CyclneXtrème
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CycloneXtrème - Météo des cyclones, ouragans, typhons, tempêtes & dépressions tropicales sur le globe

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Cyclone Pacifique Sud : Calédonie - Polynésie
Généralités sur les cyclones dans le Pacifique Sud


La zone Pacifique Sud (comprenant la Nouvelle Calédonie et la Polynésie Française)
qui a été délimité par l'Organisation Météorologique Mondiale est régulièrement frappée

durant la période cyclonique (du 1er novembre jusqu'au 30 avril)
par différents systèmes dépressionnaires, nommés et déterminés selon la force de leur vent,
et dont les trajectoires ont obligés les autorités à prendre des mesures afin d'éviter au maximum les dégats

1. Zone de responsabilité


La zone Pacifique Sud (de 135° Est à 120°Ouest)


Sur le bassin Pacifique Sud (de 135°E à 120°W) les centres météorologiques de Brisbane & Darwin (Australie) ainsi que de Nandi (Fidji)
sont chargées de la surveillance cyclonique et de l'émission des bulletins d'alerte cyclonique
Les centres de Brisbane et de Darwin nomme les perturbations qui sont repérées à l'ouest du méridien 160° Est et le centre de Nandi celles repérées à l'Est de ce même méridien
Les centres de Port Moresby (Australie) et de Wellington (Nouvelle Zélande) émettent elles aussi des bulletins mais pour des zones bien distinctintes (voir carte)



Sur la carte ci-dessous est mentionnée la zone de responsabilité maritime de Météo France Calédonie pour laquelle sont établis des Bulletins météorologiques spéciaux - BMS
Par contre lorsqu'une dépression tropicale ou un cyclone tropical pénètre dans la zone d'avertissement
(quadrilatère délimité par les 13ème et 15ème parallèles sud d’une part, et les 158ème et 172ème méridiens est d’autre part) des Bulletins Météorologiques d'Avertissement - BMA sont émis à destination des services de la sécurité civile



Sur la carte ci-dessous sont mentionnées les zones maritimes que Météo-France Polynésie surveille
Ce Service d'État a pour mission d'alerter dans les meilleurs délais les Autorités (Protection Civile) en charge de la sécurité des personnes et des biens dès qu'un phénomène est susceptible de menacer
une île du territoire


2. Terminologie utilisée


La période la plus propice aux systèmes cycloniques dans le bassin Pacifique Sud se situe durant la période de début novembre à fin avril,
mais des systèmes peuvent se former avant ou après cette date

La saison cyclonique sur le site CycloneXtrème commencera le 1er novembre et se terminera le 30 avril de l'année suivante,
dates fournies par l'OMM qui correspondent à la période annuelle la plus propice aux systèmes cycloniques soit 6 mois
Pour information toujours selon l'OMM l'année cyclonique pour cette région (comme celle de l'Océan Indien Sud-Est) débute le 1er juillet pour se terminer le 30 juin de l'année suivante

Pour la classification des systèmes sont pris en compte les vitesses de vents près du centre moyennées sur 10 minutes. Les rafales associées peuvent dépasser de 50% ces valeurs

Voici la classification utilisée par Météo France Calédonie et Météo France Polynésie
:

  • zone perturbée : zones de basses pressions sans véritable organisation
  • perturbation tropicale : zone dépressionnaire présentant une convection renforcée et une circulation tourbillonaire dans laquelle les vents n'excèdent pas 50 km/h (force 6 Beaufort)
  • dépression tropicale faible : système où la convection est organisée et la circulation cyclonique caractérisée; les vents près du centre sont compris entre 51 et 62 km/h
    (grand frais, force 7 Beaufort) et la pression supérieure à 996 hPa
  • dépression tropicale modérée : système où les vents près du centre sont compris entre 63 et 88 km/h (coup de vent, force 8 ou 9 Beaufort) et la pression entre 986 et 995 hPa
  • dépression tropicale forte : système où les vents près du centre sont compris entre 89 et 117 km/h (tempête ou forte tempête, force 10 ou 11 Beaufort) et la pression entre 985 et 971 hPa
  • cyclone tropical : système où les vents près du centre sont supérieurs à 118 km/h (ouragan, force 12 Beaufort) et la pression inférieure à 971 hPa
Dénomination du sytème
Force du vent moyen en km/h
Pression en hectopascal (hPa)
Dépression tropicale faible
< 61
>997
Dépression tropicale modérée
62 à 87
986 à 996
Dépression tropicale forte
88 à 117
972 à 985
Cyclone tropical
> 117
< 970




