| 1.
Zone de responsabilité |
La
zone Pacifique Sud (de 135° Est à 120°Ouest)
Sur
le bassin Pacifique Sud (de 135°E à 120°W) les
centres météorologiques de Brisbane
& Darwin (Australie) ainsi
que de Nandi (Fidji)
sont chargées de la surveillance
cyclonique et de l'émission des bulletins d'alerte cyclonique
Les centres
de Brisbane et de Darwin nomme les perturbations
qui sont repérées à l'ouest du méridien
160° Est et le centre
de Nandi celles repérées à l'Est
de ce même méridien
Les centres
de Port Moresby (Australie) et de Wellington
(Nouvelle Zélande) émettent
elles aussi des bulletins mais pour des zones bien distinctintes (voir carte)
Sur la carte ci-dessous est mentionnée la zone de responsabilité
maritime de Météo France pour laquelle sont établis des
Bulletins météorologiques spéciaux - BMS
Par contre lorsqu'une dépression tropicale ou un cyclone tropical pénètre
dans la zone d'avertissement (quadrilatère
délimité par les 13ème et 15ème parallèles sud d’une part, et les 158ème et 172ème
méridiens est d’autre part) des
Bulletins Météorologiques d'Avertissement - BMA sont émis
à destination des services de la sécurité civile
Pour
la classification des systèmes sont pris en compte les vitesses de vents
près du centre moyennées sur 10 minutes
Les rafales associées
peuvent dépasser de 50% ces valeurs :
- zone
perturbée : zones de basses
pressions sans véritable organisation
- perturbation
tropicale : zone dépressionnaire présentant une convection
renforcée et une circulation tourbillonaire dans laquelle les vents n'excèdent
pas 50 km/h (force 6 Beaufort)
- dépression
tropicale faible : système où la convection est organisée
et la circulation cyclonique caractérisée; les vents près
du centre sont compris entre 51 et 62 km/h
(grand frais, force
7 Beaufort) et la pression supérieure à 996 hPa - dépression
tropicale modérée
: système où les vents près du centre sont compris
entre 63 et 88 km/h (coup de vent, force 8 ou 9 Beaufort) et la pression
entre 986 et 995 hPa
- dépression
tropicale forte : système où les vents près du
centre sont compris entre 89 et 117 km/h (tempête ou forte tempête,
force 10 ou 11 Beaufort) et la pression entre 985 et 971 hPa
- cyclone
tropical : système où les vents près du centre
sont supérieurs à 118 km/h (ouragan, force 12 Beaufort)
et la pression inférieure à 971 hPa
| 3.
Etapes avant l'arrivée d'un cyclone |
En
effet, au vu des informations météorologiques, le Haut Commissaire sur
avis de Météo France peut décider de placer tout ou partie du territoire
en pré-alerte, alerte 1 ou alerte 2 :
-
PRE-ALERTE : le phénomène entre dans notre zone d'avertissement
Zone d'avertissement (ou zone de pré-alerte) : compte-tenu du
déplacement aléatoire des perturbations et du délai nécessaire à la mise en place
des différentes procédures d’alerte, il a paru indispensable de fixer une limite
dont le franchissement par la perturbation servira de seuil d’avertissement. Cette
zone est un quadrilatère délimité par les 13ème et 15ème
parallèles sud d’une part, et les 158ème et 172ème méridiens est d’autre part
(voir carte ci dessus). Dès qu'une dépression
pénètre dans cette zone, la Pré-alerte est déclenchée pour le Territoire.
