La
météorologie est une branche de la physique du globe qui se
consacre : - à l'observation des éléments
du temps (température, précipitations, vents, pression,...)
- et à la recherche des lois des mouvements
de l'atmosphère Il
y a environ 7000 stations météorologiques
terrestres réparties dans tous les pays du monde Les météorologistes
ont des moyens très perfectionnés à leur disposition : observatoires
terrestres, ballons sondes dans l'atmosphère, navires et bouées
météorologiques, satellites et un réseau de transmission
de données, oeuvre de l'OMM (organisation météorologique
mondiale) Pour pouvoir faire des prévisions à court terme ou
long terme il faut dans un 1er temps procéder à un certain nombre
d'observations qui sont possibles grâce à des instruments construits
à cet effet. Certains sont réservés aux professionnels
(bouées, satellites,..) mais par d'autre peuvent être accessibles
à tous particuliers : ainsi une station météo simple (que
vous pouvez trouvez dans le commerce à des prix abordables) se compose
des 5 éléments suivants - le baromètre
: mesure la pression atmosphérique qui est
exprimée en hecto pascals (auparavant millibars)
: 1000 millibars = 1000 hecto pascals = 750 mm de mercure - le thermomètre
: permet de mesurer la température mais aussi
les variations de température : notre système est celui de Celsuis
où l'eau gèle à 0° et bout à 100° (pays
anglosaxon c'est le Farhenheit : congélation + 32° et point d'ébulition
212°) - l'hygromètre : permet de mesurer l'humidité
relative de l'air ambiant qui donne en pourcentage le rapport entre la
quantité de vapeur d'eau effectivement absorbée par l'air et la
quantité maximale qui pourrait être absorbée à la même
température - l'anénomètre : détermine
la direction et la vitesse du vent : la direction
s'exprime par Nord, Sud, Sud-Ouest,..., (rose des vents) mais aussi en dégré,
ains le Nord correspond à 0° ou 360° l'Est 90° le Sud 180°et
la force du vent est indiquée en kilomètre par heure km/h, en mètre
seconde ms/h en noueds par heure knts/h ou en chiffres de 1 à 12 : c'est
l'échelle de Beaufort - le pluviomètre : est
un récipient qui mesure la quantité d'eau
tombée qui doit être placé à 1,50m du sol et
dégagé de tout obstacle
| Les
grands principes généraux |
C'est dans
la troposophère (du sol jusqu'
à 12km d'altitude en moyenne, varie suivant que l'on se trouve à
l'équateur ou aux pôles) que
le temps se fabrique pour l'essentiel
Quelques notions de météorologie : La
pression
La pression de l'air sur une surface donnée est égale au poids
de la colonne atmosphérique qui a pour base la surface en question et pour
épaisseur la différence entre la surface et la limite supérieure
de l'atmopshère La pression
s'exprime en hectoPascal ou en millibars
Au niveau de la mer elle est en moyenne de
1013,5 hPa ou mb, à l'altitude du mont
Blanc elle n'est plus que de 555 hPa et au sommet de l'Everest de 300 hPa
La pression varie également à la surface du globe et
elle n'est pas ainsi toujours de 1013,5 hPa. Sa répartition peut être
mise en évidence sur des cartes où sont tracées pour un niveau
donné (par ex celui de la surface terrestre mais aussi à 1500m d'altitude)
des courbes isobares (courbes qui rejoigent les points où la ppression
est identique) qui mettront en évidence les anticyclones (zones de hautes
pressions > à 1013 hpa au niveau de la surface terrestre ou de 1500m
d'altitude) et des dépressions (zones de basses pressions < à
1013 hPa) au niveau de la surface terrestre ou 1500 m d'altitude par exemple).
En effet des cartes à différents niveaux d'altitude sont éditées
L'inégalité
des pressions commande le régime des vents : en
effet le vent tend à rétablir l'équilibre de la presssion
en transportant de l'air des anticyclones vers les dépressions.
L'écoulement de l'air n'est pas direct comme on pourrait le croire
du centre anticyclonique vers le centre dépressionnaire En fait d'une
part comme la Terre tourne une force d'inertie (la force de Coriolis) agit de
telle sorte que le vent respecte les conditions suivantes : - sa direction
est sensiblement parallèle aux courbes isobares - sa force dépend
du contraste entre les hautes et les basses pressions : plus la différence
de pression est grande, plus le vent souffle fort et inversement - dans l'hémisphère
Nord il tourne dans le sens des aiguilles d'une montre autour des anticylones
et dans le sens contre des aiguilles d'une montre pour les dépressions
: dans l'hémisphère sud c'est l'inverse La distribution
des anticyclones et des dépressions à la surface de la Terre trouve
son origine dans la répartition des températures : - les
régions équatoriales et tropicales parce qu'elles reçoivent
le rayonnement solaire perpendiculairement accumulent la chaleur - les régions
sptentrionnales parce que le soleil ne monte jamais au dessus de l'horizon se
refroidissent La frontière qui les séparent s'appelle le front
polaire qui est nimbé d'ondulations de très grandes tailles (jusqu'à
2000km dans le sens ouest-est). Ces ondulations s'appellent les perturbations
du front polaire ou les perturbations. Elles correspondent à la nécessité
d'un échange de chaleur entre les régions nord et sud.