3. Etapes avant l'arrivée d'un cyclone


Dans la réalité et avec l'accord tacite du Centre de Nandi (Fidji) qui est l
'un des 5 centres météos spécialisés régionaux (CRMS) et qui officie pour pour le Pacifique Sud,
c'est Météo France Calédonie ou Polynésie qui suit l'évolution du phénomène évoluant autour du territoire et assume la responsabilité d'alerter les Autorités
en cas de menace susceptible d'affecter une île du territoire

our la Nouvelle Calédonie :

En effet, au vu des informations météorologiques, le Haut Commissaire sur avis de Météo France peut décider de placer tout ou partie du territoire en pré-alerte, alerte 1 ou alerte 2 :

- PRE-ALERTE : le phénomène entre dans notre zone d'avertissement
Zone d'avertissement (ou zone de pré-alerte) : compte-tenu du déplacement aléatoire des perturbations et du délai nécessaire à la mise en place des différentes procédures d’alerte, il a paru indispensable de fixer une limite dont le franchissement par la perturbation servira de seuil d’avertissement. Cette zone est un quadrilatère délimité par les 13ème et 15ème parallèles sud d’une part, et les 158ème et 172ème méridiens est d’autre part (voir carte ci dessus). Dès qu'une dépression pénètre dans cette zone, la Pré-alerte est déclenchée pour le Territoire.
Zone de responsabilité marine : Météo-France doit prendre connaissance, traiter et éventuellement redistribuer toute information météorologique acquise dans cette zone (voir carte ci-dessus)
- ALERTE 1 : le phénomène est susceptible d'intéresser le territoire dans les 24 heures
- ALERTE 2
: le phénomène est susceptible d'intéresser le territoire dans les 6 heures

Pour la Polynésie française :

Lorsqu'un cyclone ou une dépression tropicale risque d'intéresser la Polynésie française, Météo France, qui est de toute façon en état de veille permanente, émet un bulletin spécial à l'attention des autorités de l'Etat. Celles-ci décident alors du niveau d'alerte pour la population et des mesures à prendre en terme de protection civile.
L'alerte cyclonique décrétée par le Haut-Commissariat compte cinq niveaux qui correspondent respectivement à :

- Situation de veille (situation normale)
- Phase 1 : mise en garde : il n'y a aucune menace avant 48 heures
- Phase 2 : pré alerte : le phénomène tropical peut concerner l'île entre 48 heures et 18 heures
- Phase 3 : alerte : il y a une forte probabilité pour qu'une île soit touchée dans moins de 18 heures par une tempête ou un cyclone
- Phase 4 : fin d'alerte

Dès lors qu'un niveau de risque est décidé sur un archipel de la Polynésie française, les différents services de l'Etat,si que les mairies et les subdivisions administratives territoriales, entrent dans une gestion de crise cyclonique. Cette situation dure jusqu'à ce que Météo France informe le PC de crise que tout danger est écarté, et qu'un communiqué diffusé par les médias annoncent la fin d'alerte


Pour de plus amples informations sur les consignes cycloniques



4. Statistiques


D'autres statistiques ont été établies à travers d'autres sources (BOM, JTWC,...) que vous pourrez retrouvez en vous rendant
sur les pages historique des cyclones dans le bassin Pacifique Sud et bassin Hémisphère Sud