Zone de responsabilité marine : Météo-France doit prendre connaissance,
traiter et éventuellement redistribuer toute information météorologique acquise
dans cette zone (voir carte ci-desus)
- ALERTE
1 : le phénomène est susceptible d'intéresser le territoire dans les
24 heures
- ALERTE 2 : le phénomène
est susceptible d'intéresser le territoire dans les 6 heures
Les
statistiques ci dessous sont issues des données de Météo
France Nouvelle Calédonie
D'autres statistiques ont été
établies à travers d'autres sources (BOM, JTWC,...) que vous pourrez
retrouvez en vous rendant sur les pages
historique
des cyclones dans le bassin Pacifique Sud et bassin
Hémisphère Sud
Sur le Pacifique
Sud, zone à l'est du 142°E
: sur 29 saisons de 1968
à 1997 :
- 266 phénomènes cycloniques soit
9,17 phénomène par an - 117 cyclones soit
4,03 cyclones par an - 66 dépressions tropicales fortes
soit 2,27 par an - 83 dépressions
tropicales modérées soit 2,86 par
an - une grandre variabilité du nombre de cyclone sur chaque
année | xxxxxxxxxxxxxxxxxxx | |
Dans la zone Nouvelle-Calédonie :
° depuis 25 ans
: -on a dénombré
84 dépressions tropicales soit une moyenne de 3,4
dépressions tropicales par an - 46,4% d'entre elles évoluent
jusqu'au stade maximal soit 1,5
cyclone
par an -
l'activité cyclonique peut cependant être très variable :
avec une seule dépression ayant atteint le stade de modérée
la saison 82/83 fut particulièrement calme en Nouvelle Calédonie
(mais désastreuse en Polynésie). A l'inverse 4 cyclones et une dépression
ont touché le territoire entre le 18 décembre 1988 et le 11 avril
1989 - 93% de ce phénomènes
ont lieu entre décembre et la mi-avril. Certaines dépressions
font cependant exception : JOTI s'est ainsi formé fin octobre 1982 tandis
qu'une dépression modérée s'est formé en juillet 1973
° sur
50 saisons de 1968 à 1997 nous
avons : - une variabilité du nombre de phénomènes cycloniques
moindre que sur le domaine pacifique sud-ouest - en moyenne on enregistre
5 phénomènes tropicaux par saison dont 1,8 cyclones,
1,3 dépression tropicale forte et 1,8 dépression tropicale modérée
- depuis 1968 un nombre de systèmes cycloniques
plus élevé que sur la période 1947-1967 (sur cette période, la moyenne
n’est que de 4,6 phénomènes par saison alors qu’elle est de 5,2 sur la période
1968-1997 dont 2,4 cyclones). Avant l’apparition des satellites météorologiques
certains phénomènes n’ont sans doute pas été répertoriés ou ont été sous évalués
par les prévisionnistes qui ne disposaient pas des moyens actuels. Les périodes
étant différentes, il est aussi difficile de comparer directement ces valeurs
à celles du domaine Pacifique Sud-Ouest | xxxxxxxxx | |
Comparaison
entre la zone Nouvelle-Calédonie et le Pacifique Sud
1.
Nombre de phénomènes tropicaux par saison entre les deux domaines géographiques
sur une période de 25 ans (de 1968 à 1997) - sur
266 phénomènes observés dans le Pacifique Sud pendant la période 1968-1997,
152 sont passés sur la zone Nouvelle-Calédonie soit 57%
- le pourcentage est encore plus grand quand il s’agit des cyclones
car 71 sur 117 sont passés dans notre zone (60,6%)
- on peut donc en conclure que l’archipel Calédonien se trouve au coeur
de l’activité cyclonique du bassin Pacifique Sud | xxxxxxxxx | |
2.
En ce qui concerne la distribution du nombre de phénomènes par saison
- dans la zone Nouvelle-Calédonie on a observé
11 saisons avec 5 phénomènes tropicaux sur les 29 saisons.
On constate que cette distribution est relativement stable sur cette zone puisque
l'on a observé 83% de saisons cycloniques avec de 4 à 7 phénomènes par saison.
La médiane est de 5 phénomènes par saison cyclonique alors que la moyenne est
de 5,2
- pour le Pacifique Sud, nous obtenons une moyenne
de 9,2 phénomènes par saison cyclonique et une médiane de 9,0. La valeur
maximale n'est que de 5 saisons avec 9 phénomènes cyclonique toujours pour 29
saisons. Il y a une plus grande dispersion que pour la zone Nouvelle-Calédonie
puisque pour obtenir 83% des cas, il faut faire la somme des valeurs comprises
entre 6 et 12 phénomènes par saison, ce qui sous-entend une répartition par saison
cyclonique très variable
3.
