui selon la zone méridienne considérée, progresse
vers l'ouest ou vers l'est en suivant grossièrement la direction
des parallèles terrestres
- et une circulation
méridienne qui se dirige tantôt vers les régions
équatoriales tantôt vers les régions polaires
en suivant à peu près la direction des méridiens
terrestres
Comme nous l'avons vu l'essentiel des mouvements de l'atmosphère
s'effectue dans le sens horizontal
Cependant il ne faut pas oublier qu'il existe aussi des mouvements
dans le sens vertical grâce à de puissantes ascendances
et subsidences
Pour comprendre le vent il faut savoir que l'origine du phénomène
réside toujours dans une question de température
de l'air
L''air chaud s'élève (loi physique qui explique par
exemple comment les montgolfières s'élèvent)
et de plus la nature a horreur du vide (c'est à dire que l'air
qui monte est remplacé par de l'air frais
(principe de la cheminée)
C'est ainsi que nait le vent
Sur la planète il existe une cheminée géante
: l'équateur
Au contact de la terre surchauffée par un rayonnement solaire
intense l'air se rechauffe à son tour et alors s'élève
en altitude avec pour conséquence de créer un appel
d'air
A la surface du globe se crée donc un mouvement de convergence
des vents, de part et d'autre de l'équateur
L'air chaud qui s'était élevé au dessus par l'équateur
se refroidit et descend alors de part et d'autre de la cheminée
autrement dit en direction des pôles cependant cet air refroidi
se divise aussi
en plusieurs flux que l'on retrouve au niveau des tropiques et des
régions polaires
Là se trouve l'origine de la circulation des masses d'air dans
l'atmosphère et leur répartition
Tous ces phénomènes se déroulent dans la troposphère
De plus bien des siècles avant les images satellites les marins
avaient remarqué que les vents, à l'échelle globale,
ne soufflent pas de manière chaotique mais s'écartent
assez peu souvent
en vitesse et en direction des valeurs moyennes lorsqu''on les considère
sur une période de temps assez longue -une saison-
Qui plus est ces écarts de vents s'accompagnent souvent de
phénomènes bien connus comme les perturbations dans
les régions tempérées ou les cyclones tropicaux
ou encore le phénomène El Nino
Cette organisation du mouvement de l'air qui constitue la circulation
générale atmosphérique répartit
donc les vents en surface de l'équateur aux pôles
suivant des zones méridiennes parallèles :
- dans
les régions subtropicales et intertropicales (de O° jusque
vers 30 à 35° de latitude)
une zone de circulation des alizés issus des flancs sud-est
(pour l'hémisphère Nord) ou nord-est (pour l'hémisphère
sud) des centres d'action anticycloniques
situés au dessus des grandes étendues océaniques
De direction nord-est ou sud-est les alizés se rencontrent
au sein de la ZCIT (Zone de Convergence Intertropicale) où
l'air soulevé par l'énergie qu'ils apportent construit
d'immense système de convection nuageuse et orageuse et se
soulève très haut dans la tropopause en formant la
partie ascendante des cellules de Hadley (voir plus bas)
Cette oscillation donne naissance aux phénomènes de
mousson particulièrement intenses au dessus du sous contient
indien en raison de l'aternance de vastes centres d'action continentaux
Pendant l'été la dépression thermique d'Asie
centrale qui se prolonge jusqu'au Sahara et pendant l'hiver l'anticylone
thermique de Sibérie
- dans les régions tempérées
de chaque hémisphère les 2 zones de circulation
des vents d'ouest,
où la pression réduite au niveau de la mer tend globalement
à décroitre du sud au nord (pour l'hémisphère
Nord) ou du nord au sud (pour l'hémisphère Sud)
Les directions de ces vents ondulent entre des sucessions de centres
d'action anticyclonique -les grands anticyclones océaniques
et continentaux-
et des centres d'actions dépressionnaires - les dépressions
océaniques
La circulation est plus intense dans l'hémisphère Sud
où se maintiennent durant toute l'année des conditions
proches de la tempête tandis que dans l'hémisphère
Nord les forts vents d'ouest
partis du Nord-Est de l'Amérique alimentent généralement
pendant l'hiver des séries de perturbations météorologiques
qui traversent l'Atlantique avant de parcourir l'Europe
- enfin dans les régions subpolaires et polaires de chaque
hémisphère (au delà de 60 à 65° de
latitude)
les 2 zones occupées par des anticyclones thermiques de faible
épaisseur qui entretiennent
une ciruclation de vents d'est faibles
 |
Ce sont
en 1er lieu les différences d'éclairement de la surface
terrestre par le rayonnement solaire (entrainant les différences
de T°) et la rotation du globe terrestre autour de son axe
(déviant les mouvements de l'air) qui explique
l'existence et la structure de la circulation générale
Ces causes du reste n'agissent que sur la seule troposphère
Il existe aussi une circulation organisée des vents dans la stratosphère
et la mésophère, tandis que la circulation des courants
marins influe fortement sur le climat
Les
centres d'actions anticyclonques et dépressionnaires
-
durant
l'hiver de l'hémisphère Nord (ou boréal)
des centres anticycloniques d'origine thermique s'installent
sur le continent nord américain,
mais surtout sur l'Asie où se constitue l'immense anticyclone
de Sibérie
Au dessus des océans, l'anticyclone du Pacifique Nord -anticyclone
d'Hawai est moins consistant que l'anticyclone des Açores
(renommé anticyclone des Bermudes lorsqu'il se déplace
vers l'ouest)
qui domine les partie centrale de l'Atlantique Nord
En même temps 2 puissants centres dépressionnaires organisent
la circulation des vents océaniques à l'approche des
régions polaires : la dépression d'Islande
(qui s'étend du Labrador au Nord de la Norvège) et la
dépression des Aléoutiennes au nord du Pacifique
Nord.