Les perturbations sont donc le résultat d'un rééquilibrage
et même d'un conflit entre l'air chaud et l'air froid. Cette opposition
de masses d'air de densité différentes, de teneur d'eau différentes
se manifeste par la formation de système nuageux qui s'enroulent en spirales
autour des dépresssions Il faut retenir que les perturbations se développent
à l'intérieur des grands courants atmosphériques et que ceux-ci
les transportent par conséquent Le
vent Le
vent subit les influences du relief atmosphérique
: en effet les grandes chaines montagneuse représentent des obstacles qui
modifient l'écoulement des masses d'air ainsi à l'intérieur
même des régions montagneuses les vallées canalisent une partie
du volume d'air en mouvement Si la pression commande le vent ce dernier
contrarié par un obstacle provoque des modifications de la pression
Ainsi devant une chaine de montagnes l'air s'accumule créant une surpression
locale derrière au contraire il existe un déficit
Les nuages
La classification des nuages comprend outre les genres
(formes caractéristiques du nauge : 10 genres (voir tableau) qui
s'excluent mutuellement), des espèces (14),
des variétés (9), des particularités
supplémentaires (6), des nuages annexes
et des nuages origines. Ainsi une infinité
variété de nuages Savoir lire les nuages
revient à posséder l'une des clés de la prévision
météo
 |
| Forme
nuages/ Altitude nuages | Stratiformes |
Cumuliformes |
Autres |
| Etage
supérieur > 5000m |
Cirro
stratus (Cs) Voile, halo de 22° ne supprime pas les
ombres portées au sol |
Cirro
cumulus (Cc) Petites billes blanches d<1° |
Cirrus (Ci)
Cheveux, filaments blancs soyeux |
| Etage
moyen entre 2000 et 5000m |
Alto stratus
(As) Le soleil comme à travers un verre dépoli,
plus d'ombre portée au sol Nimbo stratus (Ns) Masque
le soleil, base flou |
Alto cumlulus
(Ac) Damier, mosaïque, petites boules, 1° <
d < 5° Cumulo nimbus (Cb) de 1000m
à 12 km d'altitutude |
- |
| Etage
inférieur du sol à 2000m |
Stratus (St)
Brouillard si la base touche le sol |
Cumulus (Humilis,
congestus) (Cu) |
Strato
cumulus (Sc) Gallets, dalles, rouleuax soudés ou non,
gris d < 5° | | Les
précipitations La
formation de la pluie est un processus complexe : dans la grande majorité
des cas c'est la neige qui apparait d'abord dans les nuages où il fait
suffisamment froid (au dessus de - 7°C). Les flocons lorsqu'ils sont assez
lourds tombent : s'ils traversent dans leur chute des couches d'air de plus en
plus chaudes ils finissent par fondre et arrivent au sol en pluie. Si au contraire
la température reste assez basse (inférieure à 0° ou
voisine) les flocons touchent le sol
La température Il
faut distinguer entre la température de l'air et celle du sol Avec
l'altitude la température de l'air décroit dans la troposphère
: la diminution est de 1°C pour 150 mètres
ou de 6° tous les 1000 mètres : cette variation est applicable à
l'atmosphère libre c'est à dire à l'écart de l'influence
parasite du sol En effet la température du sol évolue en grande
partie indépendamment de celle de l'air. Le sol se réchauffe en
captant le rayonnement solaire tandis que l'air y est peu sensible. De nuit le
sol perd de sa chaleur accumulée en rayonnant vers l'espace. D'autres conditions
particulières interviennent : l'orientation du sol par rapport aux rayons
du soleil, sa nature, sa couleur, l'humidité de l'air, sa densité
, la couverture nuageuse, le vent (qui homogénéise les températures).
La température de surface d'une roche ensoleillée peut être
supérieure à celle de l'air environnant. Il existe évidemment
une interaction entre le sol et l'air. C'est surtout le sol qui en particulier
par temps calme et sec influence la température de l'air (ex : les brises
marimes ou terrestre)
| Les
principes de base en météorologie |
L'air chaud est moins dense que l'air froid La densité d'un
corps est la quantité de matière qu'il contient dans un volume donné,
autrement dit c'est le rapport entre la masse d'un corps et son volume L'air
est un gaz qui possède donc une densité : l'air chaud est moins
dense que l'air froid car il contient moins de molécule d'air pour un volume
égale (les molécules sont plus distancées les unes des autres
à cause de leur agitation plus élevée) L'air chaud étant
moins dense il monte en altitude (pour exemple : mélangez de l'eau et de
l'huile, agitez et lorsque vous déposez la bouteille l'huile qui est moins
dense que l'eau montera à la surface) La densité de l'air est
à la base du principe de convection qui permet la formation de nauges et
d'orages
Plus l'air est chaud et plus il peut contenir d'eau
En effet lorsque l'air est chaud la distance entre les molécules est plus
grande, donc la place pour les molécules est plus importante L'air
sec est plus dense que l'air humide La différence entre l'air
sec et l'air humide est la proportion de molécule d'eau dans un volume
donné L'air sec étant plus dense il s'élève plus
difficilement. L'air sec est aussi plus stable que l'air humide Lorsque
l'on comprime l'air ce dernier s'échauffe L'air est un gaz.