Répartition mensuelle des phénomènes cycloniques
-la saison cyclonique
s’articule autour du mois de février
qui est le pic d’activité avec en moyenne 2,4 phénomènes tropicaux sur le domaine
Pacifique Sud (27% des cas) -en outre, on peut considérer
que cette saison s’étale de décembre à avril car 90% des épisodes cycloniques
sont répertoriés pendant cette période. Plus des 2/3 de ces phénomènes se produisent
pendant le premier trimestre de l'année qui est donc la période de danger maximum
| xxxxxxxxx | |
4.
Début et fin de saison cyclonique
:
Les valeurs extrêmes
pour le domaine Pacifique Sud sont :
- début
de saison le plus précoce, le 19 octobre en 1972, le plus tardif 29 janvier en
1986
- fin de saison la plus précoce 21 mars en 1971, la plus tardive 10 juillet
en 1973
Les valeurs extrêmes pour le domaine
Nouvelle-Calédonie sont :
- début de saison le plus précoce 31
octobre en 1982, le plus tardif 07 mai en 1991
- fin de saison la plus précoce
26 février en 1984, la plus tardive 10 juillet en 1973
5.
Durée de la saison cyclonique :
- 50% des débuts de saison sont répertoriés entre le
27 novembre et le 10 janvier (zone Nouvelle-Calédonie) ou entre le 13 novembre
et le 25 décembre (Pacifique Sud)
- la date de début de saison
la plus probable (50%) est le 21 décembre pour la zone Nouvelle-Calédonie
et le 8 décembre pour la zone Pacifique Sud
- 75% des saisons débutent
avant le 10 janvier (zone Nouvelle-Calédonie) ou le 25 décembre (Pacifique
Sud), et 75 % débutent après le 27 novembre (zone Nouvelle-Calédonie)
ou le 13 novembre (Pacifique Sud)
-mais il ne faut pas oublier les
25 % qui commencent avant le 27 novembre (zone Nouvelle-Calédonie) ou le
13 novembre (Pacifique Sud)
- 50% des fins de saison sont répertoriées
entre le 19 mars et le 22 avril (zone Nouvelle-Calédonie) ou entre le 9
avril et le 12 mai (Pacifique Sud)
- la date de fin de saison la plus
probable (50%) est le 03 avril pour la zone Nouvelle-Calédonie et le 22
avril pour la zone Pacifique Sud
-
75% des saisons finissent avant le 22 avril (zone Nouvelle-Calédonie) ou
le 12 mai (Pacifique Sud), et 75% finissent après le 19 mars (zone Nouvelle-Calédonie)
ou le 9 avril (Pacifique Sud)
- il ne faut pas oublier les 25% qui
se terminent après le 22 avril (zone Nouvelle-Calédonie) ou le 12 mai (Pacifique
Sud)
- 50% des saisons durent de 78 jours à 137 jours (zone Nouvelle-Calédonie)
ou entre 108 jours et 167 jours (Pacifique Sud)
- la saison la plus longue a été de 226 jours en 1972/1973 pour la zone Nouvelle-Calédonie
et de 264 jours, la même saison, pour la zone Pacifique Sud
- la plus
courte a été de 5 jours en 1990/1991 (zone Nouvelle-Calédonie) avec un
seul phénomène et de 71 jours en 1980/1981 (Pacifique Sud)
- la durée
la plus probable d’une saison est de 100 jours pour la zone Nouvelle-Calédonie
et de 136 jours pour la zone Pacifique Sud
Ce qu’il faut
retenir :
- Dans le Pacifique Sud (période
1968/1997), on enregistre en moyenne 9,2 phénomènes
tropicaux par saison dont 4,0 cyclones. On y observe aussi une importante
variabilité inter-annuelle
Le foyer principal d’activité
cyclonique se trouve à l’ouest de la longitude 180°. Deux noyaux
de concentration maximale se trouvent au Nord des Chesterfield et entre la Nouvelle-Calédonie
et le Vanuatu
- Dans la zone Nouvelle-Calédonie
(période 1968/1997), on observe en moyenne
5,2 phénomènes tropicaux dont 2,4 cyclones. Ce nombre est assez stable
d'une saison à l'autre contrairement à ce qui se passe sur l'ensemble du Pacifique
Sud
Notons que ces chiffres sont légèrement plus faibles sur la période 1947/1997,
mais que cela s'explique par l'apparition des satellites météorologiques qui ont
permis une meilleure détection.
