La
météo des cyclones, ouragans, typhons & tempêtes sur le
globe... | ||
| Météorologie |
| L'atmosphère et ses composants |
Le temps qu'il fait tous
les jours est du aux différences de température
qui règnent dans l'atmosphère : la répartition de l'énergie
dans l'atmosphère est inégale. |
| L'atmosphère
terrestre |
![]() | xxxxxxxxxxx | Il est divisé en plusieurs couches caractérisées entre autres par leur profil thermique vertical (ou profil vertical de température) c'est à dire par la façon dont la température de l'air y croit, décroit ou reste constante lorsqu'on s'élève en altitude :
|
| Le dynamisme
général de l'atmosphère |
Située à la base
de l'atmosphère, la troposphère est animée de puissants
mouvements qui brassent l'air en permanence. L'atmosphère
ne recevant pas la même quantité d'énergie c'est cettte différence
qui provoque des déplacements d'air selon le principe fondamental que l'air
chaud a tendance à monter en altitude car elle est moins dense (plus légère)
que l'air froid. La différence de température dans l'air est l'une
des clés de tout mouvement dans l'atmosphère.
Cependant
comme nous le verrons le mouvement vertical de l'air est relativement mineur par
rapport au mouvement horizontal de l'air qui est provoqué par des différences
de pression
Le dynamisme général de l'atmosphère désigne
l'ensemble des déplacements de l'air dans l'atmosphère. Ces grandes
tendances sont toutes sous l'influence d'une force apparente : la force
de Coriolis qui est une loi cinétique : "toute particule
en mouvement dans l'hémisphère nord est déviée vers
sa droite et dans l'hémisphère sud vers sa gauche"
Cette force est négligeable dans la plupart des cas mais devient très
importante dans certains phénomènes dont fait partie le déplacement
des masses d'air : le vent météorologique
En
météorologie l'air qui se déplace est donc sousmis à
cette force "invisible" de Coriolis.
Mais qu'est ce qui engendre
le déplacement de l'air au départ ? L'air se déplace pour
combler les vides et ainsi provoquer le vent. L'air se déplace aussi s'il
est chauffé de façon inégale
De manière générale
l'air se déplace autour du globe en suivant certains chemins bien définis
Le principe de base pourrait être le suivant: le
mouvement de va et vient entre l'équateur et le pôle du à
la différence de température qui provoque des mouvements d'air (et
qui permet la distribution de froid et de chaud entre ces 2 régions) forme
une immense cellule que l'on appelle convective : ainsi à l'équateur
l'air chauffé par le soleil prend de l'altitude et se dirige vers le Pôle
Nord pour se refroidir , en se refroidissant il reprend la direction du sol et
comme l'air ne peut s'accumuler de facçon infinie au pôle emprunte
la direction de l'équateur , donc se re réchauffe et recommence
à prendre de l'atitude et ainsi de suite
En réalité l'air
n'a pas le temps de se rendre au pôle pour se refroidir en effet vers le
30° déja refroidi il redescend vers le sol et reprend son mouvement
vers l'équateur pour se réchauffer et ainsi de suite : c'est la
cellule de Hadley
2 mouvements similaires à la cellule convective
de Hadley se produit entre le 30° et le 60° : la cellule de Ferrel
qui a une circulation inversée et qui se trouve entre le 30° et
le 60° et entre le 60° et le pôle : la cellule polaire
Nous allons dès lors étudier plus en détails tous ces
phénomènes c'est
à dire :
- le mouvements horizontaux et verticaux d'air
- les vents avec les 6 zones
de circulation des vents
- les centres d'actions suivant l'hémisphère
avec les différents anticyclones
- les
masses d'air
- les cellules de convection avec
les cellules de Hadley, de Ferrel et polaire
Les
mouvements verticaux sont liés à des contrastes de température
(processus convectif) alors que les
mouvements horizontaux sont engendrés par des différences
de pression atmosphérique au niveau du sol
Les
mouvements d'air verticaux
Les
mouvements verticaux de l'air sont associés à plusieurs phénomènes
: instabilité, relief, système dépressionnaire
La densité
de l'air dépend de sa température : l'air chaud plus léger
s'élève au contraire l'air froid plus lourd se tasse vers le sol
Ainsi au contact du sol dans certaines régions, l'air s'échauffe
devient donc plus léger et s'élève : il se produit
une ascendance. En montant l'air se détend car la pression
de l'air est moindre et se refroidit (décroissance de la température
avec l'altitude). Le mouvement ascendant se poursuit jusqu'à ce que l'air
atteigne la température du milieu environnant. L'ampleur du mouvement dépendra
de l'échauffement de l'air au départ mais aussi de son degré
d'hygrométrie. En effet un air sec voit sa température diminuer
de 1°C tous les 100m alors que pour un air saturé en eau la température
ne diminue que de 0,5°C tous les 100m car la condensation de l'eau au cours
de l'ascendance libère de la chaleur.