Durant l'été ces 2 dépressions faiblissent
considérablement alors que les 2 anticylones se renforcent
: mais une immense dépression thermique envahit alors toute
l'Asie centrale et se prolonge
jusqu'en Afrique au dessus du Sahara
-
la
répartition de ces centres dans l'hémisphère
Sud (ou austral) est bien moins contrastée que dans
l'hémisphère Nord en fonction des saisons
Les portions de continent situées dans la zone australe des
latitudes subtropicales et tempérées sont généralement
trop restreintes pour générer d'important centres d'origine
thermique
On peut cependant signaler l'appartition d'un anticyclone thermique
modérée sur l'Australie au cours de l'hiver austral
(qui correspond à l'été boréal)
En revanche les parties sud des océans Atlantique, Indien et
Pacifique sont animées respectivement par 3 centres d'actions
qui se maintiennent toute l'année :
l'anticyclone de l'Atlantique Sud ou de Sainte Hélène,
l'anticyclone des Mascareignes et décalé
vers l'Amérique l'anticylone de l'île de Paques
A cette zone anticylonique- hachée durant l'été
austral par les continents - succède plus au sud une zone dépressionnaire
continue qui couvre tout l'année le vaste domaine océanique
entourant l'Antarticque
Les
masses d'air
Une masse d'air qui occupe
un volume à grande échelle et se caractérise par
une certaine uniformité horizontale de température et d'humidité
est une portion de la troposphère
Les masses d'air sont séparées par
des fronts qui forment une zone de transition , zones où
varient seniblement et rapidement les champs horizontaux de température
et d'humidité
Une masse d'air se définit comme une importante
section de la troposphère dont les caractéristiques vont
de pair avec les vastes régions terrestres dont elle subit l'influence
:
par exemple en hiver les hautes latitudes qui ne recoivent que peu d'ensoillement
ont un air très froid, par contre au dessus du golfe du Mexique
l'air est plus chaud et plus humide
Bien que l'air froid soit graduellement réchauffé dans sa
descente vers le sud il y a un contraste marqué entre les masses
d'air lorsqu'elles sont cote à cote dans la zone tempérée
Si la surface de la Terre était uniforme il ne pourrait y avoir
que 2 masses d'air:
une chaude et une froide qui seraient séparés par un front
polaire
Mais la présence des continents et des océans vient changer
les choses
Les échanges de chaleur et d'humidité entre l'atmosphère
et la surface étant bien différents il en résulte
la formation d'autres masses d'air
En résumé la planète est entourée d'air arctique
et antartique, d'air polaire et d'air tropical
En plus de diviser l'air selon un régime de température
on le divise aussi selon son humidité spécifique
:
une masse d'air sec sera "continental" et une masse d'air humide
sera "maritime"
En combinant les 2 types de classification on a 6 masses d'air
:
- continentales polaires (cP)
- continentales arctiques (cA)
- continentales tropicales (cT)
- maritimes polaires (mP)
- maritimes arctiques (mA)
- maritimes tropicales (mT)
Les masses d'air ne sont pas statiques elles voyagent en fontion des vents,
ce qui fait que tout au long de leur trajet les caractéristiques
des masses d'air seront modifiées
et si les différences deviennent nombreuses et ateignent une grande
échelle tant à l'horizontale qu'à la verticale la
masse d'air changera de type
Ces différentes masses d'air donnent des temps très diffférents
qu'il s'agisse de l'été ou de l'hiver
La rencontre d'une masse d'air froid et d'une masse d'air chaud donne
naissance à une dépression
Les
cellules de convection La
troposphère comporte de grandes cellules qui dessinent la circulation atmosphérique
générale (au sol comme en altitude) associant des mouvements verticaux
et horizontaux et des transfets thermiques 0n distingue alors 3
grandes cellules par hémisphère dans lequel l'air se réchauffe
et se refroidit :
| Cellue
de Hadley entre 0° et 30° / Cellule de Ferrel entre 30 ° et 60°
/ Cellule Polaire entre 60° et 90° |
 |
| |
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Cellule
de Hadley entre 0° et 30° /