Les 2/3 des phénomènes tropicaux sont observés
pendant le premier trimestre de l'année (avec un maximum en février) et 90% le
sont pendant la période de décembre à avril
Les phénomènes tropicaux subissent
une évolution dans leur déplacement nord-sud. Ils atteignent leur maximum d'intensité
entre les latitudes 18°S et 20°S pour ensuite s'affaiblir dans leur déplacement
vers le Sud-Est qui est la direction de déplacement privilégiée au sud de la latitude
20°S dans la zone Nouvelle-Calédonie
L'ensemble des chiffres et des cartes permettent d'affirmer
que l’archipel Néo-Calédonien est situé au coeur de l’activité cyclonique du bassin
Pacifique Sud :
Avec une fréquence de 75%, pour la zone
Nouvelle-Calédonie, la saison cyclonique débute après le 27 novembre se
termine avant le 22 avril soit 146 jours entre ces deux dates (même si 75% des
saisons durent moins de 137 jours).
De la même façon (avec une fréquence de
75%) dans le Pacifique Sud la saison cyclonique débute
après le 13 novembre se termine avant le 12 mai soit 180 jours entre ces deux
dates (même si 75% des saisons durent moins de 167 jours)
La durée la
plus probable d’une saison est de 100 jours pour la zone Nouvelle-Calédonie et
de 136 jours pour la zone Pacifique Sud
Durant un épisode El nino
les statistiques en matière de nombre de cyclones changent
| Nombre
moyen de cyclones hors phénomène El nino |
Nombre
moyen de cyclones durant une phase ENSO (El Nino) |
 |  |
Plus
de 97% des dépressions tropicales se forment entre le 5ème et le
20ème dégrés de latitude sud. Certaines peuvent exceptionnellement
naître sous des latitudes plus élevées à l'écart
de la ZCIT (pour exemple ABIGAIL en janvier 1982 à 25° de latitude
sud)
Concernant
leur zone d'intensité maximale : la zone
où les phénomènes tropicaux atteignent leur maximum d’intensité est comprise
entre 18° et 20° de latitude Sud. Entre 14° et 24° de latitude Sud, 81% des
phénomènes tropicaux sont à leur maximum d’intensité, celle-ci décroît ensuite
dans leur déplacement vers le sud
Concernant
la répartition géographique d'apparition des phénomènes tropicaux dans le Pacifique
Sud-Ouest : à l’évidence le foyer
principal se trouve à l’ouest de la longitude 180°. Deux noyaux de concentration
maximale se trouvent au nord des Chesterfield et entre la Nouvelle-Calédonie
et le Vanuatu. Ainsi l’archipel Néo-Calédonien est situé au coeur de l’activité
cyclonique du bassin Pacifique Sud
 | xxxx | Déplacement
des phénomènes tropicaux dans la zone Nouvelle-Calédonie (1947-1997):
- Dans 37% des cas les trajectoires adoptent une direction sud-est - Les
secteurs nord-ouest, nord et nord-est ne représentent que 5% des cas confirmant
que les phénomènes tropicaux, lorsqu'ils sont dans cette zone, ne remontent que
très rarement vers l'équateur - Les dépressions qui arrivent par le nord
du Vanuatu ont tendance à avoir une trajectoire incurvée (sud-ouest puis sud-est),
alors que celles qui arrivent du nord-ouest ont plutôt une trajectoire assez rectiligne
- Certaines dépressions adoptent une trajectoire sud-ouest pour contourner la
Nouvelle-Calédonie par le sud. L'exemple le plus récent est le cyclone Yali en
mars 1998 |
Consulter
les pages encyclopédie des trajectoires
ou historique des cyclones en Calédonie
pour de plus amples informations sur les trajectoires des cyclones ces dernières
années