Les molécules qui le composent bougent dans tous les sens. Dans leur mouvement
les molécules entrent en collision produisant ainsi de la chaleur. Lorsqu'on
comprime l'air la distance entre les molécules diminue et les chances de
collision augmentent. La chaleur dégagée sera d'autant plus grande
que l'air est compressée Dans une cellule de haute pression (anticyclone)
l'air circule tout en convergeant vers le sol. La convergence est un phénomène
qui provoque une accumulation de l'air à la surface (haute pression) ainsi
qu'un réchauffement puisque l'air se retrouve relativement plus comprimé Lorsqu'on
relache la pression sur un volume d'air ce dernier se refroidit Si
la pression de l'air contenu dans un volume diminue c'est que l'air occupe moins
de place, les molécules sont moins nombreuses et par conséquent
les collisions entre elles sont plus rares et donc la chaleur dégagée
plus faible Ce phénomène survient dans les basses pressions L'eau
surchauffée s'évapore L'eau peut se présenter
sous 3 phases : solide, liquide et gazeux. La différence entre chaque phase
est la quantité d'énergie se retrouvant dans l'eau. Plus la quantité
est élevée et plus les molécules sont excitées et
se déplacent rapidement jusqu'au moment où la cohésion moléculaire
est nulle. C'est alors que l'eau devient un gaz et forme la vapeur d'eau. L'été
lorsque le soleil réchauffe les océans ou les lacs l'eau s'évapore
dans l'atmosphère. En fin d'été austral ou boréal
ce phénomène d'évaporation au dessus des océans est
en partie responsable de la création des ouragans ou des cyclones ou des
typhons L'humidité
joue un rôle important dans l'instabilité de l'air L'humidité
est de l'eau sous forme de vapeur La vapeur c'est de l'eau
sous forme de gaz c'est à dire une des 3 phases possibles de l'eau (solide,
liquide et gazeux). Lorsque l'eau est sous forme gazeuse c'est uniquement une
question de chaleur elevée En revenant au concept d'humidité
et d'instabilité on observe que plus il y a d'humidité dans l'air
plus il y a de l'énergie (chaleur) dans l'atmosphère (l'eau ne s'évapore
pas sans aide d'énergie). Lorsque l'atmosphère est surchauffée
l'air amorce un mouvement vers le haut en formant des cellules convectives. Les
nuages alors se forment et ils se forment parce que l'air qui monte se refroidit.
Plus l'air est froid et moins elle peut contenir de vapeur d'eau. Lorsque la vapeur
se condense c'est que l'énergie potentielle se libère (on appelle
cela chaleur latente). C'est donc dire que lorsque les nuages se forment l'énergie
potentielle qu'ils contenaient se libère. L'air poursuit sa montée
car il continue grâce à la chaleur latente à se maintenir
plus chaud que l'air ambiant qui lui est plus froid L'humidité et l'instabilité
de l'air jouent un rôle déterminant dans la formation des orages
et du temps instable de l'été Pour
qu'il y ait instabilité de l'air il doit y avoir de la chaleur
Dans la plupart des cas l'air monte parce qu'il est chauffé Relation
entre la pression et la quantité d'eau que l'air peut contenir
La quantité d'eau que peut contenir une particule dépend directement
de sa température et de sa pression. Par exemple à 1000 hPa à
25°C la quantité maximale de vapeur d'eau que la particule peut contenir
est de 20g/kg d'air alors qu'à 900hPa à 25°C cette quantité
passe à 23g/kg. Toutefois il ne faut pas oublier que si l'air monte il
se refroidit donc la capacité de l'air pour contenir de la vapeur d'eau
diminue : il y a rique alors de condensation (nuages) Plus la pression est
basse et plus l'air peut se charger d'humidité, il s'agit d'un mécanisme
important dans la formation des cyclones, ouragans ou typhons
La chaleur latente La chaleur latente est de l'énergie
qui est libérée lorsque la vapeur se condense Lorsque l'eau
se présente sous forme de vapeur, l'énergie qu'elle possède
est très élevée. Pour récuper cette énergie
il suffit de faire condenser la vapeur. L'énergie se trouve libérée
sous forme de chaleur latente |