Inversement
de l'air plus froid que l'air ambiant, donc plus lourd, va descendre vers le sol,
se comprimer et se réchauffer : on parle de subsidence
Les situations
où l'air entreprend un mouvement vertical (vers le haut ou vers le bas)
sont nombreuses :
- origine orographique
: l'ascendence due au relief est causée par un trait topographique proéminent
: une chaine de montagne ou une plaine
- origine frontale
: l'ascendance frontale est identique à l'ascendance orographique
mais son agent initiateur est une masse d'air qui en force une autre à
s'élever : ces 2 masses d'air sont séparées par un front
: ex : la venue d'un front froid sur une région force la masse d'air chaud
à monter
- origine convective : la convection
est caractérisée par des courants ascendants clairement localisés
séparés par de grandes régions où l'air s'affaisse
graduellement, elle résulte alors de l'échauffement inégal
de la surface. Ses lieux de prédiction sont les secteurs côtiers
et les rives où les écarts de température sont marqués.
La convection peut aussi être déclenchée parle réchauffement
de l'air froid sur une surface chaude
- origine dynamique
: dans une basse pression les vents circulent en travers des isboares à
cause de la friction du sol et vont vers le centre de la dépression : le
vent converge vers le centre ; or l'air ne pouvant s'accumuler indéfiniment
dans le centre de la basse pression il amorce un mouvement convergeant vers le
haut. Dans une haute pression c'est l'inverse qui se produit : l'air cicucle hors
de la haute pression en divergeant vers l'extérieur avec un mouvement vertical
de subsidence
- le frottement : en frottant
le sol l'air se brise en une série de tourbillons : phénomène
appelé turbulence mécanique : ne concerne que la surface comprise
entre le sol et 1,5km d'altitude
Les mouvements d'air horizontaux
Le
vent est un déplacement de l'air qui possède une vitesse exprimé
en m/s ou km/h ou noeud (=1,853km/h) et une direction qui indique d'ou provient
le vent ( un vent du Sud se déplace donc vers le Nord) et qui s'exprime
à l'aide de la rose des vents.
Un changement de direction du vent
dans le sens des aiguilles d'une montre est un mouvement dextrogyne et dans le
sens contraire lévrogyne
Il est impossible
de parler des vents sans parler de la pression atmosphérique qui est une
force par unité d'aire, c'est à dire qu'il s'agit du poids d'une
colonne d'air qui s'étend d'une altitude donnée jusqu'au sommet
de l'atmosphère
En moyenne au niveau de la mer la pression atmosphérique
est de 1013 hPa. Ainsi dans les régions d'ascendance, la pression atmosphérique
est inférieure à la moyenne estimée de 1013 hectopascals,
il se forme alors une dépression et au contraire dans les zones de subsidence
la pression atmosphérique s'élève il y a formation d'un anticyclone
La répartition spatiale des hautes et basses pressions
varie au cours de l'année et consitue le champ de pression.