Les statistiques ci dessous sont issues des données de Météo France Nouvelle Calédonie

Sur le Pacifique Sud, zone à l'est du 142°E


Sur 29 saisons de 1968 à 1997
:


- 266 phénomènes cycloniques soit 9,17 phénomène par an

- 117 cyclones soit 4,03 cyclones par an

- 66 dépressions tropicales fortes soit 2,27 par an

- 83 dépressions tropicales modérées soit 2,86 par an

- une grandre variabilité du nombre de cyclone sur chaque année

 

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Dans la zone Nouvelle-Calédonie

Depuis 25 ans :
-on a dénombré 84 dépressions tropicales soit une moyenne de
3,4 dépressions tropicales par an

- 46,4% d'entre elles évoluent jusqu'au stade maximal soit 1,5 cyclone par an
- l'activité cyclonique peut cependant être très variable : avec une seule dépression ayant atteint le stade de modérée la saison 82/83 fut particulièrement calme en Nouvelle Calédonie (mais désastreuse en Polynésie). A l'inverse 4 cyclones et une dépression ont touché le territoire entre le 18 décembre 1988 et le 11 avril 1989
- 93% de ce phénomènes ont lieu entre décembre et la mi-avril. Certaines dépressions font cependant exception : JOTI s'est ainsi formé fin octobre 1982 tandis qu'une dépression modérée s'est formé en juillet 1973

Sur 50 saisons de 1968 à 1997 nous avons :
- une variabilité du nombre de phénomènes cycloniques moindre que sur le domaine pacifique sud-ouest
- en moyenne on enregistre 5 phénomènes tropicaux par saison dont 1,8 cyclones,
1,3 dépression tropicale forte et 1,8 dépression tropicale modérée

- depuis 1968 un nombre de systèmes cycloniques plus élevé que sur la période 1947-1967 (sur cette période, la moyenne n’est que de 4,6 phénomènes par saison alors qu’elle est de 5,2 sur la période 1968-1997 dont 2,4 cyclones). Avant l’apparition des satellites météorologiques certains phénomènes n’ont sans doute pas été répertoriés ou ont été sous évalués par les prévisionnistes qui ne disposaient pas des moyens actuels. Les périodes étant différentes, il est aussi difficile de comparer directement ces valeurs à celles du domaine Pacifique Sud-Ouest
 

 


Comparaison entre la zone Nouvelle-Calédonie et le Pacifique Sud

Nombre de phénomènes tropicaux par saison entre les deux domaines géographiques
sur une période de 25 ans (de 1968 à 1997)


- sur 266 phénomènes observés dans le Pacifique Sud pendant la période
1968-1997, 152 sont passés sur la zone Nouvelle-Calédonie soit 57%
- le pourcentage est encore plus grand quand il s’agit des cyclones car 71 sur 117 sont passés dans notre zone (60,6%)
- on peut donc en conclure que l’archipel Calédonien se trouve au coeur de l’activité cyclonique du bassin Pacifique Sud

En ce qui concerne la distribution du nombre de phénomènes par saison

- dans la zone Nouvelle-Calédonie on a observé 11 saisons avec 5 phénomènes tropicaux sur les 29 saisons. On constate que cette distribution est relativement stable sur cette zone puisque l'on a observé 83% de saisons cycloniques avec de 4 à 7 phénomènes par saison. La médiane est de 5 phénomènes par saison cyclonique alors que la moyenne est de 5,2

- pour le Pacifique Sud, nous obtenons une moyenne de 9,2 phénomènes par saison cyclonique et une médiane de 9,0. La valeur maximale n'est que de 5 saisons avec 9 phénomènes cyclonique toujours pour 29 saisons. Il y a une plus grande dispersion que pour la zone Nouvelle-Calédonie puisque pour obtenir 83% des cas, il faut faire la somme des valeurs comprises entre 6 et 12 phénomènes par saison, ce qui sous-entend une répartition par saison cyclonique très variable