Cellule de Ferrel entre 30 ° et 60° /
Cellule Polaire entre 60° et 90°
|
 |
|
Les
cellules de Hadley
Dans
chacun des 2 hémisphères la circulation méridienne
de l'air au sein de la zone méridienne intertropicale (équateur)
se poursuit continuement à travers un système particulier
rassemblant
de très vastes cellules convectives appellées cellules
de Hadley
Ces cellules soulevant l'air équatorial
à haute altitude transportent vers les zones tempérées
l'excédent d'énergie auparavant accumulé sous forme
de chaleur et d'humidité par cet air
Puis
une fois retombée à basse altitude elles retournent vers
les tropiques en se chargeant à nouveau de la même énergie
procurée directement par le rayonnement solaire
Ainsi différentes cellules de convection dans les 2 hémisphères
jouent un rôle primordial dans la circulation de l'air atmosphérique
Ainsi entre les tropiques dominent les vents d'est réguliers
et constants les alizés
Très chaud et très sec ils peuvent se charger d'humidité
après de longs parcours océaniques
Les alizés du Nord-Est de l'hémisphère Nord et
du Sud-Est de l'hémisphère Sud convergent l'un vers l'autre
et forcent l'air à s'élever dans la région équatoriale
Les régions équatoriales consituent donc une zone de basses
pressions. Les masses d'air humide soulevées par la convergence
génèrent des nuages de type cumuloninbus et des précipitations
intenses
A la tropopause, vers 15 km d'altitude ces masses d'air qui ont perdu
une grande partie de leur humidité sous forme de précipitations,
divergent et finissent par redescendre aux latitudes 30°
Lors de cette subsidence l'air se réchauffe et son humidité
relative diminue : les précipitations sont donc fortement ralenties
Les régions subtropicales ont donc un régime anticyclonique,
générateur d'un climat chaud et sec : c'est la qu'on retrouve
la ceinture des grands déserts, tant dans l'hémisphère
Nord que dans l'hémisphère Sud
En juin-juillet-aôut du fait de l'inclinaison de la Terre dans
l'hémisphère Nord la zone qui recoit le plus de chaleur
de la part du soleil se trouve au voisinage de 10° de latitude nord
C'est donc l'hémisphère sud qui est le plus déficitaire
en énergie
La cellule de Hadley sud y est alors la plus intense
En conséquence la ZCIT se déplace vers le nord. Elle apporte
la pluie dans les zones sahéliennes
(sud du Sahara) tandis que les précipiations des latitudes tempérées
se déplacent vers le nord
En décembre-janvier-février c'est dans l'hémisphère
nord que la cellule de Hadley est la plus importante
Le déplacement se fait vers le sud. La saison sèche commence
au Sahel et la pluie tombe dans le nord du désert de Kalahari
(Bostwana) tandis que les précipitations liées au front
polaire sont responsables
de la saison humide au nord du Sahara
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Les
cellules de Ferrel
La rencontre des masses d'air
polaire et des masses d'air tropicale forme
le front polaire
L'air polaire et l'air tropical ne se mélange pas. Ils ont une
température et une humidité différente
L'air chaud s'élève en pente douce au dessus de l'air
froid qui favorise la condensation de l'humidité contenue dans
l'air tropical maritime
Dans la zone de front se forment des nuages qui se déplacent
d'Ouest en Est (flux d'Ouest)
Les cellules d'air polaire
Dans les régions
polaires l'air froid et lourd subsiste et entretient au sol des hautes
pressions
Ces masses d'air froid divergent au sol vers les latitudes tempérées.
Les océans traversés cèdent une partie de leur
réserve énergétique et de leur humidité
La température de l'air augmente donc, provoquant une ascendance.
Un système de bases pressions s'installe progressivement vers
60° latitude
La cellule d'air
polaire donne naissance à une dépression
En altitute, la convergence vers le pôle boucle la circulation
au sein de la cellule polaire ainsi crée
L'ensemble de ces cellules de convection transportent de l'énergie depuis
les régions excédentaires (zone convective du centre de l'Afrique)
vers les régions déficitaires des 2 hémisphères
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