Les météorologistes pour les besoins de la prévision établissement
régulièrement des cartes de pressions atmosphériques où
les lignes isobares relient tous les points qui sont à la même pression
atmosphérique
L'air
est constitué d'un ensemble de particules soumises à diverses forces
qui sont présentent à tous les niveaux de l'atmosphère et
qui induisent le vent : ainsi nous avons :
- le
gradient de pression est la différence de pression existant entre
2 points divisée par la distance en degré qui les séparent
: (P1 -P2)/distance. C'est donc la différence de pression entre 2 points
qui crée une force nommé force de gradient de pression. Ainsi sur
une carte isobare plus ces derniers sont rapprochés et plus la force de
gradient de pression sera forte et plus le vent sera fort
La direction de
la force du gradient de pression va des zones de hautes pressions vers les zones
de basses pressions pour parvenir à une pression uniforme. Ainsi cette
force de pression est perpendiculaire en chaque point aux lignes isobares, dirigée
des hautes vers les basses pressions et son intensité est d'autant plus
grande que la différence de pression est élevée. Le vent
devrait donc converger vers le centre d'une dépression et diverger à
partir du centre d'un anticyclone. Or on constate que le vent au sol circule parrallèlement
aux lignes isobares. Ceci est la conséquence de la rotation de la Terre
- la force de Coriolis : dans
l'hémisphère nord ou sud la rotation de la Terre introduit une force
supplémentaire, la force de Coriolis qui provoque sur tout objet en mouvement,
une dévation vers la droite dans l'hémisphère nord et dans
l'hémisphère sud une déviation vers la gauche. Cette déviation
est nulle à l'équateur et maximale aux pôles. Cette force
parfaitement négligeable dans la vie courante (les trains restent sur leurs
rails) mais ne l'est plus pour les grands mouvements atmosphériques et
océaniques. On peut décrire les mouvements de l'atmosphère
en faisant alors l'hypothèse qu'en tout point les forces de pressions et
de Coriolis s'équilibrent (forces opposées) : on parle d'hypothèse
géostrophique. Donc en théorie le mouvement de l'atmosphère
ne se fait pas perpendiculairement aux isobares mais tangentiellement ou parrallèlement
aux isobares, l'air ne circule pas des hautes vers les basses pressions mais tourne
autour des centres dépressionnaires dans le sens des aiguilles d'une montre
et autrour des centres anticycloniques dans le sens contraire des aiguilles d'une
montre pour l'hémisphère nord (inverse pour l'hémisphère
Sud quant au sens de rotation)
- la
force centripète : se manifeste lorque la trajectoire de l'air s'incurve,
elle agit alors perpendiculairement en direction du centre de rotation ; cette
force est toutefois moins importante que les forces de Coriolis et de gradient
- la force de frottement : la terre n'est pas lisse,
elle possède un relief et sa surface a pour effet d'offrir une résitance
au déplacement de l'air créant ainsi une force de friction dont
l'impact réduit l'influence de la force de Coriolis. Comme la force de
gradient demeure la même l'air est généralement dévié
vers les basses pressions. L'importance de la déviation dépend de
fait de la nature de la surface : au dessus d'un sol accidenté la déviation
du vent est de 30° alors que sur un plan d'eau elle n'est que de 15°.
A partir de 1000m au dessus du sol cet effet s'estompe et les vents circulent
parallèlement aux isobares. Cette force de frottement a pour effet de faire
souffler le vent en travers des isobares
Pour exemple :
![]() | Sur
cette carte nous avons en présence la force de Coriolis (FC) la force centripète (Fp) mais également la force de frottement ce qui fait que le vent (V) n'est pas totalement parallèle aux isobares mais à un angle, conduisant le vent "à aller" vers le centre de la dépression (et ce sera le contraire pour un anticyclone, le vent aura tendace à aller vers "l'extérieur") |
Dès lors la vitesse
du vent est d'autant plus rapide que les différences de pression sont fortes
et qu'elles se font sur de courtes distances (lignes isobares rapprochées).
En surface et au niveau de la mer les vents sont parfois forts différents
de ceux en altitude : il est possible d'avoir un vent léger et à
6000 mètres un vent de 150 km/h .De même la latitude joue un rôle
important
Lorsqu'on
observe à des échelles spatio-temporelles suffisamment grandes,
le mouvement de l'air au sein de l'atmosphère tend à se répartir
suivant des couches superposées , de direction générale
horizontale, et où , par sa vitesse, prédomine nettement sur
la valeur de la vitesse verticale du vent
Cependant les variations de la
direction et de la vitesse du vent à ces échelles ne sont pas
sytématiquement lentes et continues : il peut en effet se produire en une
région donnée de l'atmosphère, au moins durant un certain
temps, des changements notables et persistants dans la répartition spatiale
des déplacements de l'air, qui parfois prennent la forme d'une discontinuité
: ces changements affectent tantôt la valeur de la direction du vent (par
exemple au passage d'un front au niveau moyen de la mer) tantôt celle de
sa vitesse (par exemple aux frontières d'un courant-jet) tantôt l'une
et l'autre (par exemple entre 2 couches d'air adjacentes).