 

Répartition mensuelle des phénomènes cycloniques

-la saison cyclonique s’articule autour du mois de février qui est le pic d’activité avec en moyenne 2,4 phénomènes tropicaux sur le domaine Pacifique Sud (27% des cas)

-en outre, on peut considérer que cette saison s’étale de décembre à avril car 90% des épisodes cycloniques sont répertoriés pendant cette période. Plus des 2/3 de ces phénomènes se produisent pendant le premier trimestre de l'année qui est donc la période de danger maximum

Début et fin de saison cyclonique :

Les valeurs extrêmes pour le domaine Pacifique Sud sont :
- début de saison le plus précoce, le 19 octobre en 1972, le plus tardif 29 janvier en 1986
- fin de saison la plus précoce 21 mars en 1971, la plus tardive 10 juillet en 1973

Les valeurs extrêmes pour le domaine Nouvelle-Calédonie sont
:
- début de saison le plus précoce 31 octobre en 1982, le plus tardif 07 mai en 1991
- fin de saison la plus précoce 26 février en 1984, la plus tardive 10 juillet en 1973

 
Durée de la saison cyclonique :

- 50% des débuts de saison sont répertoriés entre le 27 novembre et le 10 janvier (zone Nouvelle-Calédonie) ou entre le 13 novembre et le 25 décembre (Pacifique Sud)

- la date de début de saison la plus probable (50%) est le 21 décembre pour la zone Nouvelle-Calédonie et le 8 décembre pour la zone Pacifique Sud
- 75% des saisons débutent avant le 10 janvier (zone Nouvelle-Calédonie) ou le 25 décembre (Pacifique Sud), et 75 % débutent après le 27 novembre (zone Nouvelle-Calédonie) ou le 13 novembre (Pacifique Sud)
-mais il ne faut pas oublier les 25 % qui commencent avant le 27 novembre (zone Nouvelle-Calédonie) ou le 13 novembre (Pacifique Sud)
- 50% des fins de saison sont répertoriées entre le 19 mars et le 22 avril (zone Nouvelle-Calédonie) ou entre le 9 avril et le 12 mai (Pacifique Sud)
- la date de fin de saison la plus probable (50%) est le 03 avril pour la zone Nouvelle-Calédonie et le 22 avril pour la zone Pacifique Sud
- 75% des saisons finissent avant le 22 avril (zone Nouvelle-Calédonie) ou le 12 mai (Pacifique Sud), et 75% finissent après le 19 mars (zone Nouvelle-Calédonie) ou le 9 avril (Pacifique Sud)
- il ne faut pas oublier les 25% qui se terminent après le 22 avril (zone Nouvelle-Calédonie) ou le 12 mai (Pacifique Sud)
- 50% des saisons durent de 78 jours à 137 jours (zone Nouvelle-Calédonie) ou entre 108 jours et 167 jours (Pacifique Sud)
- la saison la plus longue a été de 226 jours en 1972/1973 pour la zone Nouvelle-Calédonie et de 264 jours, la même saison, pour la zone Pacifique Sud
- la plus courte a été de 5 jours en 1990/1991 (zone Nouvelle-Calédonie) avec un seul phénomène et de 71 jours en 1980/1981 (Pacifique Sud)
- la durée la plus probable d’une saison est de 100 jours pour la zone Nouvelle-Calédonie et de 136 jours pour la zone Pacifique Sud


Ce qu’il faut retenir
:

- Dans le Pacifique Sud (période 1968/1997), on enregistre en moyenne 9,2 phénomènes tropicaux par saison dont 4,0 cyclones
On y observe aussi une importante variabilité inter-annuelle
Le foyer principal d’activité cyclonique se trouve à l’ouest de la longitude 180°
Deux noyaux de concentration maximale se trouvent au Nord des Chesterfield et entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu

- Dans la zone Nouvelle-Calédonie (période 1968/1997)
, on observe en moyenne 5,2 phénomènes tropicaux dont 2,4 cyclones
Ce nombre est assez stable d'une saison à l'autre contrairement à ce qui se passe sur l'ensemble du Pacifique Sud

Notons que ces chiffres sont légèrement plus faibles sur la période 1947/1997, mais que cela s'explique par l'apparition des satellites météorologiques qui ont permis une meilleure détection
Les 2/3 des phénomènes tropicaux sont observés pendant le premier trimestre de l'année (avec un maximum en février) et 90% le sont pendant la période de décembre à avril
Les phénomènes tropicaux subissent une évolution dans leur déplacement nord-sud. Ils atteignent leur maximum d'intensité entre les latitudes 18°S et 20°S pour ensuite s'affaiblir dans leur déplacement
vers le Sud-Est qui est la direction de déplacement privilégiée au sud de la latitude 20°S dans la zone Nouvelle-Calédonie


L'ensemble des chiffres et des cartes permettent d'affirmer que l’archipel Néo-Calédonien est situé au coeur de l’activité cyclonique du bassin Pacifique Sud
Avec une fréquence de 75%, pour la zone Nouvelle-Calédonie, la saison cyclonique débute après le 27 novembre se termine avant le 22 avril soit 146 jours entre ces deux dates
(même si 75% des saisons durent moins de 137 jours).
De la même façon (avec une fréquence de 75%) dans le Pacifique Sud la saison cyclonique débute après le 13 novembre se termine avant le 12 mai soit 180 jours entre ces deux dates
(même si 75% des saisons durent moins de 167 jours)
La durée la plus probable d’une saison est de 100 jours pour la zone Nouvelle-Calédonie et de 136 jours pour la zone Pacifique Sud



Durant un épisode El nino les statistiques en matière de cyclones changent

Nombre moyen de cyclones hors phénomène El nino
Nombre moyen de cyclones durant une phase ENSO (El Nino)



5. Zones de formation & Trajectoires

Plus de 97% des dépressions tropicales se forment entre le 5ème et le 20ème dégrés de latitude sud
Certaines peuvent exceptionnellement naître sous des latitudes plus élevées à l'écart de la ZCIT (pour exemple ABIGAIL en janvier 1982 à 25° de latitude sud)

Concernant leur zone d'intensité maximale : la zone où les phénomènes tropicaux atteignent leur maximum d’intensité est comprise entre 18° et 20° de latitude Sud
Entre 14° et 24° de latitude Sud, 81% des phénomènes tropicaux sont à leur maximum d’intensité, celle-ci décroît ensuite dans leur déplacement vers le sud

Concernant la répartition géographique d'apparition des phénomènes tropicaux dans le Pacifique Sud-Ouest : à l’évidence le foyer principal se trouve à l’ouest de la longitude 180°
Deux noyaux de concentration maximale
se trouvent au nord des Chesterfield et entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu

 

En Nouvelle Calédonie

L'archipel Néo-Calédonien est situé au coeur de l’activité cyclonique du bassin Pacifique Sud

Déplacement des phénomènes tropicaux dans la zone Nouvelle-Calédonie (1947-1997) :

- Dans 37% des cas les trajectoires adoptent une direction sud-est

- Les secteurs nord-ouest, nord et nord-est ne représentent que 5% des cas confirmant que les phénomènes tropicaux, lorsqu'ils sont dans cette zone, ne remontent que très rarement vers l'équateur

- Les dépressions qui arrivent par le nord du Vanuatu ont tendance à avoir une trajectoire incurvée (sud-ouest puis sud-est), alors que celles qui arrivent du nord-ouest ont plutôt une trajectoire assez rectiligne

- Certaines dépressions adoptent une trajectoire sud-ouest pour contourner la Nouvelle-Calédonie par le sud L'exemple le plus récent est le cyclone Yali en mars 1998