De telles variations
locales du vent sont appelées des cisaillements qui peuvent
être horizontaux ou verticales
La circulation générale des vents
Que ce soit en surface
ou en altitude la circulation de l'air atmosphèrique dans le sens horizontal
à l'échelle globale - celle de notre planète- peut être
envisagée comme la résultante de 2 mouvements conjugués
:
- une circulation zonale,
qui selon la zone méridienne considérée, progresse vers l'ouest
ou vers l'est en suivant grossièrement la direction des parallèles
terrestres
- et
une circulation méridienne qui se dirige
tantôt vers les régions équatoriales tantôt vers les
régions polaires en suivant à peu près la direction des méridiens
terrestres
Comme nous l'avons vu l'essentiel des mouvements de l'atmosphère
s'effectue dans le sens horizontal ; cependant il ne faut pas oublier qu'il existe
aussi des mouvements dans le sens vertical grâce à de puissantes
ascendances et subsidences
Pour
comprendre le vent il faut savoir que l'origine du phénomène
réside toujours dans une question de température de l'air
: l'air chaud s'élève (loi physique qui explique par exemple comment
les montgolfières s'élèvent) et de plus la nature a horreur
du vide (c'est à dire que l'air qui monte est remplacé par de l'air
frais (principe de la cheminée).C'est ainsi que nait le vent
Sur la
planète il existe une cheminée géante : l'équateur
: au contact de la terre surchauffée par un rayonnement solaire intense
l'air se rechauffe à son tour et alors s'élève en altitude
avec pour conséquence de créer un appel d'air. A la surface du globe
se crée donc un mouvement de convergence des vents, de part et d'autre
de l'équateur. L'air chaud qui s'était élevé au dessus
par l'équateur se refroidit et descend alors de part et d'autre de la cheminée
autrement dit en direction des pôles cependant cet air refroidi se divise
aussi en plusieurs flux que l'on retrouve au niveau des tropiques et des régions
polaires. Là se trouve l'origine de la circulation des masses d'air dans
l'atmosphère et leur répartition
Tous ces phénomènes
se déroulent dans la troposphère
De plus bien des siècles
avant les images satellites les marins avaient remarqué que les vents,
à l'échelle globale, ne soufflent pas de manière chaotique
mais s'écartent assez peu souvent en vitesse et en direction des valeurs
moyennes lorsqu''on les considère sur une période de temps assez
longue -une saison-
Qui plus est ces écarts de vents s'accompagnent
souvent de phénomènes bien connus comme les perturbations dans les
régions tempérées ou les cyclones tropicaux ou encore le
phénomène El Nino
Cette organisation du mouvement de l'air
qui constitue la circulation générale atmosphérique
répartit donc les vents en surface de l'équateur aux pôles
suivant des zones méridiennes parallèles :
- dans
les régions subtropicales et intertropicales (de O° jusque vers 30
à 35° de latitude) une zone de circulation des alizés
issus des flancs sud-est (pour l'hémisphère Nord) ou nord-est
(pour l'hémisphère sud) des centres d'action anticycloniques
situés au dessus des grandes étendues océaniques
De direction nord-est ou sud-est les alizés se rencontrent au sein
de la ZCIT (Zone de Convergence Intertropicale) où l'air soulevé
par l'énergie qu'ils apportent construit d'immense système de convection
nuageuse et orageuse et se soulève très haut dans la tropopause
en formant la partie ascendante des cellules de Hadley (voir plus bas)
Cette oscillation donne naissance aux phénomènes de mousson particulièrement
intenses au dessus du sous contient indien en raison de l'aternance de vastes
centres d'action continentaux : pendant l'été la dépression
thermique d'Asie centrale qui se prolonge jusqu'au Sahara et pendant l'hiver l'anticylone
thermique de Sibérie
- dans les régions tempérées de
chaque hémisphère les 2 zones de circulation des vents d'ouest,
où la pression réduite au niveau de la mer tend globalement à
décroitre du sud au nord (pour l'hémisphère Nord)
ou du nord au sud (pour l'hémisphère Sud)
Les directions de
ces vents ondulent entre des sucessions de centres d'action anticyclonique -les
grands anticyclones océaniques et continentaux- et des centres d'actions
dépressionnaires - les dépressions océaniques
La circulation
est plus intense dans l'hémisphère Sud où se maintiennent
durant toute l'année des conditions proches de la tempête tandis