En Polynésie française

la Zone de Convergence du Pacifique Sud (ZCPS) constitue la région privilégiée de formation des cyclones qui affectent épisodiquement le territoire
Généralement donc les perturbations tropicales tourbillonnaires viennent du secteur ouest et plus précisément du nord-ouest après avoir affecté l'archipel des Iles Cook

En situation normale
: le plus souvent, la perturbation se forme dans les parages des Iles Tonga ou des Samoa
Sa trajectoire initiale est alors fonction de la latitude de la zone de formation :
- plus la latitude de formation est proche de l'équateur, plus la trajectoire est erratique et lente et plus le phénomène a la possibilité d'accroître sa vigueur en évoluant au-dessus d'eaux chaudes lui apportant toute l'énergie dont il a besoin
- si cette latitude est basse (8° Sud à 10° Sud), elle se déplace globalement vers l'ouest puis le sud-ouest avant d'adopter une trajectoire vers le sud et le sud-est
- si la perturbation se forme en deçà du 11° Sud ou 12° Sud, elle prend alors immédiatement une trajectoire orientée vers le sud-est ou l'est-sud-est
Le plus souvent, lorsqu'elle parvient à proximité de la Polynésie française sa vitesse atteint ou dépasse déjà 25 à 30 km/h. Très souvent elle atteint son stade de maturité entre les parallèles 15° Sud et 18°Sud.
Après avoir dépassé le parallèle 20° Sud elle accélère, pouvant atteindre 35 voire 40 km/h
Parvenue à proximité du tropique du Capricorne (23,5°sud), le système rencontre des eaux de plus en plus fraîches et de l'air plus froid s'introduisant au cœur de la perturbation.
Elle perd alors ses caractéristiques tropicales et vient progressivement s'insérer dans la circulation d'ouest des moyennes puis des hautes latitudes. Le plus souvent, en raison de l'accroissement de la vitesse, la trajectoire vers le sud-est est plus ou moins rectiligne jusqu'à ce qu'elle atteigne les latitudes moyennes. Mais il peut aussi arriver, en raison d'une configuration particulière de la circulation générale (blocage),
que le phénomène ralentit au point de stagner un certain temps, voire d'accomplir une boucle ! ( ce fut le cas du cyclone Ima en février 1986 dans les parages sud-est immédiats de Tahiti)



En situation El Niño :
il arrive parfois, notamment durant les épisodes El Niño, que la zone de formation se déplace quelque peu vers le nord-est suivant en cela la ZCPS
Les perturbations prennent alors naissance dans les parages des Iles Cook du Nord (Penrhyn), voire sur le nord de la Polynésie dans les cas d'épisodes El Niño majeurs
Elles constituent alors un danger bien plus proche et imminent que celles qui se développent en situation normale parce que d'une part elles sont plus vigoureuses, et d'autre part on ne dispose souvent que
de peu de temps pour lancer les procédures d'alerte
Les trajectoires de ce type de perturbation sont (au moins dans leur phase initiale) relativement capricieuses, globalement orientées vers l'ouest ou le sud-ouest.
Leur vitesse de déplacement est très lente voire nulle et leur suivi demeure très aléatoire et imprécis. Cela favorise généralement leur intensification, les perturbations évoluant parmi les eaux les plus chaudes Progressivement la trajectoire du phénomène s'infléchit au sud puis au sud-est et sa vitesse augmente alors, passant de quelques km/h à plus de 15 ou 20 km/h.
Elles peuvent alors accomplir des boucles (voire des rebroussements comme le cyclone Reva en mars 1983 sur le nord immédiat de la Société) avant d'adopter une trajectoire plus ou moins rectiligne
et une vitesse plus grande les menant vers les moyennes latitudes où elles perdent leurs caractéristiques tropicales


Pour de plus amples informations sur les trajectoires des systèmes cycloniques ces dernières années
consulter les pages encyclopédie des trajectoires ou historique des cyclones dans le Pacifique Sud