que dans l'hémisphère Nord les forts vents d'ouest partis du Nord-Est
de l'Amérique alimentent généralement pendant l'hiver des
séries de perturbations météorologiques qui traversent l'Atlantique
avant de parcourir l'Europe
- enfin dans les régions subpolaires
et polaires de chaque hémisphère (au delà de 60 à
65° de latitude) les 2 zones occupées par des
anticyclones thermiques de faible épaisseur
qui entretiennent une ciruclation de vents d'est faibles
![]() |
Ce
sont en 1er lieu les différences d'éclairement de la surface terrestre
par le rayonnement solaire (entrainant les différences de T°) et la
rotation du globe terrestre autour de son axe (déviant les mouvements de
l'air) qui explique l'existence et la structure
de la circulation générale
Ces causes
du reste n'agissent que sur la seule troposphère : il existe aussi
une circulation organisée des vents dans la stratosphère et la mésophère,
tandis que la circulation des courants marins influe fortement sur le climat
Les centres d'actions anticyclonques et dépressionnaires
![]() |
![]() |
Les masses d'air
Une
masse d'air qui occupe un volume à grande échelle et se caractérise
par une certaine uniformité horizontale de température et d'humidité
est une portion de la troposphère
Les masses
d'air sont séparées par des fronts qui forment une zone de transition
, zones où varient seniblement et rapidement les champs horizontaux
de température et d'humidité
Une masse
d'air se définit comme une importante section de la troposphère
dont les caractéristiques vont de pair avec les vastes régions terrestres
dont elle subit l'influence : par exemple en hiver les hautes latitudes
qui ne recoivent que peu d'ensoillement ont un air très froid, par contre
au dessus du golfe du Mexique l'air est plus chaud et plus humide . Bien que l'air
froid soit graduellement réchauffé dans sa descente vers le sud
il y a un contraste marqué entre les masses d'air lorsqu'elles sont cote
à cote dans la zone tempérée. Si la surface de la Terre était
uniforme il ne pourrait y avoir que 2 masses d'air: une chaude et une froide qui
seraient séparés par un front polaire. Mais la présence des
continents et des océans vient changer les choses. Les échanges
de chaleur et d'humidité entre l'atmosphère et la surface étant
bien différents il en résulte la formation d'autres masses d'air
En résumé la planète est entourée d'air arctique
et antartique, d'air polaire et d'air tropical.
En
plus de diviser l'air selon un régime de température on le divise
aussi selon son humidité spécifique : une masse d'air sec
sera "continental" et une masse d'air humide sera "maritime"
En combinant les 2 types de classification on a 6 masses d'air :
-
continentales polaires (cP)
- continentales arctiques (cA)
- continentales
tropicales (cT)
- maritimes polaires (mP)
- maritimes arctiques (mA)
- maritimes tropicales (mT)
Les masses d'air ne sont pas statiques elles
voyagent en fontion des vents, ce qui fait que tout au long de leur trajet les
caractéristiques des masses d'air seront modifiées et si les différences
deviennent nombreuses et ateignent une grande échelle tant à l'horizontale
qu'à la verticale la masse d'air changera de type
Ces différentes
masses d'air donnent des temps très diffférents qu'il s'agisse de
l'été ou de l'hiver
La rencontre d'une masse d'air froid et
d'une masse d'air chaud donne naissance à une dépression
Les cellules de convection
La
troposphère comporte de grandes cellules qui dessinent la circulation atmosphérique
générale (au sol comme en altitude) associant des mouvements verticaux
et horizontaux et des transfets thermiques
0n distingue alors 3 grandes
cellules par hémisphère dans lequel l'air se réchauffe
et se refroidit :
| Cellue
de Hadley entre 0° et 30° / Cellule de Ferrel entre 30 ° et 60°
/ Cellule Polaire entre 60° et 90° |
![]() |
| Cellule
de Hadley entre 0° et 30° / Cellule de Ferrel entre 30 ° et 60°
/ Cellule Polaire entre 60° et 90° |
![]() |
Les cellules de Hadley
Dans chacun des
2 hémisphères la circulation méridienne de l'air
au sein de la zone méridienne intertropicale (équateur) se poursuit
continuement à travers un système particulier rassemblant de très
vastes cellules convectives appellées cellules de Hadley
Ces
cellules soulevant l'air équatorial à haute altitude transportent
vers les zones tempérées l'excédent d'énergie auparavant
accumulé sous forme de chaleur et d'humidité par cet air.
Puis une fois retombée à basse altitude elles
retournent vers les tropiques en se chargeant à nouveau de la même
énergie procurée directement par le rayonnement solaire
Ainsi différentes cellules de convection dans les 2 hémisphères
jouent un rôle primordial dans la circulation de l'air atmosphérique
Ainsi entre les tropiques dominent les vents d'est réguliers
et constants les alizés. Très chaud et très sec ils
peuvent se charger d'humidité après de longs parcours océaniques.
Les alizés du Nord-Est de l'hémisphère Nord et du Sud-Est
de l'hémisphère Sud convergent l'un vers l'autre et forcent l'air
à s'élever dans la région équatoriale. Les régions
équatoriales consituent donc une zone de basses pressions. Les masses d'air
humide soulevées par la convergence génèrent des nuages de
type cumuloninbus et des précipitations intenses
A la tropopause, vers
15 km d'altitude ces masses d'air qui ont perdu une grande partie de leur humidité
sous forme de précipitations, divergent et finissent par redescendre aux
latitudes 30°. Lors de cette subsidence l'air se réchauffe et son humidité
relative diminue : les précipitations sont donc fortement ralenties. Les
régions subtropicales ont donc un régime anticyclonique, générateur
d'un climat chaud et sec : c'est la qu'on retrouve la ceinture des grands déserts,
tant dans l'hémisphère Nord que dans l'hémisphère
Sud
En juin-juillet-aôut du fait de l'inclinaison de la Terre dans l'hémisphère
Nord la zone qui recoit le plus de chaleur de la part du soleil se trouve au voisinage
de 10° de latitude nord. C'est donc l'hémisphère sud qui est
le plus déficitaire en énergie. La cellule de Hadley sud y est alors
la plus intense. En conséquence la ZCIT se déplace vers le nord.
Elle apporte la pluie dans les zones sahéliennes
(sud du Sahara) tandis que les précipiations des latitudes tempérées
se déplacent vers le nord
En décembre-janvier-février
c'est dans l'hémisphère nord que la cellule de Hadley est la plus
importante. Le déplacement se fait vers le sud. La saison sèche
commence au Sahel et la pluie tombe dans le nord du désert de Kalahari
(Bostwana) tandis que les précipitations liées au front polaire
sont responsables de la saison humide au nord du Sahara
![]() |
Les cellules de Ferrel
La rencontre des masses d'air polaire et
des masses d'air tropicale forme le front polaire.
L'air polaire et l'air tropical ne se mélange pas. Ils ont une température
et une humidité différente. L'air chaud s'élève en
pente douce au dessus de l'air froid qui favorise la condensation de l'humidité
contenue dans l'air tropical maritime. Dans la zone de front se forment des nuages
qui se déplacent d'Ouest en Est (flux d'Ouest)
Les cellules d'air polaire
Dans
les régions polaires l'air froid et lourd subsiste et entretient au sol
des hautes pressions. Ces masses d'air froid divergent au sol vers les latitudes
tempérées. Les océans traversés cèdent une
partie de leur réserve énergétique et de leur humidité.
La température de l'air augmente donc, provoquant une ascendance. Un système
de bases pressions s'installe progressivement vers 60° latitude. La cellule
d'air polaire donne naissance à une dépression
En altitute,
la convergence vers le pôle boucle la circulation au sein de la cellule
polaire ainsi crée
L'ensemble de ces cellules de convection transportent de l'énergie depuis
les régions excédentaires (zone convective du centre de l'Afrique)
vers les régions déficitaires des 2 hémisphères